CHAUVIGNY (Vienne)
Arrondissement de Montmorillon - Canton de Chauvigny.
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 7.088 Chauvinois en 2014.

 

D'une superficie de 9.582 hectares et d'une altitude de 61 à 149 mètres,

la ville est traversée par la rivière la Vienne.

 

 

La cité médiévale et  la ville haute

 

 

Connue comme cité médiévale, Chauvigny, dès la Préhistoire était occupée.

L'éperon rocheux et ses alentours ont servi de refuge et d'habitat à diverses populations nomades,

avant d'être abandonné au profit de la vallée durant l'Antiquité.

 

Depuis la ville basse, vue sur les cinq châteaux forts groupés sur le même promontoire,

un ensemble unique en Europe.

 

C'est vers l'an 1000, sur la pointe de l'éperon occupée au néolithique, que les évêques de Poitiers, seigneurs de Chauvigny implantent un château. Les fiefs voisins verront à leur tour s'édifier d'autres châteaux forts, successivement rachetés par les évêques jusqu'en 1447. Au XV° siècle, la ville atteint sa plus grande extension entourant de ses deux kilomètres de remparts, cinq châteaux et quatre églises.

 

(De gauche à droite) le château baronnial des évêques de Poitiers, château d'Harcourt,

 La collégiale Saint Pierre, le donjon de Gouzon, le château de Montléon, et la tour de Flins.

 

La ville n'a pas été épargnée par les grands drames de l'histoire : en 1356, elle héberge le roi Jean et son armée, à la veille de la déroute de Poitiers, prise et reprise pendant la guerre de Cent Ans. Elle connaît un siècle d'accalmie pour subir les désordres répétés des guerres de Religion (son temple est fermé en 1642), puis la Fronde. Les représailles de 1944 épargneront au moins ses monuments.

 

Le donjon de Gouzon, des XI° et XII° siècles.

 

Ce donjon porte le nom de son dernier propriétaire, Guy III de Gouzon, un seigneur originaire du Bourbonnais

qui s'est uni à la fin du XIII° siècle à Blanche de Beaumont, détentrice du fief.

 

Son importante silhouette garde les marques des différentes étapes de sa construction.

Au XII° siècle, une première tour carrée de 11 mètres de côté et d'une hauteur de 13 mètres

a été bâtie, sans ouverture, excepté la porte alors accessible par une échelle.

 

Au XIII° siècle, son volume est multiplié par quatre, la tour s'élevant à 25 mètres.

Le donjon s'est alors doté de quelques éléments de conforts comme les latrines et un logis,

mais l'accès aux étages semblent se faire par des échelles, aucune trace d'escalier n'ayant été trouvée.

 

Escalier d'accès au donjon et la place.

 

Très endommagé au XVII° siècle, il subit plusieurs campagnes de restauration aux XIX° et XX° siècles.

 

Classé depuis 1899 Monument Historique, la ville de Chauvigny l'a racheté à l'Etat en 1992.

 

Devenu musée, l'Espace d'Archéologie industrielle présente aujourd'hui, au travers de diverses salles, les énergies, industries et productions locales et abrite des expositions temporaires. Il possède un célèbre ascenseur, réalisé par l'architecte Sylvain Dubuisson en 1993, qui est une commande publique de la Délégation aux Arts Plastiques. Sa transformation a permis d'en assurer sa protection.

 

Sur la place, des maisons anciennes des XV° et XVI° siècles.

 

L'ancien château de Montléon, du XIII° siècle.

 

A l'origine, c'était la tour Oger, du nom de la famille Oger,

originaire de Chauvigny, ancêtre des seigneurs de Montléon.

Il ne reste qu'un morceau de l'enceinte du château et un blason au lion à langue de feu,

visible au-dessus d'une porte proche de la collégiale Saint Pierre.

 

Érigé au XIII° siècle, il devait posséder un donjon rectangulaire à contreforts semi-circulaires du même type que ceux du donjon de Gouzon. Au nord de ce donjon, se trouvait une tour trapézoïdale plus récente, la Tour Oger. Sur le flanc ouest du château, il subsiste une partie de l'enceinte extérieure. Cette muraille, malgré le percement de fenêtres à l'époque moderne, constitue l'ensemble le mieux conservé du château.

Vers 1295, Guy II de Montléon cède son château à Gauthier de Bruges, évêque de Poitiers et seigneur de Chauvigny. Conservé en état par ses nouveaux propriétaires jusqu'à la fin du Moyen Âge, le château de Montléon commence à être démantelé sans doute dès le début du XVI° siècle.

La famille de Montléon qui avait été pendant quelque temps titulaire de la baronnie de Montmorillon était aussi propriétaire du château de Touffou à Bonnes. Il avait des dimensions proches de celles du château d'Harcourt. Ces deux forteresses imposantes verrouillaient ainsi l'accès direct au château des évêques.

 

Vestiges de la tour de Flins, du XI°  siècle.

 

C'est le plus petit château de la cité, situé en bordure de l'enceinte,

et le seul que les évêques n'ont pas cherché à acquérir.

Resté privé, il est le mieux conservé, malgré quelques modifications tardives des XVI° et XVII° siècles.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.chauvigny.fr/

Guide "Chauvigny, cité médiévale", de 44 pages, A.P.C. 2015

Dépliant 12 volets "Chauvigny, cité médiévale", O.T. Chauvigny

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 22 juin 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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