ANGLES-SUR-L'ANGLIN  (Vienne)
Arrondissement de Montmorillon - Canton de Montmorillon
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 384 Anglois en 2014.

 

D'une superficie de 1.475 hectares et d'une altitude de 63 à 139 mètres,

le village est situé à la limite du département de l'Indre, et traversé par les rivières Gartempe et Anglin.

Il est classé parmi les "Plus Beaux Villages de France", et abrite un trésor de l'art préhistorique :

une frise sculptée, gravée et peinte, unique au monde.

 

Avant 1970, la ville basse, vue de la Huche-Corne - Le calvaire, le pont et l'église.

La Huche Corne offre un superbe panorama donnant sur la ville basse, le château et la vallée de l’Anglin.

 

Aux confins du Berry et de la Touraine, Angles-sur-l’Anglin doit son nom à la tribu saxonne des Angles qui envahit l’Angleterre au V° siècle, ainsi qu’à la rivière qui sépare la partie haute et la partie basse du village. Quant à sa réputation, ce sont ses "jours", de magnifiques broderies faites à la main, qui la font depuis 150 ans et, beaucoup plus loin dans l’Histoire, sa frise sculptée magdalénienne (15000 ans) du Roc aux Sorciers...

 

Le village au paléolithique.

 

Entrée du Centre d'interprétation du "Roc aux Sorciers".

Ce vaste abri sous roche de 25 m de long est un joyau de l'Art Préhistorique.

Le Centre d’interprétation propose de découvrir ce patrimoine, au travers des scénographies innovantes

et des restitutions taille réelle dont l'une est entièrement tactile.

 

Cette fabuleuse frise unique nous révèle l'univers des hommes de Cro-Magnon,

peuplé de bouquetins, bisons, chevaux, félins, rennes et figurations humaines,

dont l'exceptionnel ensemble des trois femmes sculptées.

 

Découvert en 1950, on est toujours fasciné par ce bestiaire de 30 animaux,

mais également de rares figures humaines, sculptés par nos lointains ancêtres... les Magdaléniens.

 

Cette frise révèle le lien que pouvait avoir l'habitat avec l'art au Magdalénien. Au contraire des grottes profondes

telles que Les Combarelles ou Lascaux, les abris sous roche, la plupart du temps sculptés,

présentent la particularité d'associer art et habitat. Les groupes magdaléniens n'habitaient pas les grottes.

 

 Au Roc-aux-Sorciers, la frise sculptée, gravée et peinte est associée à une importante occupation

datée du Magdalénien moyen. Les foyers semblent placés à des endroits stratégiques,

en rapport direct avec les œuvres sculptées (au pied des femmes et au pied des bouquetins par exemple).

 

Au quotidien, les groupes vivaient donc dans cet abri sous roche au contact direct avec les œuvres pariétales, qui elles-mêmes avaient probablement un rapport direct avec leurs activités quotidiennes. Les nombreux anneaux taillés le long d'arêtes naturelles posent aussi la question de l'utilisation possible de liens. Participant activement à l'organisation des figures, créant de véritables panneaux figuratifs, ces anneaux avaient peut-être un rôle utilitaire, mais aussi symbolique car ils sont associés à des thèmes spécifiques.

Le lien entre art et habitat est un des points les plus originaux du Roc-aux-Sorciers. Reste à comprendre la nature de l'occupation. Que venaient-ils faire au pied des falaises de l'Anglin ? Venaient-ils là dans le but de décorer ces falaises, ou bien était-ce un habitat saisonnier lié à la chasse – peut-être regroupant plusieurs groupes locaux – qu'ils n'ont pas hésité à décorer ?

 

La Haute Ville.

 

La place du Marché et statue "La Victoire", du sculpteur Aimé Octobre.

 

Le village groupe ses maisons de tuiles brunes autour de son église Saint Martin.

La Cueille, ruelle pavée piétonnière qui assure la communication entre ville haute et ville basse.

Elle doit son nom probablement parce que les habitants cueillaient l'eau en bas de cette ruelle.

 

L’Arceau, un des nombreux vestiges du Moyen Age.

 

L'arceau : les caves situées au niveau de l'arceau servaient d'entrepôts pour le sel commercé lors des grandes foires d'Angles et pour le sel de contrebande. Son architecture est inspirée de celle des villes espagnoles (Sarragosse).

 

 

L'église Saint Martin.

 

Le clocher date du XII° siècle.

L'église a été incendiée pendant les Guerres de Religions, comme le laissent voir certaines pierres noircies,

et une partie de la nef a été endommagée.

 

 

Le clocher est frappé par la foudre le 5 mai 1657. Gravement endommagé, on a dû l'abaisser de deux mètres.

 

 

Au bas de l'église, ce petit château avec deux tourelles.

 

La Ville Basse.

 

En rive gauche de l'Anglin, sous la protection du château,

se trouve la Ville Basse, berceau de l'abbaye Sainte Croix.

 

Le pont sur l'Anglin.

 

Les bords de l'Anglin.

 

 

 

Le village et les vestiges de son ancienne abbaye.

 

Fondée en 1080 par Isambert 1er, l'abbaye dépend d'abord de l'abbaye Saint Cyprien de Poitiers, puis passe ensuite à l'ordre des Augustins. A cette époque, le monastère s'étend tout autour de l'église jusqu'à la rivière. On voit encore de nos jours des contreforts, des portes ogivales, des fenêtres à meneaux, une tour d'angle. Un peu plus loin, le cimetière renferme une croix hosannière qui était utilisée lors de l'Office des Rameaux.

 

L'église Sainte Croix, avec son portail du XII° siècle, est le vestige d'un monastère établi au XI° siècle.

L'église est composée entre autre, d'une partie de la nef de l'ancienne abbaye Sainte-Croix.

 

Le moulin.

 

L'un des nombreux moulins encore existant et situé sur la rivière l'Anglin.

 

Centre d'artisanat d'art.

 

Angles-sur-l'Anglin est célèbre pour ses ateliers de textiles. « Les jours d'Angles », nés au XIX° siècle.

Très populaires auprès de la « haute société » de la Belle Époque, ils connaissent un regain d'intérêt.

 

Les jours d'Angles : une exposition avec boutique est ouverte à la maison des jours d'Angles et du Tourisme.

Jusqu'à trois cents ouvrières ont travaillé pour les plus grands magasins parisiens et les jours d'Angles ont orné

le linge des paquebots  Normandie et du Queen Elizabeth. Aujourd'hui, la demande vient plutôt de l'étranger.

 

Le travail entièrement réalisé à la main, se fait sur des toiles de lin ou de métis (tissu dont la trame est en fil de lin et la chaîne en coton). L'ajoureuse calque ses motifs sur le tissu et les cerne d'un cordonnet en point de bourdon. Puis, avec de petits ciseaux, elle tire ses fils, un à un, pour préparer le pavé de jours. Les fils restants sont groupés en faisceau, et travaillés avec des points adaptés au motif.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/
Photo jour d'angle : https://www.google.fr/
Photos "Roc aux sorciers" faites à partir des cartes postales achetées sur place

Dépliant "Plan, avec historique", Office de Tourisme d'Angles

Dépliant 3 volets "Maison des Jours",Office de Tourisme d'Angles

"Roc aux Sorciers", dépliant 8 volets, Office de Tourisme d'Angles 

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, 24 mai 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville