FENIOUX  (Deux-Sèvres)
Arrondissement de Niort - Canton de Autize-Egray.
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 657 Feniousiens en 2015.

 

D'une superficie de 3.365 hectares, et d'une altitude de 53 à 228 mètres,

le village est arrosé par les rivières le Fenioux et le Saumort.

 

Etymologie : signifierait,  un lieu où pousse le foin, ou un lieu appartenant à un certain Finius,

ou encore, le fenil, un bâtiment servant à stocker le foin.

 

Vue aérienne du village et de l'église, avant 1970.

 La région de Fenioux dépendait en l'an 900, des Domaines de la Gâtine, propriété des sires de Parthenay.

Une petite église fut construite où résidait la famille de Vaucouleurs,

et porte une marque de parentés saintongeaises assez inattendues.

 

Ce n'est pas tellement dans son plan, de type courant (abside et absidioles solidaires d'un transept et nef (sans bas-côtés) que dans certaines particularités structurales et surtout décoratives. Les tracés en arc légèrement brisé y sont couramment employés tant pour les voûtes en berceau que pour les grands arcs.

 

 

Église romane Saint Pierre,

du XII° siècle.
 

 

Au XII° siècle, les moines de Parthenay-le-Vieux firent reconstruire une autre église par leurs ouvriers auvergnats,

sur l'emplacement de l'ancienne, au milieu de ce qui devait être le cimetière.

Par la suite plusieurs générations de Ratault habitèrent la Braudière; l'un d'eux,

François, fit construire vers 1525 une chapelle funéraire accolée à l'église paroissiale.

 

 

L'église est construite sur un rocher, sans fondations, avec des murs larges d'un mètre cinquante,

partie en granit, partie en calcaire.

 

En 1525, François Ratault, seigneur de la Braudière épouse Louise de Montfaucon, et fait bâtir dans la même année, contre le flanc nord de l'église, une chapelle funéraire dans laquelle il sera inhumé, de même que plusieurs nobles protestants. Cet édifice est détruit sans doute suite à des querelles locales entre catholiques et protestants, et ils ne restent alors de nos jours, que la chapelle rompue.

 

A la fin du XVI° siècle, on surélève les murs en vue d'une fortification de l'église.

Contre le flanc nord subsistent des arrachements provenant d'une chapelle funéraire du XVI° siècle

dont les détails décoratifs d'un style excellent sont pénétrés d'italianismes.

Des pilastres d'ordre ionique portent des bustes de saints personnages. On y retrouve Samson maîtrisant le lion

associé à des emblèmes macabres et à une initiale F fleuronnée à banderoles.

(Cette chapelle serait due à l'initiative de François Ratault, seigneur de Braudière).

 

Des contreforts simples épaulent le chevet.

 

Le clocher, de forme octogonale, est percé de baies étroites encadrées par des colonnes à chapiteaux

et arcs en plein cintre. Il abrite deux cloches : Marie-Thérèse (520 kg) et Albine-Barbe (716 kg).

 

De 1931 à 1935, pour revenir au niveau roman d'origine, l'architecte Brun,

au cours de travaux de restauration, fait araser les surélévations et abaisser la toiture pointue du clocher.

 

La porte ouest est tracée en arc brisé. Les chapiteaux historiés des groupes de colonnettes

retracent deux épisodes de l'histoire de Samson, celui du lion et celui des portes de Gaza,

ou encore des occupations rustiques : la corbeille d'un autre chapiteau est faite d'une grosse tête grimaçante

à la chevelure hérissée de même caractère que les chapiteaux du carré du transept.

 

Le portail occidental et la nef.

 

 

Le coupole sur pendentifs qui coiffe le carré du transept soutenue par des piliers formés de faisceaux compacts

de colonnes de diamètre inégal posés sur de grands socles circulaires.

Les piliers portent des groupes de chapiteaux ornés de gros masques qui semblent avaler la base de la corbeille

ou de beaux oiseaux affrontés et retournés pour se mordre l'extrémité de l'aile.

 

Chapelle des fonts baptismaux - Statue de Saint Jean Baptiste.

 

Statues de Saint Antoine de Padoue, et de Saint Pierre.

 

Dans le choeur, statues de Saint Pierre et d'une Vierge à l'enfant (ou Sainte Anne).

 

 

Le choeur et les stalles en bois.

Vitraux du maître verrier Julien Fournier, de tours, et datés 1879.

 

Toutes les stalles possèdent des miséricordes sculptées, et toutes différentes.

 

A la Révolution, l'église gérée par la Fabrique, (une assemblée de notables) est vendue comme bien national. Depuis 1998, les différents conseils municipaux de Fenioux ont été favorables à la restauration totale de l'église. Les travaux, commencés en 2003 et achevés en juin 2008, ont rendu son lustre d'antan à l'église Saint-Pierre de Fenioux.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.mairie-fenioux.fr/

Dictionnaire des églises de France "Poitou, Saintonge, Angoûmois"

Volume 111C, Editions Robert Laffont, 1967

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 24 avril 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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