ORADOUR-SUR-GLANE  (Haute-Vienne)
Arrondissement de Rochechouart - Canton de Saint Junien.

Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 2.481 Radounauds ou Radounaux en 2016.

 

D'une superficie de 3.816 hectares, et d'une altitude de 227 à 312 mètres,

la ville est traversée par la rivière la Glane, un affluent de la Vienne.

 

Etymologie : le nom vient du mot occitan Orador, évolution du latin oratorium « oratoire » qui précise qu’il y avait là un lieu consacré à la prière, une chapelle, (un autel) et un lieu de prières pour les morts, qu’on enterrait alors au bord des routes et souvent au voisinage des carrefours, ou bien dans une petite chapelle privée adjointe à une grande maison (palais, château ou hôtel).

 

Le nouvel Oradour.

 

Les travaux de reconstruction commencés en 1947, furent terminés en 1953.

Mais vingt ans après le massacre, trois quarts des parcelles restaient inoccupées.

 

Vues aériennes avant 1970.

 

L'urbanisme en damier de Dorian et l'architecture assez froide de l'époque de la reconstruction n'ont pas précipité de renaissance. Il a fallu attendre une nouvelle génération pour que s'affirme la volonté d'y vivre. En 1990, ce gros centre rural comptait près de 2.000 habitants. Plusieurs commerces et PME attestent le retour de la vie.

 

 

Eglise Saint Martin

 

 

Dans le cadre de la construction du nouveau bourg, Paul Villemain est chargé, entre autres,

d’effectuer les plans de l’église pour remplacer une chapelle provisoire (10 juin 1945-1953),

édifiée au milieu du village des baraquements.

 

L'église et le monument commémoratif.

Extérieurement, par un jeu sur la hauteur des toitures,

l’architecte donne l’illusion d’un transept et d’un plan en croix latine.

Le clocher élancé (du double de la hauteur de la travée centrale) est un plan carré.

 

L'église est construite en béton, et reprend la symbolique du monument commémoratif,

trait d’union entre le passé et le présent.

 

Les fresques sont l'oeuvre de  l’artiste Burkhalter.

 

Au nord, un portail imposant s’ouvre dans une fresque de couleurs vives et contrastées évoquant la paix et la conciliation (saint Martin soldat, couleurs : bleu et rose). Sur les bas-côtés figurent des anges vêtus de grandes toges aux couleurs (vert, rose, orange, etc.). Evanescents, ils lisent les Alleluia, Sanctus, Credo et Gloria.

 

Intérieurement, le plan carré s’apparente au plan centré dit en croix grecque avec une nef médiane

surélevée et quatre imposantes façades très uniformes à chaque extrémité de la croix.

 

Les trois murs-rideaux, avec des bandes de vitraux très élancées,

offrent à l’intérieur une importante lumière et contrastent avec le fronton triangulaire de style néo-classique,

allusion aux temples de l’Antiquité ou aux maisons du peuple.

 

Les émaux du tabernacle et fonds baptismaux par le maître-émailleur limougeaud Christiane Dujardin.

 

Vitraux réalisés par les maîtres-verriers Francis et Pierre Chigot.

 

Un premier plan réalisé en 1947 prévoyait une église beaucoup plus innovante, et l’église actuelle témoigne de la modestie des fonds octroyés. Le plan final du projet de l'architecte Paul Villemain date du 8 mai 1951. Il a été rectifié le 5 juin 1951. Le 10 juin 1952, est posée la première pierre. Le 12 juillet 1953, la construction s’achève par la bénédiction des cloches.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Plan-guide Oradour-sur-Glane, C.G. Haute-Vienne

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 30 juin 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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