NIORT  (Deux-Sèvres)
Arrondissement de Niort - Canton de Niort
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 58.952 Niortais en 2015.

 

D'une superficie de 6.820 hectares, et d'une altitude de 2 à 77 mètres,

la ville est traversée par le fleuve la Sèvre Niortaise, et située en bordure des marais mouillés

(la Venise verte). C'est la principale entrée du marais poitevin.

 

Toponymique gaulois, composé des éléments nouiios « neuf, nouveau »  et ritu- "gué".

Le sens global de Niort est donc celui de "nouveau gué".

 

Vue aérienne avant 1970 : l'église Saint Hilaire, et au fond, l'église Saint André.

 

Pendant des siècles, il n'y eut à Niort que deux paroisses : Notre-Dame et Saint André. En raison de l'augmentation de la population, deux nouvelles paroisses voient le jour à la fin du XIX° siècle : Saint Etienne dans le quartier du port, et Saint Hilaire dans le quartier de la Brèche.

 

 

Eglise Saint Hilaire

 

 

L'église a été construite en style néo-gothique, au XIX° siècle.

De plan en croix latine, elle est dotée d’un vaisseau central, de quatre travées, et de deux collatéraux.

Le transept est saillant et le chevet est polygonal.

 

Reconstruite par l'architecte Segrétain, de 1846 à 1866,

à l'emplacement d'une église romane ruinée par les protestants en 1588.

La pose de la 1° pierre a lieu le 18 mai 1862.

L'église livrée au culte le 14 janvier 1866, a été consacrée par Mgr Pie, évêque de Poitiers, le 2 juin 1868.

 

Façade occidentale de l'église, et les deux clochers, hauts de 70 mètres, dominent la ville.

Au sommet de la façade, la statue de Saint Hilaire.

Il est entouré de saint Ambroise à sa droite, et saint Athanase à sa gauche,

deux grands docteurs de l'église romane, comme Saint Hilaire.

 

La façade en pignon est percée d’un portail en plein-cintre à voussures. Au-dessus, une rosace et l'ensemble est encadré par un arc en plein-cintre soutenu par des colonnes. De part et d’autre du portail, deux baies en plein-cintre en aveugle sont percées, surmontées de baies en plein-cintre à lancettes. On accède à l’église par une volée de marches.

 

 

Au-dessus, encastré dans le mur de la façade, figure un médaillon au centre duquel trône le Christ,

sur les nuées du ciel, tenant sur ses genoux le livre des Evangiles.

Il est entouré des quatre évangélistes qui continuent par leurs écrits d'en porter le vivant témoignage.

Sur les côtés de l'édifice, au départ du toit,

les niches destinées à recueillir d'autres docteurs, restent inoccupées, faute de financement.

 

La tour-clocher, de plan carré, est située sur le bras du transept nord. Elle est percée d’une série de double-baies en plein-cintre dotées d’abat-sons, ainsi qu’une baie en plein-cintre et d’oculi. La toiture est de type Kreisker. Une tour-clocher inachevée est présente sur le bras sud du transept. Deux tourelles d’escaliers sont flanquées à chacune de deux tours-clochers. La toiture de l’édifice est en bâtière.

 

Depuis le choeur, vue sur la nef, la tribune et l'orgue.

Huit gros piliers quadrilobés soutiennent les coupoles et séparent les bas-côtés du vaisseau central.

 

L'orgue a été construit par la maison Debière de Nantes vers 1840

er refait à neuf lors de son acquisition par la paroisse en 1914.

 

Dans l’entrée, se trouve le baptistère. Les peintures, réalisées par M. Lecoq d’Arpentigny

sont les plus anciennes de l’église. De style moyenâgeux utilisant les dorures,

elles rappellent ce que l’on peut voir à la Sainte Chapelle ou Notre-Dame de Paris.

 

 

Les vitraux de la fin du XIX° siècle sont représentatifs de la piété et de la foi du temps :

insistance sur la vie des saints, culte important à la Vierge et à Saint Joseph, ainsi que les saints locaux.

(La plupart des vitraux sortent des ateliers Lobin de Tours).

 

Dans la nef, la chaire à prêcher est en bois, du XVII° siècle.

D'inspiration byzantine à plan basilical elle possède trois nefs de hauteur égale.

 

Les coupoles sont portées par des piliers quadrilobés.

 

La partie centrale du mur de la chapelle baptismale est restée vide.

Le baptistère est de forme octogonale, et il est surmonté d’un beau couvercle en cuivre

et l’entrée de la chapelle est fermée par une grille.

 

Le vitrail de sainte Germaine qui peut sembler anachronique dans la chapelle dédiée à Sainte Radegonde,

a en fait été installé à la demande de Mgr Pie, qui vouait une grande admiration à cette sainte.

Celui de saint André, dans la chapelle du Saint-Sacrement,

est quant à lui un hommage aux religieuses de La Puye, longtemps présentes sur la paroisse.

 

L'abside centrale est à trois fenêtres avec voûtes larges et élevées.

 

Le vitrail de l'abside est à trois lancettes (ateliers Lobin à Tours)

 

La croisée du transept.

 

Les chapelles, dans les transepts, sont consacrées, du côté nord à sainte Radegonde et à Notre-Dame du Rosaire,

et côté sud à saint Joseph et au Saint-Sacrement. Les verrières de ces chapelles racontent différents épisodes

de la vie de ces saints et du Christ. Les plus anciennes, celles de la Vierge et de saint Joseph

sont de style archaïque du XIII° et datent de 1867 et 1868.

 

L’ensemble des peintures murales date de la fin du XIX° siècle.

Les peintures au-dessus des chapelles, représentent dans le transept sud la « résurrection de Lazare »,

et dans le transept nord « la libération de saint Pierre par l’ange ».

Elles sont de Louis Germain, peintre niortais de l’école de David.

 

Le chœur est la partie de l’église qui a subi plusieurs transformations. L’autel principal au fond est consacré

à Saint Hilaire, son devant représente la Cène. Fermé à l’origine par une grille,

le chœur fut plusieurs fois remanié. Il est l’œuvre de l’architecte niortais M. Chevallereau,

et le mobilier est dû au sculpteur châtellereaudais Francis Guyot.

Sous le chœur, une très belle crypte voûtée ainsi que des caveaux,

destinés à recevoir les sépultures des curés de Saint-Hilaire. (Un seul emplacement est occupé).

 

Le tabernacle, installé en 1968, est en cuivre et en forme de diamant, symbole d’éternité. A l’origine vitré, il est maintenant fermé par la représentation du Christ sous la forme d’un agneau, couché sur un parchemin qui se déroule, signifiant ainsi le principe, le milieu et la fin.

 

La voûte de l’abside et des chapelles sont en ogives.

La chapelle de la Vierge et son maître-autel. Les décors et fresques muraux sont d'inspiration byzantine.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.patrimoine-histoire.fr/
https://www.eglise-niort.net/Eglise-Saint-Hilaire
http://www.patrimoine-religieux.fr/

Dépliant 3 volets "Eglise St Hilaire", O.T. Niort

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée de l'édifice

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 26 avril 2018

 

 

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