BONNES (Vienne)
Arrondissement de Poitiers - Canton de Chasseneuil-du-Poitou.
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 1.740 Bonnois en 2014.

 

D'une superficie de 3.435 hectares et d'une altitude de 56 à 141 mètres,

la ville est traversée par la rivière la Vienne.

 

Vue aérienne avant 1970 et l'église Saint André en 2017.

L’église de Bonnes, édifiée au XII° siècle pour la majeure partie,

a été détruite lors d’un tremblement de terre au XVIII° siècle,

et son clocher s’effondre définitivement en 1889. Le nouveau clocher fut construit en 1892.

 

 

Château de Touffou

 

 

Construit sur une terrasse artificielle le château est depuis huit siècles, une propriété privée.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bonnes qui accueille déjà des réfugiés mosellans depuis septembre 1939,

doit en plus loger 200 soldats allemands : ils sont installés au château de Touffou.

 

L’origine du Château de Bonnes remonte aux premières défenses érigées par les évêques de Périgueux au IX° siècle pour protéger l’Abbaye de Brantôme fondée par Charlemagne, des remontées de la Dronne par les Vikings, qui passèrent tout de même et pillèrent l’abbaye par deux fois (en l’an 847 et 857).


L’actuel Château de Bonnes est édifié sur les fondations du château médiéval qui fut le siège seigneurial de la famille de Lambert, pendant six siècles, du XI° au XVI° siècles, tantôt dans le domaine du Roi de France, tantôt sous la couronne britannique.

 

Portail d'entrée - Vestiges de l'enceinte médiévale.

 

Mentionné dès 1127 sous le nom de «Tolfel», «Thofo» en 1267, le fief de Touffou est, dès 1438, une châtellenie dont la juridiction couvre les paroisses de Bonnes, Liniers et Lavoux et une partie des paroisses de la Chapelle-Moulière, Jardres, Saint-Léger-de-Chauvigny, Leignes et Saint-Cyr. Cette châtellenie relève de la baronnie de Chauvigny dont elle constitue l’un des principaux fiefs vassaux. Au XIII° siècle, Touffou appartient à la famille Oger, puis aux Montléon après 1270 et, à partir de 1519, aux Chasteigner.

 

Vue aérienne, avant 1970.

(A gauche, derrière la tour St Jean, se trouve la tour de l'hostellerie, cuisine).

Le donjon résidence est agrandi au XV° siècle en même temps que l'édification des tours rondes.

Le plan en quadrilatère défensif subsiste encore aujourd'hui.

 

Construit au XII° siècle (donjon double au centre), le château a été remanié et agrandi à la fin du XV° siècle, d'un corps de logis, par la suite modifié au goût de la Renaissance (1560), et flanqué de deux grosses tours : la tour Saint Georges et la tour de l'Hostellerie.

 

Le château avant 1950.

Photo de gauche : la tour Saint Jean et la tour de la chapelle.

Photo de droite : la tour Saint Georges et le logis Renaissance.

De l'enceinte démantelée au XVII° siècle, subsiste une partie du quadrilatère défensif

et deux tours du XIV° siècle, côté rivière,

la tour Saint Jean, et la tour de la chapelle, arasée au niveau de la terrasse.

 

▪ Le Logis et les aménagements de style Renaissance du château sont dues à Jean III Chasteigner de la Roche-Posay, Chambellan de François Ier, ainsi qu'à son épouse Claude de Montléon, dame de Touffou. La famille de La Roche-posay possédera le château jusqu'en 1821.
▪ En 1794 les scellés sont mis sur Touffou mais le domaine est remis à l'héritier en 1803 qui le vend en 1821 à la famille de Greaulme.
▪ Trois propriétaires se succèdent jusqu'en 1897 où il est acheté par la famille de Vergie qui l'occupe jusqu'en 1966 et perpétue la tradition de chasse à courre. Enguerrand de Vergie y fait réaliser d'importants travaux de restauration et d'aménagements.

▪ Le château a été racheté en 1966 par le publicitaire britannique David Ogilvy.

 

De gauche à droite : tour St Georges, Logis Renaissance, donjons jumeaux du XII° siècle, et la tour St Jean.

 

Le donjon se dresse au centre de l'édifice. Il est rectangulaire : 27 m de long, 13 m de large et 18 m de haut.

Il est flanqué de tourelles aux angles et il est couronné de mâchicoulis sur les faces Nord et Est.

Il a cinq étages, chacun abritant une salle unique.

Celle du deuxième conserve une polychromie héraldique du XIII° siècle.

 

La tour Saint Jean et la tour de la chapelle.

 

Les jardins.

 

Le jardin,  labellisé "Jardin remarquable" comprend une roseraie constituée de quatre pièces plantées d'ifs

et de mixed-border composés de vivaces, puis par une succession de carrés d'artichauts géants bordés de buis,

et enfin, par le jardin bas sur la Vienne

où deux lavoirs sont entourés par des parterres de buis en forme de trapèzes recouverts de népétas géants.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.tourisme-vienne.com/

https://www.tourisme-vienne.com/

http://www.bonnes.fr/

Panneau explicatif présenté à l'entrée du château

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 24 mai 2017 

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville