SAINT LÉONARD-DE-NOBLAT  (Haute-Vienne)
Arrondissement de Limoges - Canton de Saint Léonard-de-Noblat.
Région Nouvelle Aquitaine
 Population : 4.627 Miaulétous en 2016.

 

D'une superficie de 5.559 ha, et d'une altitude de 250 à 444 mètres,

la ville est située sur la rive Nord de la rivière la Vienne.

 

Etymologie : les natifs de Saint Léonard-de-Noblat sont appelés les Miaulétous

du nom dit-on des milans au cri caractéristique qui hantaient le clocher.

 

Un grand nombre de maisons conservent des éléments datant du Moyen Âge : des façades complètes
comme la maison des Consuls, des baies géminées, frises et modillons sculptés,
et souvent de grandes arcades brisées abritant autrefois des échoppes en rez-de-chaussée.

La plupart de ces maisons furent construites durant la deuxième moitié du XIII° siècle. Si beaucoup d’entre elles se trouvent sur les places principales (Noblat, République, Gay-Lussac), des éléments médiévaux,
tels que les caves voûtées, sont présents un peu partout dans le bourg,
témoignant de la densité et de la qualité du bâti médiéval de la cité.

 

 

Ville d'Art et d'Histoire
 

 

Vue aérienne avant 1970 : le pont médiéval, le viaduc et la Vienne.

Le viaduc construit à l’occasion de la mise en place de la ligne de chemin de fer menant de Limoges à Ussel,

dont la première partie jusqu’à Eymoutiers fut inaugurée en 1881.

 

Le pont médiéval fut doublé à la fin du XVIII° siècle par le Pont-Neuf
plus à même de supporter l’importante augmentation de la circulation sur l’axe Limoges-Lyon.

 

Le faubourg du Pont de Noblat eut sa propre église paroissiale, dédiée à celui qui fut avec saint Léonard l’un des deux principaux saints du Limousin : saint Martial. Les moulins de Noblat témoignent encore aujourd’hui de l’importance du rôle tenu par la force hydraulique dans le développement économique de Saint-Léonard.

 

L'hôtel de ville et vestiges d’une tour d’enceinte et de fortifications.

 

Durant la deuxième moitié du XII° siècle, le bourg est ceint d’un rempart et d’un fossé sec dont le tracé correspond aux actuels boulevards autour du centre-ville. Ces aménagements défensifs, devenus coûteux en entretien et relativement inutiles après le XVII° siècle, furent définitivement effacés au cours du XVIII° siècle et notamment remplacés par une promenade préfigurant le boulevard périphérique. De ce rempart crénelé, de ses six portes principales et de ses portes secondaires, il ne reste aujourd’hui que bien peu d’éléments visibles : les vestiges d’une pile de porte rue Victor Hugo, quelques supports de mâchicoulis à l’intersection de la rue Jean Jaurès et du boulevard Henri Barbusse et la base d’une tour en bordure du boulevard Carnot.

 

 

Le retour de la prospérité aux XVII° et XVIII° siècles

est évident au regard du nombre et de l’intérêt des maisons datant de cette période.

 

Si leur organisation reste assez semblable (commerce au rez-de-chaussée et logement dans les étages), les formes évoluent sensiblement. Les arcs brisés laissent place aux arcs en plein cintre ou en anse de panier et les ouvertures des étages gagnent en largeur, en hauteur et en sobriété dans le décor. Sont construits à la même époque plusieurs hôtels particuliers, demeures bâties entre cour et jardin, nécessitant de grandes surfaces pourtant rares dans le centre-bourg.

 

Très belle demeure en encorbellement, à pans de bois.

 

Ce chapiteau semble indiquer la fin du XIII° siècle.

 

Ces deux ouvertures du début du XIV° et du XVIII° siècles symbolisent à elles seules
les deux principales périodes de prospérité économique de la ville.

 

La maison dite des Consuls, symbole de l’autonomie municipale au XIII° siècle,
est la seule ayant conservé une façade à trois niveaux d’élévation d’époque médiévale.

 

La maison à la Tour ronde construite au XVII° est emblématique
du renouveau économique et architectural de la ville.

 

La façade se développe sur deux côtés avec, à l'angle, une tour circulaire. A l'origine, la façade sur la place était bordée par une ruelle très étroite, la place actuelle résultant des transformations du XIX° siècle. La façade sur rue s'ouvre par une porte avec deux colonnes sur piédestal soutenant un entablement surmonté d'un fronton. Cet ensemble encadre une baie en plein cintre. L'angle est occupé par une tour circulaire portée par un culot dont l'extrémité se trouve à 2,50m du sol.

 

La tour de la collégiale Saint Léonard, et statue du scientifique Gay Lussac, né dans cette ville.

 

La maison à la Tour carrée construite au XVII° (comme la Tour ronde)
est emblématique du renouveau économique et architectural de la ville.

 

Après la Seconde Guerre mondiale, le bourg va connaître une très importante expansion, liée à la construction de cités, de lotissements et d’équipements sportifs ou de loisirs. Entre les années 1950 et le début du XXI° siècle, sa surface est presque multipliée par dix et il incorpore dorénavant le faubourg du Pont de Noblat jusqu’ici isolé.

 

L'ancien couvent des Filles de Notre-Dame.

 

 

Cet ordre cloîtré, fondé à Bordeaux par Jeanne de Lestonnac en 1607,
avait pour but l’éducation des jeunes filles qu’elles soient pauvres ou “demoiselles”.
L’installation à Saint-Léonard de cet ordre intervient en 1652.

 

Le début de la construction du bâtiment actuel date de la deuxième moitié du XVII° siècle.
Après dissolution en 1792, les Filles de Notre-Dame se réinstalleront à Saint-Léonard en 1838
et feront notamment construire un nouveau couvent en 1897-1898,
devenu aujourd’hui le collège Bernard Palissy.

L'ancien hôpital du XIII° siècle.

 

L'hôpital, avant 1920.
L’hôpital médiéval, est situé à proximité de l’une des portes principales de l’ancien rempart, dite Aumonière.

 

Vue aérienne, avant 1970.
L'hôpital a été fondé en 1191. Son existence est attestée par un document de 1250.
Au XIII° siècle, il était désigné sous le nom d'hôtel-Dieu. L'édifice subit une réfection presque complète en 1896.


Si la tradition l’associe souvent aux pèlerins de Saint-Jacques, ce lieu d’accueil recevait plus généralement toute personne, pèlerin ou non, cherchant abri, nourriture et soins. Quant aux malades les plus contagieux, notamment les lépreux, un établissement leur était réservé à l’extérieur du bourg, près du Tard, au lieu-dit La Maladrerie.

 

La porte de l’ancien hôpital, du XIII° siècle, est ornée de frises aux décors sculptés
très proches de ceux du portail et des baies de la collégiale.

 

Deux portes s'ouvrent dans un mur nu. Pour la première, l'arc est en plein cintre, à double voussure de style limousin. Les ressauts des arcs portent une gorge en quart de rond, caractérisant la période gothique. Les deux voussures sont séparées par un boudin torique. Ces différents arcs retombent sur des chapiteaux à deux rangs de palmettes. Deux colonnettes supportent les extrémités des frises de chapiteaux.

La deuxième porte, également en plein cintre, est à une seule voussure. La colonnette formant support se trouve désaxée par rapport au boudin de voussure. Ce chapiteau semble indiquer la fin du XIII° siècle. La particularité consiste en la superposition de deux colonnes, celle supérieure entrant dans la bouche d'une tête sculptée formant chapiteau.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.limousin-medieval.com/
http://www.tourisme-hautevienne.com/
https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00100468
Brochure "Laissez vous conter St Léonard de Noblat", Ville Art et Histoire

C.P.A. collection privée en prêt
Visite et photos, Chantal Guyon, le 25 juin 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville