POITIERS (Vienne)
Arrondissement de Poitiers - Canton de Poitiers
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 87.435 Poitevins en 2014.

 

 

Ville d'Art et d'Histoire

 

 

Vue aérienne avant 1970 : la cathédrale, le baptistère et l'église Saint Jean.

 

L’oppidum de Lemonum est cité par Jules César en -51 avant notre ère. C’est sur cette base que se construit Poitiers, à un point de rupture de charge du Clain, une rivière secondaire du bassin de la Vienne. Chef-lieu d’un territoire qui englobait les départements actuels de la Vienne, des Deux-Sèvres et de la Vendée, la ville appartient au premier réseau urbain gaulois. Au 1er siècle de notre ère, elle se développe et devient un centre politique, relais de l’administration impériale. Les Normands arrivent à Poitiers la première fois en 853, sont battus en 855, puis la dévastent en 857. La ville est incendiée en 865.

 

L'hôtel de ville.

 

Avec l'arrivée du train en 1851 et la construction de la Préfecture entre 1864 et 1869,

un vaste projet d'urbanisation du centre ville est entrepris,

et l'hôtel de ville, bâti entre 1869 et 1875, en est le point final.

La réalisation d'un boulevard, d'inspiration haussmannienne voit également le jour.

 

Antoine-Gaëtan Guérinot est choisi comme architecte.

Les travaux commencés en 1869 sont interrompus par la guerre de 1870, et seront terminés en 1875.

La façade est de style néo-renaissance, selon le style Napoléon III.

L'édifice devait abriter l'administration de la ville,

mais aussi le musée municipal des Beaux-arts qui quittera les lieux en 1974.

 

Les façades latérales sont plus austères.

 

L'arrière du bâtiment, est percé de larges fenêtres à doubles traverses horizontales.

 

Au début du XII° siècle, la ville est renommée pour ses princes, son clergé, ses écoles, sa forte population et ses nombreuses tours. Aliénor d’Aquitaine, fait successivement passer Poitiers dans le domaine royal des capétiens, puis dans le domaine des Plantagenêts. Ces derniers font construire une nouvelle enceinte qui englobe tout le promontoire, avec ses bourgs, ses marchés et ses établissements religieux. La défense du mur, long de 6,5km, est renforcée par les cours d’eau. Le duc Jean de Berry reconstruit la grande salle du Palais détruite dans l’incendie de 1346. La création de l'université, en 1431 affirme encore le statut de capitale régionale de Poitiers.

 

Les hôtels particuliers.

 

Le centre vile et ses maisons à pans de bois, et hôtels particuliers.

 

Alors que la ville conserve un bon dynamisme économique jusqu’au XVII° siècle, elle amorce un déclin démographique important en passant du 15° rang des villes françaises au 30° rang au XVIII° siècle. Vivant alors de ses fonctions administratives, judiciaires et de son prestigieux passé religieux, Poitiers au XVIII° siècle semble s’essouffler : les embellissements de la ville et le développement économique sont très en deçà des villes de son rang. Au XIX° siècle, de nombreuses casernes sont construites, faisant de Poitiers une ville de garnison. La gare est construite dans les années 1850 et sera bombardée lors de la Seconde Guerre mondiale, le 13 juin 1944. Capitale régionale de 1972 à 2015, les activités urbaines restent dominées par les fonctions tertiaires et de service, de centre administratif, d’enseignement et de santé.

 

L'hôtel de Beaucé.

L'hôtel présente encore des réminiscences médiévales avec la mise en évidence de la tour d'escalier.

L'ornementation des lucarnes (masques, rubans, coquilles, etc...) puise dans le répertoire

propre aux règnes de François 1er et d'Henri II.

La superposition des trois ordres (dorique, ionique et corinthien) témoigne d'un nouvel intérêt pour l'Antiquité.

 

L'hôtel a été construit en 1554, en style Renaissance, pour Jean de Beaucé, un riche négociant protestant. Ce logis abrita, en 1558, un colloque sur la prédestination, qui allait se prolonger sur l'organisation de deux synodes (assemblées des délégués des Conseils Généraux) de l'église protestante, dont le second devait se tenir à Poitiers, en 1561.

 

Hôtel Pelisson, du XVI° siècle.

La façade principale est caractéristique de la seconde Renaissance,

époque où l'Antiquité est la source majeure d'inspiration.

 

Achevé en 1561 pour Jean Pelisson, échevin et drapier. Ce logis est le plus bel exemple poitevin du milieu du XVI° siècle. Un style particulier de chapiteau est employé à chaque niveau : au rez-de-chaussée le dorique, à l'étage le ionique, et enfin le corinthien. Deux devises tirées des psaumes, sont gravées au-dessus des fenêtres du 1° étage. Les baies ont été recrées au rez-de-chaussée en 1989.

 

Inclus à l'intérieur d'une galerie commerciale réalisée en 1905, par l'architecte poitevin Louis Martineau,

ces murs sont ceux d'un couvent fondé vers 1240 par les Franciscains, également appelés Cordeliers,

en référence à la corde qui ceinturait leur robe. Ces vestiges correspondaient au flanc sud de la nef de l'église,

ainsi qu'à quelques chapelles des XV° et XVI° siècles.

 

Le collège des deux frères et l'évêché.

 

Dans cette maison, les parties les plus anciennes remontent à l'époque romane.

En façade à droite de la fenêtre du 1° étage, subsistent encore des fragments de baies romanes.

 

Au XV° siècle l'histoire de cette maison est liée à celle de l'université fondée par le pape Eugène IV en 1431. Des collèges pour les étudiants sont établis par des particuliers, ecclésiastiques ou laïcs. En 1503, les frères Pierre et Nicolas de la Coussaye, chanoines de Luçon, fondent un collège qui, plus tard, prendra le nom de Saint Pierre. Bien que transformée au XIX° siècle, dans un style néo-gothique, cette demeure, édifiée sur une étroite parcelle, couverte d'une toiture à forte pente, garde un caractère médiéval.

 

Le musée Sainte Croix.

 

Le baptistère et les vestiges de l'ancienne abbaye Sainte Croix.

Ce bâtiment est utilisé par les services du Musée.

 

Siège d'un évêché depuis le IV° siècle, la ville accueille l'abbaye Sainte-Croix, première abbaye de femmes, fondée par sainte Radegonde au VI° siècle. Elle prend ce nom lorsque l'empereur Justin Ier fait don à la reine d'un morceau de la Croix. C'est également l'époque de Venance Fortunat, évêque de Poitiers et poète.

 

C'est le plus grand musée de la ville et il se dresse à la place de l'ancienne abbaye Sainte-Croix.

C'est une vaste structure de béton et de verre, dans le plus pur style des années 1970.

 

L'architecte Jean Monge, lauréat de l’équerre d'Argent pour la bibliothèque universitaire de droit et de lettres de la ville en 1973, est chargé de construire un nouveau bâtiment muséal. Le musée ouvre le 21 décembre 1974 sous le nom de "Centre culturel Sainte-Croix". Depuis septembre 2015, les qualités historiques de l'architecture sont reconnues par le label "Patrimoine du XX° siècle" décerné par le Ministère de la Culture.

 

Le musée accueille en exposition permanente les époques de la préhistoire à l'art contemporain, en passant par

la période médiévale et les Beaux-arts. Il possède notamment plusieurs sculptures majeures de Camille Claudel.

 

Le planétarium situé dans l'espace Mendès France.

 

le Centre Mendès France est situé à proximité de la cathédrale Saint Pierre,

en face du Musée Sainte Croix et du baptistère.

C'est le Centre de culture scientifique, technique et industrielle.

 

Avec ses murs gris et le dôme en béton nu du planétarium, le centre a ouvert ses portes en 1992.

Le dôme a un diamètre de 12 mètres.

 

Le premier planétarium : à l'initiative de l'astronome allemand Max Wolf, alors directeur de l'observatoire de Heidelberg, et du fondateur du Musée technique de Munich (le Deutsches Museum) Oskar von Miller, l'idée d'un planétarium galiléen (ou ptolémaïque) fut proposée dès 1913 à la société Zeiss. Son directeur, Walter Bauersfeld, construisit un premier planétarium, prototype de tous ceux que nous connaissons aujourd'hui. La première version de cet appareil a été installée en août 1923 sur les toits de l'usine Zeiss à Iéna, en Allemagne. Cette première version a été montée sous un dôme de 16 m de diamètre.

Le 21 octobre 1923 cet appareil fut présenté au public de Munich. Il n'y resta que quelques semaines, et retourna à Iéna pour être terminé. C'est finalement le 7 mai 1925 que le premier planétarium fut installé définitivement sur le toit du Deutsches Museum.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.aleonor.net/

Brochure "Grand Poitiers", de 48 pages, O.T. de Poitiers

Brochure "Découvrez le patrimoine de l'art roman" Ville d'Art et d'histoire

disponible à l'O.T. de Poitiers

Dépliant 12 volets "Découvrez l'hôtel de ville de Poitiers"

Ville d'Art et d'Histoire, O.T. de Poitiers

Panneaux explicatifs présentés à travers la ville

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 26 mai 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville