EYMOUTIERS  (Haute-Vienne)
Arrondissement de Limoges - Canton d'Eymoutiers.
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 5.055 Pelauds en 2015.

 

D'une superficie de 7.022 hectares, et d'une altitude de 316 à 758 mètres,

la ville est arrosée par la rivière la Vienne, et située au centre de la région Limousin,

à la porte du plateau des Millevaches, et limitrophe du département de la Corrèze.

 

Etymologie : du nom latin de la ville Ahentum monestarium, signifiant le "Moûtier d'Ahent",

à "moûtier", étant la forme ancienne de monastère, associée à la notion de hauteur.

 

 

L'Espace Paul Rebeyrolle

 

 

Cet espace abrite les oeuvres de l'enfant du pays.

Le bâtiment en bois a été réalisé par Olivier Chaslin en 1995.

 

La collection permanente comprend un fonds permanent de plus de 80 oeuvres de 1948 à 2005, parmi les plus significatives du travail de Rebeyrolle, présentant les Grands Paysages, Faillite de la science Bourgeoise, Nature morte et pouvoir, les évasions manquées... Si ajoutent les épreuves de l'oeuvre gravée. Les salles périphériques, implantées selon une figure hélicoïdale, sont réservées aux expositions temporaires.

 

Adam et Eve "Dieu créa la répression",

en bronze (fonderie Bonvicini, Vérone, Italie).

 

Le sanglier, 2001, sculpture en bronze -Totem, céramique (Michel Muraour Fox-Amphoux, 2002.

Ces sculptures aux dimensions exceptionnelles

sont venues enrichir cette collection et peuplent le jardin de l'Espace Paul Rebeyrolle.

 

"J'ai envie que le spectacle ait le sentiment d'être dedans, qu'il ait comme moi j'ai eu,

l'émotion faite de rocher, d'eau qui coule, de mousse, d'épines, etc...

J'ai envie que le type qui regarde mon paysage se dise : là je suis dedans, là je suis avec, je participe".

(Paul Rebeyrolle).

 

Les grands paysages.

"J'ai rarement connu une extase comparable à celle que m'ont procuré ses grands paysages.

J'ai eu l'impression que je me retrouvais dans le ventre de ma mère,

et que je ne serais plus jamais le même". (Paul Rebeyrolle).

 

Rebeyrolle exprime ce rapport à la nature, à l'origine des choses inimaginables dans sa série des Grands Paysages, qui font trembler comme une feuille. On ne sait pas si c'est de la peur, de l'émotion ou de plaisir. (Jacques Kerchache, Monographie, Ed. Espace Paul Ribeyrolle, 2000, extraits).

 

 

Le cyclope, 1987, peinture sur bois, Hommage à Georges Guingouin

 

"Maîtres du Tonnere, les (cyclopes) manient la foudre. Leur violence, toujours soudaine est une coulée de lave, rouge et fumante. Leur oeil unique contient toute la puissance du regard fulgurant. Ils sont les invisibles. Ils ouvrent par le déchaînement impénétrable de leur puissance, un nouvel espace qui permettra à chacun de trouver sa place dans l'étendue et dans le temps. Ils portent l'expérience du nouveau au sein même de l'obscurité. Briseurs de chaînes, grâce à eux, l'obscurité sera remplacée par la lumière". (Jean-Jacques Fouché, Georges Guingouin, Chemin de Résistance, Editions L. Souny, 2003, extraits).

 

Paul Rebeyrolle.

 

Paul Rebeyrolle s'est imposé comme l'un des peintres majeurs dans l'art français du XX° siècle.

Son oeuvre, puissante et généreuse, est un appel à la liberté, une révolte contre les injustices, l'oppression,

l'aliénation de l'homme et son aveuglement.

Elle est aussi un hymne à la beauté violente d'une nature indomptable.

 

Paul Rebeyrolle, est né le 3 novembre 1926 à Eymoutiers et mort le 7 février 2005 à Boudreville (Côte-d'Or). C'est un peintre, lithographe et sculpteur expressionniste et matiériste français, rattaché au courant de la Nouvelle figuration.

 

L'enfance de Paul Rebeyrolle est marquée par une tuberculose osseuse, l'obligeant à de longs moments d'immobilité. Il étudie à Limoges avant de rejoindre Paris à la Libération. Il découvre alors les peintres contemporains ainsi que la peinture classique au musée du Louvre.

 

Ü Paul Rebeyrolle et Jacques Kerchache, 1996, Espace Paul Rebeyrolle. (Photographie de Michel Nguyen.

 

Paul Rebeyrolle, vu par Sartre.

 

De famille socialiste, il sent en lui, dès l'enfance, ce qui pourrait être la liberté des hommes : ce qui la lui reflète pendant l'Occupation. C'est le maquis Limousin, plein de gibiers et de partisans, les châtaigneraies sanglantes, du sang des bêtes et des gens, voilà l'environnement qui se propose, voilà ce qu'il peindra beaucoup plus tard, autrement. Tension, couleurs vives, empâtement : ses premières toiles expriment je ne sais quel combat et je me suis souvent demandé si les Tireurs de langues, tableau peint à dix-neuf ans, ne s'inspirait pas, peut-être à son insu, des pendus de Tulle.

 

La galerie du premier étage.

 

Exposition temporaire dédiée au peintre Erró, juin à novembre 2018.

 

Guðmundur Guðmundsson, dit Erró, est un artiste islandais postmoderne.

Il est le cofondateur du mouvement pictural de la Figuration narrative en France.

 

 

La peinture est un lieu d’expérimentation, où Erró peut faire du vieux avec du neuf.

Elle est la forme privée de l’utopie, le plaisir de contredire, le bonheur d’être seul contre tous,

la joie de provoquer. Il révèle et dénonce les aberrations de notre société :

consommation dirigée, érotisme mercantile, révolutions, américanisation de l’existence…

 

Gudmundur Gudmundsson, qui prendra plus tard le pseudonyme d’Erró.

 

  Erró est né le 19 juillet 1932 à Ólafsvík, dans le nord-ouest de l’Islande. Admis à l’école des Beaux-arts de Reykjavík en septembre 1949, il obtient le diplôme de professeur d’art au printemps 1951.

 

En 1952, il se rend en Norvège où il étudie la gravure, la fresque et la peinture à l’académie d'Oslo. Sa première exposition personnelle a lieu en 1955 à Florence, galleria Santa Trinità.

 

Ü Erró, au vernissage de son exposition en 2018, à Eymoutiers.

 

En 1958, Erró se fixe à Paris où son travail est révélé dans le cadre de la Figuration narrative.  En 1955, il entre à l'École de mosaïque de Ravenne. Il s'installe à Paris en 1958 où il rencontre des artistes, des écrivains et des critiques liés au mouvement surréaliste : Breton, mais aussi Matta, Brauner, Masson, Max Ernst, Man Ray, Miro et Duchamp.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.mairie-eymoutiers.fr/

"http://tourisme-eymoutiers.fr/

Dépliant 3 volets "Espace Rebeyrolle", saison 2018

Visite et photos, Chantal Guyon, le 29 juin 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville