COUSSAC-BONNEVAL  (Haute-Vienne)
Arrondissement de Limoges - Canton d'Eymoutiers.
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 1.317 Coussacois en 2015.

 

D'une superficie de 6.673 hectares, et d'une altitude de 280 à 454 mètres,

la ville est arrosée par la rivière la Boucheuse, et les Ruisseaux de Marcognac et de la Rochette.

 

Etymologie : le bourg de Coussac tire son origine d'une villa gallo-romaine (Cociacum : littéralement le domaine

de Codus) dont aucun vestige n'est parvenu jusqu'à nous. La proximité des gisements aurifères

et de l'itinéraire commercial Méditerranée-Armorique, qui, aujourd'hui encore,

délimite en partie le finage communal, explique l'ancienneté du peuplement.

Au XVIII° siècle l'extraction du kaolin anima la campagne coussacoise lui valant le nom de «Chine du Limousin».

 

Le bourg, église Saint Saturnin et le château de Bonneval, avant 1970.

 

Siège d'un atelier monétaire, dès le milieu du VII° siècle, Coussac a vu, sous les Carolingiens, son importance décroître au profit de Bret, où les fondations d'une vaste enceinte et de deux mottes sont encore enfouies sous la végétation. C'est à la suite du démantèlement de cette formidable citadelle, en 1242, que Coussac recouvra un rôle stratégique de premier plan. Le bourg devint, après les traités de Brétigny-calais, l'un des enjeux des luttes franco-anglaises dans la région.

 

 

Eglise gothique Saint Saturnin
 

 

De style gothique, elle a été vraisemblablement construite au XIV° siècle, puis terminée au XV° siècle,

sur l'emplacement d'un sanctuaire plus ancien probablement détruit au XI° siècle.

L'église est constituée d'une nef à trois travées, terminée par une abside à pans coupés.
Elle possède en outre deux chapelles.

 

De sa vocation anciennement militaire, l'église a conservé l'aspect sévère de sa façade

et la masse puissante de son clocher tour.
Le portail, de style Limousin est formé de cinq voussures, en arc brisé,

reposant sur des chapiteaux dont les figures sont érodées.

Le clocher s'élève sur le bras sud du transept. Il est carré, éclairé de baies en plein cintre

et étayé sur chaque face par des contreforts talutés.

 

Sur le plan militaire, l'église était défendue par une bretèche (au-dessus du portail) dont on ignore si elle était contemporaine de la construction de l'église ou si elle fut aménagée que lors des guerres de religion, mais dont ne subsistent, depuis sa démolition en 1788, que 12 corbeaux de granit à trois quarts de rond.

 

Vue sur le portail occidental depuis le choeur. À l'entrée, des fonts-baptismaux en marbre rose.

Nef unique à deux travées voûtées d'ogives, avec transept.

 

Litre funéraire des seigneurs de Bonneval, marque tangible de leur prééminence inhérente

au droit de haute justice sur le bourg et la paroisse de Coussac.

Elle a été complétée à chaque fois que s'éteignait un membre de cette famille, depuis 1486.

 

D'importants fragments de la litre seigneuriale du XIV° ou XV° siècle des Bonneval. On y voit ainsi par endroit les couronnes et le blason des comtes et marquis de Bonneval. La litre funéraire : il s’agit de cette bande noire en hauteur, qui fait le tour de la nef. Cette église étant une église seigneuriale.

 

Chapelle Notre-Dame de Lourdes, voûtée d'ogives.

A la Révolution cette chapelle abritait les tombeaux des seigneurs de la Bastide.

Vestiges d'armoiries peintes sur la litre funéraire.

 

La chaire à prêcher.

Dimension inchangée depuis cinq cents ans : 26,60 m de longueur

et 7,55 m de large, du portail à l'abside, 20,70 m de développement pour le bras du transept.

 

 

Hommage du Doge de Venise : bas-relief en bois sculpté, doré à la feuille d'or, du XVI° siècle.

 

Sur le croisillon sud, peintures murales représentant deux évêques.

 

Les vitraux de la nef et du choeur sont du maître verrier Francis Chigot, datés 1927.

Dans une niche protégée, la statue en bois, ancienne, fragilisée, de la Madone qui se trouvait

il y a quelques années encore dans l'oratoire bleu et blanc, situé dans le quartier de la Madone,

à la sortie de Coussac. Elle a été remplacée par une copie.

 

Depuis le portail occidental, vue sur le choeur.

 

Le maître autel en bois sculpté, le tabernacle et les stalles

proviennent de la chapelle du château de Chaufaille.

Don du comte et de la comtesse de Montbron à l'occasion de la vente de ce château (1851).

 

Pietà en bois sculpté du XVII° siècle - Abside pentagonale peu saillante voûtée d'ogives à six branches.

Clef de voûte armoriée : un lion, emblème de la famille de Bonneval.

 

Au XX° siècle vers 1940, lors d'une rénovation demandée par le curé Quintal, la voûte du chœur avait été peinte en bleu ciel parsemée d'étoiles dorées, ainsi que la voûte de la chapelle dédiée à la vierge. Les murs et la voûte de la nef étaient recouverts de plâtre et peints en blanc. L'abside était séparée de la nef par une balustre en fer forgé.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.coussac-bonneval.fr/

http://www2.culture.gouv.fr/
Panneaux explicatifs présentés à l'entrée de l'édifice

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 23 juin 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville