LA ROCHE-POSAY (Vienne)
Arrondissement de Châtellerault  - Canton de Châtellerault.
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 1.547 Rochelais en 2014.

 

 

Le centre historique

 

 

Vues aériennes avant 1970 : le pont sur la Creuse, le donjon et l'église.

 

Le donjon : la pièce maîtresse de la place forte de La Roche-Posay.

Pendant la guerre de Cent Ans à la bataille de Poitiers en 1356,

les Anglais capturent le roi de France et La Roche-Posay devient anglaise.

En 1369, Kerlouët reprend la ville et devient gouverneur.

Selon la légende, Du Guesclin aurait séjourné ici.

 

Cette puissante tour du XII° siècle, de plan carré de 16 mètres de côté, culmine à 23 mètres.

Ses murs, épais de 2,5 mètres, sont percés d'ouvertures de défense et d'éclairage.

 

Les grandes ouvertures, visibles au rez-de-chaussée et au premier étage ont été aménagées après la Révolution par un agriculteur, dernier propriétaire du donjon, pour y faire entrer ses récoltes. A l'intérieur, un escalier construit dans l'épaisseur de la muraille, conduit au premier étage dans une salle voûtée, la "Salle des Echos". Depuis le second niveau, un second escalier également construit dans le mur permettait d'accéder aux étages supérieurs et à la terrasse dominant un vaste paysage.

 

La porte Bourbon.

 

Cette porte est le seul vestige des trois accès de la ville au Moyen Age,

et était située à proximité des Thermes Saint Roch.

Intégrée dans le rempart, flanquée de deux tours, la porte surmontée de mâchicoulis la défendait.

 

Des deux autres portes d'entrées, l'une au sud, la porte de Guyenne, l'autre au nord, la porte Saint Louis, il ne reste aucune trace. Sur une ancienne gravure de la fin du XIX° siècle, on peut encore voir les vestiges des fortifications à proximité de la Creuse.

 

Le square de l'abbé Brandt.

 

 

Depuis les remparts du petit square, surplombant la Creuse,

les vestiges d'un moulin témoignent d'une des activités de la ville au Moyen Age.

A proximité, le square Henri IV, permet de découvrir les fossés de la ville ou les douves sèches.

On y découvre une des nombreuses tours qui jalonnaient les fortifications de la ville.

 

Henri IV reconnaît les bienfaits des eaux thermales et édicte, en 1604, la première législation thermale française avec la création d'une "Surintendance Générale des baings et des fontaines minérales du Royaume". C'est la raison de la dénomination de la place et de ce square.

 

La rue des remparts et les anciennes maisons.

 

Le château de la Roche.

 

A part un pan de mur percé d'une canonnière d'une de ses tours, il ne reste que peu de vestiges du château

qui couvrait l'espace des remparts, l'église et la Rue Notre-Dame.

Il sert de carrières de pierres après la Révolution à bien des maisons de la vieille ville.

 
 

La mairie, l'Avenue des Fontaines, bordée d'arbres et qui mène à l'établissement Thermal,

et le grand hôtel du Parc (ou les Loges du Parc).

Construit par deux architectes à la mode (Henri Martinet et Edmond Durandeau, auteurs de nombreuses villas

à Biarritz), l'hôtel du parc est inauguré le 8 août 1905, avec l'arrivée de l'électricité.

Pendant la Première Guerre Mondiale, il est transformé en hôpital militaire.

 

L'hôtel du Parc connaît son âge d'or dans les années 1930. Son hôte la plus marquante, Florence Gould, riche américaine, inspiratrice des arts et des lettres, arrive en Rolls accompagnée de 40 personnes et de ses nombreux chiens pékinois. Elle rencontre ici même l'académicien Pierre Benoît qui lui voue une dévotion sans égale et fait venir à La Roche-Posay ses nombreux amis parmi lesquels André Gide, Jean Giraudoux, Sacha Guitry et son épouse Yvonne Printemps, Pierre Fresnays, Jean Cocteau, Jean Marais... Pour distraire ce beau monde, un petit casino est aménagé dans le parc de l'hôtel, dans un pavillon en bois.

 

Avant 1970, le casino.

Bien plus tard, le casino de bois est transformé et aménagé dans le château de Posay.

 

La source du centre ville.

 

Ces eaux froides, d'un goût fade et désagréable, sont recommandées pour toutes les formes d'eczémas, et conviennent également au traitement du psoriasis, de l'acné, des prurits, des séquelles de brûlures, etc... L'eau émergeant de quatre sources est dispensée aux curistes sous forme de bains, pulvérisations, douches et bien sûr comme boisson.

 

Le pont avant 1970 et en 2017.

 

En 1792, une forte crue emporte le pont de pierre médiéval. Jusqu'au XIX° siècle, la traversée de la Creuse se fait par un bac à péage, depuis le bout de la rue de la Cale. En 1937, le pont suspendu à péage aménagé en 1835, est remplacé par le pont actuel. Il fut le témoin de combats acharnés le 22 juin 1940, entre les troupes allemandes et le régiment français du 4° Zouave, dans le vain espoir de retarder l'avancée des nazis.

 

 

Le centre thermal

 

 

La qualité des eaux thermales de La Roche-Posay est probablement connue dès l'époque romaine.

Ce n'est qu'en août 1573 que la première mention des bienfaits des eaux est mentionnée

par un écrit de Denis Généroux, notaire à Parthenay.

Million, médecin personnel du roi Louis XIII viendra étudier les eaux de la cité.

 

Jusqu'à la Révolution, le renom de La Roche-Posay est immense,

puis sombre dans l'oubli jusqu'au Premier Empire,

où les guerres napoléoniennes assurent un nouvel essor à la ville.

Napoléon ordonne en 1807 la construction d'un hôpital militaire près des sources.

 

Les thermes du Connétable.

 Le Docteur Benjamin Bord confia la construction à l'architecte Allengry et au décorateur Paul Audra.

La première pierre est posée en 1927 et en 1932, l'établissement est inauguré.

L'orientalisme marque l'architecture des bâtiments avec les toits en forme de pagode surmontés de clochetons.

Le premier étage est décoré de fresques évoquant la vie des saints dont les sources portent le nom.

 

Le centre thermal de La Roche-Posay (regroupant les thermes du Connétable et les thermes Saint-Roch)

accueille de nombreux curistes souffrant de problèmes de peau.

Il est le plus important centre Thermal Dermatologique en Europe, avec son eau thermale unique au monde.

 

Le hall d'accueil des thermes du Connétable.

 

Le premier établissement thermal à La Roche-Posay a été construit au début du XX° siècle,

sur l'emplacement de l'hôpital militaire érigé sur ordre de Napoléon Bonaparte.

 

Le parc thermal.

Dans les années 1930, à l'ouverture des Thermes du Connétable,

des haies entourent le parc et un portail de bois clôture l'accès.

 

Le parc de 20 hectares, magnifiquement arboré et aménagé de jardins à la française

autour du Pavillon rose et plus haut, d'un jardin à l'anglaise,

regroupe les Thermes du Connétable, le Spa Sources,

La Roche-Posay, le solarium, les ateliers de "Pommadage" et de maquillage correcteur, ainsi que le golf.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Dépliants 12 volets "Circuits découverte" O.T. La Roche-Posay

Panneaux explicatifs répartis à travers la ville

"La Roche-Posay", Michel Jaltel, 1976

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 24 mai 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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