BELLAC  (Haute-Vienne)
Arrondissement de Bellac - Canton de Bellac
Région Nouvelle Aquitaine
 Population : 4.107 Bellachons ou Bellacquais en 2015.

 

D'une superficie de 2.442 hectares, et d'une altitude de 175 à 301 mètres,

la ville est arrosée par les rivières la Bazine et le Vincou.

 

Etymologie : Ce nom de personne est peut-être un nom d'origine gauloise

ou du moins un calque du gaulois belo, bello qui signifie "fort", "puissant".

 

 

Le viaduc ferroviaire

 

 

Le viaduc et le quartier des tanneries, avant 1925 et 1950, et en 2018, depuis l'église.

 

Ouvert en 1880, ce viaduc ferroviaire est long de 172 mètres et construit pour la ligne Poitiers-Limoges.

Il est conçu d'une seule voie et constitué de neuf arches enjambant la rivière Vincou.

 

 

Le quartier des tanneries

 

 

Au creux de la vallée encaissée, les tanneries sont installées au bord d’un méandre du Vincou.

On remarque l’éperon rocheux avec l’église, sur lequel fut bâtie,

vers le X° siècle, la première enceinte fortifiée de Bellac.

 

Les tanneries avant 1925.

 

Le séchoir à peaux, témoin de l'activité passée et principale de la ville au Moyen Age.

Situé en bas des 104 marches, au pied du rocher fortifié, l’ancien séchoir avec son plancher de châtaignier.

Il fut utilisé également pour le séchage des galettes de tourbe et de tanin.

 

Jusqu’au début du XX° siècle, c’est tout un quartier qui vivait au rythme de ses tanneurs, traversant le pont de la Pierre en poussant de drôles de chariots pour porter les peaux d’un bâtiment à l’autre. Le soir, les habitants des quartiers anciens descendaient à la rivière autour des cafés. C’était le lieu des fêtes et des rencontres.

Une tannerie, toujours en activité, témoigne encore de cette mémoire ouvrière. Elle pratique le tannage à l’ancienne à l’écorce de chêne, et fournit la haute couture parisienne.

 

 

Le pont sur le Vicou

 

 

Le pont de la Pierre, du XIII° siècle.

 

Le pont avant 1950 et en 2018.

Véritable lieu d'échanges, ce pont médiéval a participé au développement du château primitif

qui était situé à l'à-pic de la falaise du Vincou.

 

Succédant au gué primitif, les marchands empruntaient ce nouveau pont, favorisant un trafic pondéreux, pour rejoindre en ligne droite la seigneurie de Mortemart. Par cet axe commercial médiéval étaient acheminés, depuis le littoral de Saintonge, le sel, les poissons de mer et les vins de Charente.

 

 

La ville

 

 

Vestiges des remparts.

 

Sans doute forteresse mérovingienne au VII° siècle, Bellac se développe autour du château construit par Boson, comte de la Marche. Au XIII° siècle, ce bourg castral devient une véritable ville.

 

A une époque où l’Aquitaine était anglaise (XII° siècle) la ville s’est entourée de remparts de pierre composés de 19 tours ou bastions. On ne sait si c’est le roi anglais Henri II Plantagenet qui finança les fortifications, comme l’enceinte urbaine de Poitiers. Un crédit fut-il remboursé, un "Ost" dû à la cour d’Angleterre ?

 

Les archives mentionnent qu’un impôt fut, au XIV° siècle, payé par Bellac aux mercenaires anglais de Chalucet pour assurer la protection des marchands. Grâce au journal du moine de Malesbury en 1356, alors que le Prince Noir incendia le limousin, nous apprenons qu’il fit une halte paisible à Bellac (écrit ’Belkak" dans le texte anglais) chez une alliée, la comtesse de Pembroke, dont le mari était apparenté à la couronne anglaise.

 

L'Hôtel de Ville.

 

L'hôtel de Ville est installé dans l'ancien castel de la famille des Barthon de Montbas.

 

Cet hôtel particulier du XVI° siècle domine le faubourg Saint-Michel-hors les murs construit aux portes de l’ancien château. Au XVIII° siècle, Louis Barthon, vicomte de Montbas fut le premier maire élu de la ville, en remplacement des consuls. La France alors était organisée en une trentaine de généralités, dirigées chacune par un Intendant de justice, de police et finances.

 

Blotties autour de l'église à tour carrée, les petites maisons à deux ou trois étages

contrastent avec la ville neuve qui s'étend largement sur le plateau.

Aux XIV° et XV° siècles, l'insécurité qui règne oblige la ville à se replier à l'intérieur de son enceinte.

 

 

Au XVI° siècle, Bellac devient une ville importante ayant des murailles, la principale du pays où il passe beaucoup de marchands. Elle devient au XVIII° siècle, une ville carrefour "entre le port de Brouage et les foires de Lyon et de Beaucaire", que traverse d'illustres visiteurs : Henri IV, Fénelon, La Fontaine. Dans une lettre à sa femme, le fabuliste se plaint de la nourriture et du gîte et déplore de ne pouvoir se faire comprendre (différences par la langue, les moeurs, les mentalités).

 

 

Devenue sous-préfecture après la Révolution, Bellac est, dès 1880, reliée à Limoges et Poitiers par le chemin de fer. Une période relativement prospère commence alors grâce au développement d'activités industrielles (métallurgies, tanneries). Elle a été bombardée par les Italiens en 1940, puis pendant l'été 1944. Dans la campagne environnante, à 20 km d'Oradour-sur-Glane, de sérieux accrochages opposent maquisards et SS de la division Das Reich. Depuis le lendemain de la guerre, Bellac est le siège d'une foire ovine  internationale annuelle, la plus importante du genre en France.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www2.culture.gouv.fr/

http://www.bellac.fr/

"Monographie des villes et villages de France" Histoire de Bellac

Abbé Roy-Pierrefitte, Le Livre d'histoire, 2014

Guide de visite en 3 volets, remis pat l'Office de Tourisme

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le28 juin 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville