RANCON  (Haute-Vienne)
Arrondissement de Bellac - Canton de Châteauponsac.
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 498 Ranconniers en 2015.

 

D'une superficie de 3.231 hectares, et d'une altitude de 185 à 337 mètres,

le village est traversé par les rivières la Gartempe, la Semme et la Couze.

 

Etymologie : le nom viendrait de l'ancien occitan Ranc (rocher)

et du suffixe Oncon, pays bâti sur le roc.

 

Avant 1970, vue aérienne du centre bourg.

Les origines remontent à l'époque gallo-romaine comme l'attestent deux inscriptions gravées

 sur des pierres montrant un culte aux divinités de cette période.

Rancon était autrefois le siège d'une des châtellenies comtales de la Marche.

 

Le château de Rancon, détruit en 1371 (non par les Anglais comme le veut la légende, mais par le duc Louis de Bourbon, agissant au nom de Charles V, pour mettre "aux mains du roi" les fiefs de Marie de Châtillon-Saint-Pol, veuve d'Aymar de Valence, dame de Rancon, tenant le parti aux anglais) ne présente plus qu'un amas informe de ruines. Le château ayant été ruiné, les habitants, au début du XV° siècle (vers 1415-1420), pour se défendre contre les incursions de la soldatesque fortifièrent l'église, dont des traces sont encore visibles.

 

Le moulin de la Roche, l'église Saint Pierre-ès-Liens, et la Gartempe, avant 1970.

 

 

Eglise romane Saint Pierre-ès-Liens

 

 

L'église actuelle est de style transitoire, du roman au gothique, mais où le roman domine.

A l'origine, elle était incluse dans les remparts de la cité.

L'entrée principale qui est au couchant forme un porche, duquel s'élève le clocher.

Portail du XIII° siècle, à quatre voussures tracées en tiers point, avec boudins, colonnettes, chapiteaux.

 

Tout autour de l'église, ces vieilles ruelles étroites moyenâgeuses.

 

L'église est du VII° siècle pour ses parties les plus anciennes,

puis des XIV° et XVI° siècles pour le clocher, lequel est couvert de bardeaux.

Le chevet était crénelé et faisait partie de la défense de l'ancienne ville fortifiée.

 

Côté Sud, on trouve au-dessus de la corniche une série de sculptures grimaçantes.

Elle fut crénelée au XIV° siècle.

 

Depuis le choeur, vue sur le portail occidental.

L'église se compose d'une nef de quatre travées, et de deux transepts de faible saillie.

 

Statue d'une Vierge à l'enfant.

Dans la vitrine, bannière de procession du XVII° siècle, de la confrérie de Saint Sébastien.

 

Statues de Saint Vincent de Paul et de Saint Joseph portant l'enfant Jésus.

Plaque à la mémoire des enfants de Rancon, morts pour la patrie.

 

Plusieurs familles du pays avaient leurs tombeaux dans cette église ce qui explique la présence d'une litre funéraire entourant la chapelle Saint Joseph, sur laquelle sont les armes de la famille de Marans. Cet écusson est accolé sous une couronne de marquis, à un autre, qui semble être les armes de la famille Audebert.

 

La croisée du transept et le choeur.

 

Vitrail signé Ch. Julie, Bourges 1886. Statue de la Vierge à l'enfant.

 

 

Statues : Jeanne d'Arc, Sainte Germaine et d'une Vierge à l'enfant.

 

L'église possède également un calice et une patène, ensemble homogène en argent doré dû à l'orfèvre parisien Jean Crochet, actif de 1584 à 1633, ainsi que des reliques de Saint Austriclinien, compagnon de Saint Martial, de Saint Irénée, martyr, et de Saint Macaire, aussi martyr et compagnon de Saint Maurice, ainsi que de Sainte Constance et de Sainte Victoire, compagnes de Sainte Ursule.

 

Le vieux pont du XIII° siècle, sur la Gartempe, et le viaduc du Tramway de Rancon.

 

▪ Le vieux pont est composé de quatre arches. Les trois piles intermédiaires ont chacune un refuge triangulaire sur leur avant-bec. Les arrières-becs sont formés d'une pile rectangulaire en maçonnerie s'arrêtant à la naissance des cintres. Une seule arche tracée en tiers point parait ancienne. Les trois autres, en anse de panier, semblent avoir été refaites postérieurement. La construction est en moellons de granit. Seules les douelles des cintres sont en pierre de taille de granit.

 

▪ Dans la première moitié du XX° siècle, une ligne de tramway reliait Saint Sulpice-les-Feuilles à Limoges. Sa construction nécessita la création de nombreux ouvrages d’art comme celui que l’on trouve sur la commune de Rancon. Il mesure 138 mètres de long et compte 11 arches dont la hauteur maximale atteint 23 mètres. Le tramway ayant disparu vers 1949, il perdit donc sa vocation première. De nos jours, il enjambe toujours la Gartempe mais ses rails et ses garde-corps ont disparu.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www2.culture.gouv.fr/
http://www.tourisme-hautevienne.com/

Documentation et historique remis en mairie

Dictionnaire des églises de France, "Auvergne, Limousin, Bourbonnais"

Volume IIB, éditions Robert Laffont, 1966

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 25 juin 2018

 

 

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