NIORT  (Deux-Sèvres)
Arrondissement de Niort - Canton de Niort
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 58.952 Niortais en 2015.

 

D'une superficie de 6.820 hectares, et d'une altitude de 2 à 77 mètres,

la ville est traversée par le fleuve la Sèvre Niortaise, et située en bordure des marais mouillés

(la Venise verte). C'est la principale entrée du marais poitevin.

 

Toponymique gaulois, composé des éléments nouiios « neuf, nouveau »  et ritu- "gué".

Le sens global de Niort est donc celui de "nouveau gué".

 

Avant 1970, vue aérienne : la ville et l'église Saint André.

Située au sommet de la colline Saint André, l'église domine la vallée de la Sèvre

et surplombe les quartiers du port et de Bessac. Elle est entourée de rues étroites et tortueuses

et fait face à l’église Notre-Dame, située sur l’autre colline de la ville.

 

 

Eglise Saint André, du XIX° siècle,

de style néo-gothique.

 

 

L’église est dédiée à Saint André qui était un des douze apôtres de Jésus,

originaire de la ville de Bethsaïde en Galilée. Il était pêcheur sur le lac de Tibériade,

et aurait été crucifié sous l’empereur Néron à Patras en Grèce en l’an 60.

 

Les rives de la Sèvre Niortaise et l'église Saint André, avant 1970.

 

Une première église romane, du XI° siècle fut agrandie à l'époque gothique. Ruinée par les protestants en 1588, elle fut reconstruite sous Louis XIV, et en 1793, elle devient Temple de la Montagne et sert de lieu de réunion aux clubs révolutionnaires. Puis elle est utilisée comme hangar à fourrage pendant les guerres de Vendée. Son état est depuis longtemps dégradé.

 

L'aspect néo-gothique de Saint-André est assez sobre.
Trois portails avec une symétrie respectée, une grande rosace polylobée
entourée de deux baies à doubles lancettes. Les flèches culminent à 70 mètres.

Les voussures des portes sont sculptées de feuillages tenus par de petits personnages :

chevaliers, anges, saintes femmes et moines.

 

Hippolyte Rabier, l'abbé de la paroisse, prépare un projet de reconstruction qui voit le jour sous le Second Empire : Saint-André est totalement reconstruite de 1855 à 1863 par l'architecte Pierre-Théophile Segrétain. Cette reconstruction en style néo-gothique est placée sous le signe du bénévolat : l'architecte a travaillé gratuitement tout comme certains peintres.

 

Au-dessus du portail principal, le gâble sculpté représente le Christ en majesté.

Il donne les clés à saint Pierre et la croix de son martyre à saint André.

 

 

De plan longitudinal l'église est pourvue d’une nef accompagnée de collatéraux,

son transept est saillant et son chevet plat.

Au-dessus de l’entrée de la nef est présente une tribune où se trouve l’orgue de l’église,

construit en 1924 par A. Cavaillé-Coll-Convers.

La nef et les orgues sont disposées de part et d'autre d'une grande rosace dédiée à saint Dominique.

 

Les vitraux de la nef, en dalles de verre éclatées, serties dans le béton, ont été posés en 1963 par Van Guy, autre atelier de Tours. Ils illustrent les sept sacrements, mariage et Ordre étant situés à la même fenêtre. Les quatorze stations du chemin de croix (plâtre polychromé, vers 1875) ont leur explication sur leur encadrement volumineux.

 

De chaque côté de la porte, statues de Saint Pierre et Saint Paul.

D’un seul niveau, la nef est encadrée par des arcades en arc brisé, soutenues par des pilastres.

La voûte est appareillée d’ogives.

 

La chapelle des fonts baptismaux bénie en 1884, et le baptistère à cuve octogonale, du XIX° siècle.

 

Sa position près de la porte de l'église symbolise, pour le baptisé, le passage à la vie avec le Christ, dans la communauté des chrétiens. Depuis l'Antiquité, l'octogone est souvent la forme des cuves baptismales : le 8 est en effet le chiffre du renouveau. La Création a demandé six jours, suivis du sabbat ; le Christ, le lendemain d'un jour de sabbat, transfigure la Création par sa Résurrection.

 

Vue de l'abside et des deux chapelles latérales depuis le bas-côté gauche.

La rosace du transept sud.

 

Au carré du transept, se trouve l’autel en bois mis après le concile de Vatican II (1962-1965), car on revient alors aux célébrations face au peuple, reprise de la pratique du premier millénaire. Sur le devant Jésus tombe avec la croix, accompagné de Simon de Cyrène et de Véronique qui lui essuie le visage.

 

Le chœur et le transept comptent sept autels de la fin du XIX° siècle.

 

Très belle pietà, en plâtre peint,  du XIX° siècle.

 

Chapelle Sainte Macrine et Sainte-Radegonde, à droite du maître-autel.
Vitrail de l'abside sur le martyre de saint André.

 

La nef et le bas-côté droit vus depuis le chœur.

Christ en bois du XVIII° siècle ainsi qu'une remarquable chaire sculptée du XVII° siècle.

La chaire porte sur son panneau central l’extase de sainte Thérèse d’Avila, et provient sans doute d’un carmel.

Les voûtes à la Plantagenêt et les piliers ornés de stries horizontales donnent un petit cachet romano-byzantin.

 

L'abside centrale resplendit d'un beau vitrail sur le martyre de saint André.

Les voûtes d'ogives rappellent le style Plantagenêt, caractéristique du gothique régional.

Les voûtes sont parsemées de 144 étoiles (symbole de la Jérusalem céleste).

 

Les douze stalles du chœur sont datées 1884. Les accoudoirs évoquent des animaux fantastiques.
Ambon et pupitre sont du sculpteur niortais Laurent Page.

 

Vitrail de l'abside sur le martyre de saint André

 

Le maître-autel, au fond, est l’œuvre de l’atelier Bordas de Poitiers. Il fut construit pour la consécration de l’église en 1874. Le baldaquin a été remplacé par un retable néo-gothique assez important, incluant le tabernacle. Le devant est orné d’une large sculpture peinte représentant la multiplication des pains par Jésus et ses disciples, également évoquée par une inscription au sol : "vos pères ont mangé la manne dans le désert et ils sont morts, qui mange de ce pain et boit mon sang vivra éternellement".

 

Chapelle Saint-Blaise et Saint-Nicolas à gauche du maître-autel.
Elle est très similaire à son pendant, la chapelle Sainte-Macrine et Sainte-Radegonde.

 

Porte d'accès à la sacristie.

 

 

Fresques réalisées en 1896, Œuvre de Louis Germain,

un des artistes bénévoles lors de la reconstruction de l'église Saint-André sous le Second Empire.

Louis-Adolphe Lecoq d’Arpentigny (1822 à Rouen) a réalisé toute la partie non figurative.

 

Bras gauche du transept et sa belle rosace dédiée à saint Joseph.

Les vitraux historiés de l'église Saint-André proviennent des ateliers Lobin de Tours.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.patrimoine-histoire.fr/
Dépliant 3 volets "Eglise St André", O.T. Niort

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée de l'édifice

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 26 avril 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville