COULONGES-SUR-L'AUTIZE  (Deux-Sèvres)
Arrondissement de Niort - Canton d'Autize-Egray.
Région Nouvelle Aquitaine
 Population : 2.363 Coulongeois en 2015.

 

D'une superficie de 1.887 hectares, et d'une altitude de 27 à 121 mètres,

la ville est arrosée par la rivière l'Autize, un affluent droit de la Sèvre Niortaise.

 

Etymologie : du bas-latin colonica (colon).

Le paysan libre obtenait le droit de s'établir dans une colonica dont il était le colon.

La ville s’appelle au Moyen Âge Coulonges-les-Royaux, ou Coulonges-le-Royal.

 

   L'église romane Saint Etienne et les halles de style Baltard, du XIX° siècle.

 

 

Le château Renaissance, bâti entre 1522 et 1568.
 

 

Situé à proximité de l'église romane Saint Etienne,

c'est l'un des plus grands modèles de l'architecture Renaissance en Poitou.

Le château abrite de nos jours la mairie et l’office de tourisme de la commune.

 

  Place de la mairie et le château, avant 1970.

 

Les seigneurs de Coulonges, les Madaillan d’Estissac, se distinguent au service du roi, avant que Louis XI ne fasse raser le château de Jean de Madaillan d'Estissac, neveu d'Amaury d'Estissac mais chambellan de Charles de Guyenne, remplacé par un château Renaissance.

 

L'initiative de la construction d'un édifice dans le style de la Renaissance, semble avoir été donnée dès 1518

par Geofroy d'Estissac, évêque de Maillezais. Les travaux commencèrent en 1542-1544.

Après sa mort, son neveu, Louis d'Estissac, chambellan du roi, acheva la construction vers 1566.

 

Pendant la guerre de Cent Ans, les Estissac, famille issue du Périgord, jouent un rôle important et s’installe sur la seigneurie de Coulonges-les-Royaux en 1448. Victime de circonstances politiques, la place forte construite par Amaury d’Estissac est rasée sur ordre de Louis XI qui craint un complot ourdi par son frère et auquel auraient pactisé les d’Estissac. C’est en 1473, à la mort de Charles de France, ce frère qui l’inquiétait tant, que Louis XI autorise Jean d’Estissac à construire un nouveau château, non défensif, au cœur de la cité.

 

   Façade, côté place de l'hôtel de ville.

De l'édifice qui devait, à l'origine, dessiner un plan à peu près carré, flanqué à ses angles de pavillons carrés et,

au sud, d'une longue galerie de neuf arcades,

il ne reste aujourd'hui qu'un bâtiment en équerre bordant une place au centre du bourg.

 

L'architecte régional Liénard de la Réaux réalisa ici un des plus somptueux édifices de la Renaissance dans la région. Au milieu du XVIII° siècle, l'édifice fut livré au pillage et à la démolition. Au XIX° siècle, le mécène Octave de Rochebrune, pour sauver les restes du décor sculpté de la ruine, les démonta et les transporta dans son château de Terre-Neuve, à Fontenay-le-Comte où ils se trouvent encore (porche d'entrée, porte de la chapelle, plafonds à caissons, voûtes du grand escalier, cheminée).

 

L’architecture extérieure est finement ciselée et au décor intérieur richement travaillé,

font que de nombreux visiteurs célèbres s’y arrêteront tels que Charles VIII, Henri II, Charles IX,

Catherine de Médicis, Marguerite de Valois, Louis XIII et bien sûr François Rabelais…

 

Sauvé de la destruction totale, le château a conservé quelques uns de ses éléments décoratifs :

pilastres doriques, plafonds ornés de cartouches, portes doriques.

 

Au début du XVI° siècle, Geoffroy d’Estissac décide de poursuivre l’effort entrepris par son père. Celui qui est alors l’évêque de Maillezais et le protecteur de Rabelais, entreprend la construction d’un pavillon massif. Le bâtiment constitue de nos jours l’angle entre les deux ailes du château actuel. Entre 1530 et 1560, c’est le neveu de Geoffroy, Louis d’Estissac, qui assume l’édification finale du château.

 

 

Façade, côté parc.

Seules subsistent l'aile est et le départ de l'aile sud, occupée par la chapelle et les trois pavillons rectangulaires.

Celui du nord a été amputé de son deuxième étage.

 

Les restaurations faites à partir de 1980, permettent de découvrir la magnificence des cuisines

et leurs remarquables voûtes d'arêtes losangées. Elles sont aujourd’hui disponibles à la location,

pour des réceptions privées, ou des réunions professionnelles.

 

Le parc du château.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.coulonges-sur-lautize.fr/

http://www2.culture.gouv.fr/

Photo cuisine du château, 2012, https://www.google.fr/

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée de la mairie

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 24 avril 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville