CHÂTEAUPONSAC  (Haute-Vienne)
Arrondissement de Bellac - Canton de Châteauponsac.
Région Nouvelle Aquitaine
 Population : 2.032 Châtelauds en 2015.

 

D'une superficie de 6.879 hectares, et d'une altitude de 196 à 471 mètres,

établie sur un promontoire dominant un méandre de la rivière Gartempe, la ville occupe un site défensif.

La vieille ville, autrefois murée, contraste avec la ville moderne, étalée sur le plateau.

 

Etymologie : Châteauponsac porte, à sa fondation, le nom de Castrum Potentiacum ou Ponciacum.

Elle va changer 5 fois de nom avant de prendre définitivement celui qu'elle porte actuellement.
Au XI° siècle, elle s'appelle Saint-Martin-de-Châteauponsac. Au XIV° siècle, elle porte le nom de Castro-Ponssat.
Durant la Révolution, la commune devient Ponsac-la-Montagne.

 

Vues aériennes avant 1970.

 

Le site est occupé depuis la préhistoire et la ville est sans doute née d'un ensemble cultuel gallo-romain associé à la transversale antique Lyon-Clermont-Poitiers. En 1030, le seigneur de Rancon fait don du bourg de St Martin-de-châteauponsac à l'abbaye de Déols en Berry. Les abbés y installent un monastère en 1039 et bâtissent l'église Saint Thyrse à partir de 1042. La ville subit plusieurs sièges aux XV° et XVI° siècles. Malgré les fortifications établies autour de l'église, les huguenots de Turenne s'emparent de la ville en 1576.

 

 

Eglise romane Saint Thyrse
 

 

L'église romane est construite sur un plan cruciforme.

Fondée d'un monastère au X° siècle par Raoul de Déols,

les bâtiments conventuels furent détruits par Richard-Coeur-de-Lion à la fin du XII° siècle,

et l'église devient paroissiale en 1564.

 

L'église est bâtie avec un granite blond et sa silhouette allie le cercle et le carré.

La nef a été refaite à la fin du XV° siècle, en utilisant les murs de la nef romane, légèrement plus courte.

 

Pour le clocher, on passe du carré à l'octogone par des pyramides d'angle.

Le petit porche ouvre directement sur la nef, bordée d'étroits collatéraux.

 

La chaire en pierre est datée 1642.

 

La nef comprend trois travées, encadrées d'étroits collatéraux, voûtés les uns et les autres

d'ogives sur formerets, et séparés par de grandes arcades en tiers-point,

retombant sur des piliers carrés, cantonnés au Nord et au Sud par une colonne engagée.

 

 

Chapelles latérales et le choeur.

La croisée est encadrée par quatre grandes arcades brisées égales, retombant à l'Ouest sur des piles cruciformes,

à l'Est sur des piles rectangulaires, présentant un ressaut vers la croisée.

Une coupole en blocage, sur pendentifs, la recouvre, percée d'un oculus rond.

 

Statue de Saint Thyrse, un diacre chrétien de Smyrne, envoyé en Gaule au II° siècle avec Andoche

ou Andéole sous-diacre par saint Polycarpe pour prêcher l'Évangile en Gaule.

 

Statue de Saint Roch.

Sous la chapelle du transept méridional existe une crypte dont la voûte est portée par quatre colonnes.

Un seul de ses quatre chapiteaux qui surmontent ces colonnes est sculpté.

 

Le choeur, à trois absides parallèles, est du plan dit bénédictin.

La grande abside d'axe est voûtée d'un berceau brisé, les absides latérales, étroites, en quart de cercle.

Elles communiquent, de chaque côté, par quatre arcades surhaussées,

soutenues par des colonnes monolithes élancées.

Les chapiteaux ont un décor sculptés de volutes, d'animaux fantastiques spécifiques du bestiaire roman,

de masques et de personnages.

Les deux absidioles, sont voûtées en cul-de-four, et éclairées par une baie en plein cintre.

 

Statues de Saint Joseph et Sainte Anne.

 

Statue d'une Vierge à l'enfant.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Dictionnaire des églises de France, "Auvergne, Limousin, Bourbonnais"

Volume IIB, Editions Robert Laffont, 1966

Chateauponsac, Bessines-Sur-Gartempe et leurs Environs
Abbe Leclerc, Le livre d'Histoire, 2004

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 25 juin 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville