AUVERS-SUR-OISE  (Val-d'Oise)
Arrondissement de Pontoise  - Canton de Saint-Ouen-l'Aumône.
Région Île-de-France
 Population : 6.964 Auversois en 2015.

 

D'une superficie de 1.269 hectares, et d'une altitude de 21 à 111 mètres,

la ville est traversée par la rivière l'Oise.

 

Le village a perdu aujourd'hui beaucoup de son charme, mais conserve des quartiers

et des points de vue très pittoresques dès que l'on s'écarte de la rue principale.

 

De très nombreux peintres et écrivains ont séjourné à Auvers-sur-Oise : Paul Cézanne, Camille Pissarro, Camille Corot, Charles Daubigny, Auguste Renoir, Maurice de Vlaminck, mais aussi, Bernardin de Saint-Pierre, Louis Chéron, François Coppée, Eustache Deschamps, Alphonse de Lamartine.

 

 

La maison-Atelier de Charles-François Daubigny

et son jardin.

 

 

Cette maison a été labellisée "Maison des Illustres"

par le Ministère français de la Culture en 2014.

 

Daubigny achète un terrain en 1860 et y fait construire un atelier avec quelques pièces autour.

Cela deviendra le premier foyer artistique d'Auvers-sur-Oise.

 

La maison, côté jardin.

 

L'atelier - Dans l'entrée, porte vers la salle à manger - La chambre de Cécile.

L'ensemble, unique dans l'histoire des maisons de Peintres du XIX° siècle, est resté pratiquement intact.

 

Entre 1862 et 1882, en compagnie de ses amis Corot, Daumier et d'autres, et de ses enfants Cécile et Charles Pierre (Karl) Daubigny décora les murs, sur 200 m², au fil des ans, principalement les jours de mauvais temps, lorsque les Artistes ne s'aventuraient pas dans les champs ni au nord de la rivière pour peindre sur le motif.

 

Depuis le fond du jardin, vues sur la maison.

 

 

 

 

La maison-atelier Daubigny est encore aujourd'hui la propriété

et le lieu de vie des descendants du peintre.

 

Daubigny sollicite le peintre architecte Oudinot, son ami, pour dessiner les plans de sa Maison-Atelier. Au départ la maison est prévue pour avoir deux étages. Des pièces à vivre seront aménagées sur trois côtés de l’atelier. Ce dernier sera ouvert sur l’extérieur grâce à une grande baie vitrée.

La maison n’a finalement qu’un seul étage. La partie de l’atelier émerge de la bâtisse, car cette pièce ne fait pas moins de 7m50 de haut sous faîtage. La cuisine, l’entrée et la salle à manger dominent un beau jardin fleuri face aux frondaisons du Château dans le quartier des Vallées.

 

Charles-François Daubigny

 

Charles-François Daubigny, est né le 15 février 1817 à Paris où il est mort le 19 février 1878. C'est un peintre et graveur français. Rattaché à l’école de Barbizon, il est considéré comme un des peintres charnières entre le courant romantique et l’impressionnisme.

Issu d’une famille de peintres, Charles-François Daubigny est très tôt initié à cet art par son père, Edmé-François Daubigny et son oncle, le miniaturiste Pierre Daubigny. Il est également l’élève de Jean-Victor Bertin, de Jacques Raymond Brascassat et de Paul Delaroche, dont il va vite s'émanciper.

 

Il est le père du peintre Karl Daubigny, né à Paris en 1846 et mort à Auvers-sur-Oise en 1886.

Ü Charles-François Daubigny photographié par Nadar.

 

Son premier séjour en 1843 à Barbizon lui permet de travailler au cœur de la nature et change sa manière de peindre : non loin de Paris, la forêt de Fontainebleau était devenue dès 1822 une source d'inspiration. Pour ces artistes séjournant autour de Barbizon, est privilégié l'observation de la nature, le paysage comme vrai sujet, et dans l'imitation de leurs contemporains anglais (qui avaient marqué le Salon de Paris de 1824), ils choisissent de peindre sur le motif en posant leur chevalet face aux éléments bruts dont ils s'imprègnent : quitter l'atelier confiné devient plus facile grâce à l'invention du tube de gouache en 1841 et du train, et cette « école », très informelle, est en réalité le creuset d'une nouvelle façon de représenter le paysage contemporain.

 

Daubigny rencontre Camille Corot en 1852 : sur son bateau (baptisé Le Botin) qu’il a aménagé en atelier de peinture, il peint en suivant le cours de la Seine et de l’Oise, en particulier dans la région d’Auvers. Une autre rencontre majeure, qui se produisit sans doute avant, est celle avec Gustave Courbet. Les deux artistes sont de la même génération, et sont portés par le mouvement réaliste : lors d'un séjour en commun, ils composent chacun une série de vues d'Optevoz.

En 1848, il travaille pour le compte de la Chalcographie du Louvre, exécutant des fac-similés, ce qui témoigne de sa grande expertise dans cet art, et revisite la technique de l'aquatinte en un procédé moins lourd. Sa célèbre série des Charrettes de roulage date de cette époque. En 1862, avec Corot, il expérimente la technique du cliché-verre, à mi-chemin entre la photographie et l'estampe.En 1863, il fait partie des premiers exposants de la Société nationale des beaux-arts.

En 1866, il intègre pour la première fois le jury du Salon de Paris aux côtés de son ami Corot : avec Courbet, ils savourent le succès de scandale de La Femme au perroquet. La même année, Daubigny visite l’Angleterre et s’y rend à nouveau en 1870, pour s'y réfugier, à cause de la guerre franco-prussienne. Il rencontre Claude Monet à Londres, avec qui il part pour les Pays-Bas. De retour à Auvers, il fait la connaissance de Paul Cézanne et d’autres peintres que l'on rattacha aux impressionnistes.

 

Charles-François Daubigny repose au cimetière du Père Lachaise, auprès de Corot, son ami de toujours.

Geoffroy-Dechaume sculpte dans le marbre son buste qui orne toujours sa tombe.

Daumier n’est pas très loin d’eux.

Ils avaient exprimé l'envie d’être enterrés proches les uns des autres pour pouvoir continuer à rire ensemble …

 

Près de l'église d'Auvers, statue en bronze, oeuvre de Léon Fagel et inaugurée le 17 juin 1906.

 

Le musée d'Aubigny.

 

Créé au milieu des années 1980 et aujourd’hui municipal, le musée prend place dans le cœur historique

d’Auvers-sur-Oise, dans le manoir des Colombières, face à l’auberge Ravoux

où le peintre Vincent van Gogh a vécu ses derniers instants.

 

La maison d'Aubigny, avant 1930.

 

Façade côté rue.

 

Entrée du musée côté jardin.

 

Le Musée Daubigny occupe le premier étage du manoir des Colombières, une demeure seigneuriale du XVII° siècle

dont l'agréable jardin permet de s'imprégner de l'esprit des lieux.

 

Le Manoir, construit en 1626, appartient à l’abbaye de Saint Vincent de Senlis.  En 1636, Henri de Boessot, seigneur de Puyrenault écuyer et commissaire des guerres, achète le domaine. Louis de Boessot, son fils, vend le Manoir en 1684 à Pierre Coquart, chef de gobelet de la reine (Marie-Thérèse d’Autriche). Après de nombreux et différents propriétaires, la commune achète le domaine en 1930, et construit une école sur les terres : l’école Vavasseur, qui est inaugurée en 1934. L’office du tourisme d’Auvers est installé aux Colombières en 1986, ainsi qu’un musée destiné à présenter des œuvres du peintre Daubigny, et en 2012, le musée Daubigny devient municipal.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.atelier-daubigny.com/
https://museedaubigny.com/

"Histoire d'Auvers-sur-Oise" d'Henri Mataigne

Editions du Valheirmeil, 1986

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée de la maison-atelier

Photos intérieures interdites, prises

d'après l'affiche de présentation extérieure de la maison-atelier

La vie et l'oeuvre de Daubigny, de M. Fidell-Beaufort et J. Bailly-Herzberg,

Editions Geoffroy-Dechaume, 1975

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 13 avril 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville