PONTOISE  (Val-d'Oise)
Arrondissement et canton de Pontoise.
Région : Île-de-France
 Population : 30.690 Pontoisiens en 2016.

 

D'une superficie de 715 hectares, et d'une altitude de 22 à 87 mètres,

la ville est traversée par les rivières l'Oise et la Viosne.

Elle est la capitale historique du Vexin Français.

 

Vues aériennes avant 1970.

 

"Brivisara", en celte le pont sur l'Oise, était la première station sur la chaussée Jules César qui reliait Lutèce (Paris) à Rotomagus (Rouen). L'essor et le nom même de la ville sont liés à ce passage sur l'Oise qui permettait de contourner les boucles de la Seine.

 

 

Cathédrale Saint Maclou
 

 

La construction de cet édifice, s'est échelonnée du XII° au XVI° siècles.

La première église fut construite de 1140 à 1160, c'est-à-dire après Saint Denis,

sur l'emplacement d'une petite chapelle dédiée à Saint Eustache.

Elle est devenue cathédrale en 1966, avec la création de l'évêché de Pontoise.

 

En 1435, l'église est agrandie : la façade est remplacée par un triple portail flamboyant et flanquée,

à gauche, d'une tour de 45 m, coiffée d'un dôme octogonal surmonté d'un lanternon.

 

De la première église subsistent les contreforts Nord de la nef, le choeur et les absidioles,

ainsi que le déambulatoire .

La grande rose a été refaite au XIX° siècle et l'originale se trouve dans le jardin du Musée de Pontoise.

 

L'escalier monumental menant à la cathédrale, construit en 1869, est surmonté de la statue

du Général Victoire-Emmanuel Leclerc, époux de Pauline Bonaparte, né à Pontoise en 1772.

 

A la première travée de la nef, tribune d'orgues de 1716 en bois sculpté.

 

La nef de sept travées a des piles rondes sans chapiteaux, décorées de pilastres sur la face intérieure (sauf la première pile à gauche qui est du XV° siècle). Au-dessus des arcades, pas de triforium, mais seulement des fenêtres très basses à meneaux arrondis.

 

La nef appartient à la dernière époque de l'art gothique, déjà influencée par la Renaissance

qui s'affirme tout à fait dans les bas-côtés et dans les chapelles.

Au-dessous de la tribune d'orgues, à droite, deux pierres tombales gravées du XVI° siècle.

 

Le grand orgue est à l'origine une œuvre du facteur parisien Julien Tribuot construit de 1715 à 1720 dans un buffet sculpté par le maître menuisier parisien Michel Pellet en 1716. Après divers travaux l'orgue est reconstruit en 1877 par Aristide Cavaillé-Coll à la suite d'un orage qui avait détruit la rosace en 1875, ce qui ne lui a permis de conserver que le buffet. Modifié par Charles Reimburg en 1912, puis agrandi selon les idées néoclassiques naissantes par Victor Gonzalez en 1931.

 

La chaire à prêcher en bois taillé de 1653,

dont les panneaux de la cuve ont partiellement été bûchés sous la Révolution.

 

Dalle funéraire de Pierre de Moulins, mort en 1463, et de Martine de la Taille, sa femme, morte en 1465.

 

Les épaisses colonnes qui séparent la nef des bas-côtés datent des travaux de restauration

et de consolidation du XVI° siècle.

 

Les chapiteaux sont italianisants sur les piliers du double collatéral nord édifié au XVI° siècle après destruction du collatéral médiéval. On y trouve des sculptures allégoriques à base de têtes d'hommes, d'animaux fabuleux, grotesques, béliers ailés, chimères, putti porteurs de guirlandes, etc. C'est la marque de la première Renaissance.

 

Chapelle Saint Antoine de Padoue - Chapelle Saint Louis, datée 1570.

 

 

 

Autel de la Vierge dans la chapelle de la Vierge, en pierre du XIV° siècle.

Chapelle du Saint Sacrement.

 

Le déambulatoire est voûté d'ogives primitives avec des chapiteaux romans décorés de feuillages ou d'entrelacs.

 

Chapelle Notre-Dame de Lourdes.

 

Chapelle Sainte Thérèse, avec deux toiles du XVII° siècle.

 

Les chapelles ont été construites au XVI° siècle.
Elles présentent non seulement de très beaux vitraux, mais aussi un nombre important de tableaux

qui viennent des nombreux établissements religieux installés à Pontoise.

 

La chapelle du Souvenir, et vitrail consacré à l'histoire de Saint Fiacre, restauré en 1887.

 

Chapelle Saint Eustache, avec son vitrail du milieu du XVI° siècle,

histoire biblique de Suzanne, restauré par Oudinot en 1887.

 

Le bas-côté droit est décoré de pilastres sculptés et bordé de chapelles irrégulières

qui vont en s'élargissant vers le transept.

 

Chapelle des fonts baptismaux. Clôture en bois sculpté du XVII° siècle,

représentant différentes scènes de la vie de Sainte Barbe.

 

La clôture des fonts baptismaux du XVII° siècle en bois taillé, formée de panneaux pleins sculptés et d'une balustrade surmontée de panneaux ajourés. Au centre, l'on trouve une porte en plein cintre. Les ornements sont des rinceaux de feuilles d'acanthe, des volutes, des fleurons et des médaillons.

 

La clôture du chœur du XVII° siècle en bois taillé, avec les petites tribunes autour des piliers,

sculptées de rinceaux, de trophées, de guirlandes, de volutes d'acanthes et de médaillons.

La clôture se compose d'une alternance de bas-reliefs d'ornements décoratifs ou de personnages,

et de colonnades formées par des balustres composites.

 

 

Dans la chapelle de la Passion, une mise au tombeau attribuée au sculpteur Nicolas Leprince,

ainsi que des vitraux datant du XVI° siècle au XIX° siècle.

Plaque funéraire de Nicolas Lefebvre et de Marie Bourbon, sa femme.

 

Vue du chœur et des premières travées de la nef. Le retable baroque est du XVII° siècle.

A l'entrée de la croisée du transept, deux tribunes en bois du XVII° siècle montées sur des colonnes dorées,

décorées de feuillages, entourent les gros piliers et forment jubé.

Une châsse à reliques en bois taillé et doré, surmontée par une statuette d'un évêque avec sa crosse

et datant de 1758. C'est l'une de quatre châsses placées autour du sanctuaire, sur la clôture du chœur.

 

Les stalles du chœur sont du XVII° siècle.

L'ancien banc d'œuvre en bois taillé du XVI° siècle, dont seul les quinze panneaux du dossier subsistent,

séparés par des colonnettes décorées. Ils ont été réemployés comme lambris.

 

Le maître-autel du XVII° siècle, comportant le tabernacle, le retable avec les statues de saint Maclou

et saint Mellon, deux tableaux peints en huile sur toile d'après Jean Jouvenet, ainsi que l'antependium.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Dépliant "Laissez-vous conter Pontoise" de 12 pages

Ville d'Art et d'Histoire, O.T. Pontoise

Dictionnaire des églises de France" "Île-de-France"

volume IVd, Editions Robert Laffont, 1968

"Pontoise", de Dulaure, Fournier & De Labedollière

Editions du Bastion, 1992

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 10 mai 2019

 

 

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