BELLAC  (Haute-Vienne)
Arrondissement de Bellac - Canton de Bellac
Région Nouvelle Aquitaine
 Population : 4.107 Bellachons ou Bellacquais en 2015.

 

D'une superficie de 2.442 hectares, et d'une altitude de 175 à 301 mètres,

la ville est arrosée par les rivières la Bazine et le Vincou.

 

Etymologie : Ce nom de personne est peut-être un nom d'origine gauloise

ou du moins un casque du gaulois belo, bello qui signifie "fort", "puissant".

 

Vues sur la ville et l'église Notre-Dame, avant 1970.

 

 

L'ancienne cuve baptismale, du VII° siècle

L'ancienne cuve baptismale, du VII° siècle.

 

A l’extérieur, sur l’esplanade de l’Eglise, se trouvait ce bac en granit,

peut être ancienne cuve baptismale, à l’emplacement de l’ancien cimetière.

 

Le plan tréflé de la cuve, légèrement dissymétrique, comprend un grand côté rectiligne, à l’opposé duquel

est dessiné un arc de cercle largement ouvert, et sur les deux cotés deux arcs latéraux plus petits,

qu’un ressaut triangulaire sépare du grand arc. Une petite moulure court au sommet de la face rectiligne.

Les empreintes d’une taille en oblique se remarquent à l’intérieur de la cuve.

 

Le plan de la cuve de Bellac évoque celui des baptistères paléochrétiens triconques, eux mêmes inspirés du caldarium de certains grands bains romains, les thermes impériaux du Dioclétien à Rome ou de Constantin à Trèves par exemple, où la salle rectangulaire, qui représente une grande abside sur le coté opposé à l’entrée, est flanquée d’une autre plus réduite sur chacun des deux petits cotés.

A l’origine le baptême chrétien consistait à plonger le catéchumène dans l’eau avec le baptiste d’où cette dimension assez exceptionnelle pouvant accueillir jusqu’à trois personnes ! D’où sa proximité de l’Eglise où les baptêmes sous cette forme ont perdurés jusqu’en 789 date où Charlemagne ordonna de baptiser désormais les enfants au cours de leur première année. Les traditions durent et ce n’est qu'au XII° siècle que la cuve baptismale entre dans l’Eglise sous sa forme actuelle.

Après avoir perdu leur fonction d’origine, les cuves baptismales ont pu parvenir jusqu’à nous grâce à leur masse imposante, sans doute aussi en raison de leur caractère sacré, mais en fin de compte, de leurs emplois utilitaires et profanes.

 

 

Eglise romane et gothique Notre-Dame

 

 

Ancienne chapelle du château des comtes de la Marche,

l'église occupe l'extrémité de la terrasse dominant la vallée du Vincou.

L'église a été construite par Boson le Vieux vers 958, qui relevait de Saint Sauveur,

paroisse antérieure à l’époque féodale.

La nouvelle paroisse créée autour du château devait évoluer jusqu’à devenir un centre urbain.

 

Tour carrée gothique du clocher.

 

 

L’église primitive possédait une flèche de charpente au dessus de cette première nef, à l’aplomb du portail sud.

 

 

Portail avec voussures et des chapiteaux en serpentine.

 

Au chevet, sous les corniches, de nombreux modillons sculptés.

 

La partie romane au sud, du XII° siècle s’ouvrait sur le donjon de bois du château aujourd’hui disparu.

 

Vue sur la tribune et l'orgue depuis le choeur.

 

Nef du XII° siècle, voûtée en berceau avec doubleaux.

Photo de droite, la chapelle nord, ajoutée au XV° siècle.

 

Sous la tribune d'orgue : escalier d'accès à la tribune - Portail occidental - Statue de Sainte Thérèse.

 

La chapelle sud ajoutée au XV° siècle.

 

La plus ancienne châsse émaillée de Limoges.

Elle est exposée dans une niche et attribuée aux ateliers d'émaux de Limoges.

La chasse de Bellac, vers 1130, est le plus ancien reliquaire en forme de sarcophage connu

et le premier objet attribuable aux ateliers de Limoges.

 

Exemple unique qui ne connaîtra aucune postérité, cette oeuvre se présente sous la forme d’une maisonnette au toit en bâtière. Elle est décorée de douze médaillons bombés de cuivre champlevé, émaillé (dont trois ont disparu au dos) présentant une iconographie d’inspiration évangélique. Ces divers éléments, symétriquement disposés, sont séparés les uns des autres par des pierres taillées, du verre et des intailles antiques montées en cabochon. On pense que ce reliquaire fut exécuté pour la chapelle du château.

 

L’émail de Limoges (en latin opus lemovincense) est une technique qui apparaît au milieu du XII° siècle, où l’orfèvre utilise une plaque de métal assez épaisse, généralement du cuivre, dans laquelle il creuse les alvéoles qui recevront l’émail : l’émail "champlevé".

 

    Vue sur le choeur, depuis la tribune d'orgue.

 

Retable en bois doré du XVIII° siècle, avec statues des quatre évangélistes.

Il a été réalisé par la confrérie Saint Joseph-et-Sainte Anne des menuisiers charpentiers de Bellac.

Sur le devant d'autel figure un pélican, symbole rare du Christ donnant son sang pour sauver les hommes.

 

 

Le choeur est à trois pans voûté en cul-de-four, à laquelle on ajouta au XIV° siècle,

une nef ogivale à chevet plat.

Deux chapelles ont été ajoutées au XV° siècle de part et d'autre des deux chœurs.

 

Chapelle latérale et son vitrail.

 

L'autel face au peuple et le sanctuaire.

 

Transept sud, et statue d'une Vierge à l'enfant.

Statues : saint évêque, sacré coeur, saint Roch, Sainte Cécile et Vierge à l'enfant.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.bellac.fr/

Dictionnaire des églises de France, "Auvergne, Limousin, Bourbonnais"

Volume IIB, Editions Robert Laffont, 1966

"Monographie des villes et villages de France" Histoire de Bellac

Abbé Roy-Pierrefitte, Le Livre d'histoire, 2014

Guide de visite en 3 volets, remis pat l'Office de Tourisme

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 28 juin 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville