POISSY  (Yvelines)
Arrondissement et canton de Poissy.

Région Île-de-France
 Population : 37.146 Pisciacais en 2017.

 

D'une superficie de 1.328 hectares, et d'une altitude de 17 à 171 mètres,

la ville est traversée par le fleuve la Seine.

 

Vue aérienne sur la ville, et la collégiale Notre-Dame.

Il y avait peut-être ici à l'époque mérovingienne un premier sanctuaire,

auquel succéda une église bâtie par Robert le Pieux à partir de 1016 et consacrée à la fin du XI° siècle.

 

 

La collégiale Notre-Dame

 

 

L'édifice actuel date, dans ses parties les plus anciennes, du milieu du XII° siècle.

(parties de la nef et voûtes du pourtour du choeur), puis modifications aux XIII°, XV° et XVI° siècles.

Les restaurations de Viollet-le-Duc au XIX° siècle ont porté sur l'abside et le flanc nord.

 

De l'église romane reste le clocher de la croisée octogonale,

reposant sur une travée barlongue par l'intermédiaire de trompes en escalier.

Il est couronné d'une belle flèche de charpente, refaite en 1884.

 

Sur le porche de style Louis XII, situé sur le côté sud,

les gables se développent en contre-courbes brisées et en cloche.

Sur le flanc sud s'ouvre un porche latéral flamboyant du XVI° siècle, de deux travées.

Menaçant ruine, il a été remonté pierre à pierre en 1840.

 

Deux beaux clochers romans s'élèvent dans l'axe de l'église :

▪ le clocher central, dominant le chevet, est octogonal, avec une flèche d'ardoise,

▪ la tour qui flanque le milieu de la façade ouest, et dont la souche est carrée, formait sans doute

le porche primitif, est surmontée d'un étage octogonal et d'une flèche de pierre (oeuvre de Viollet-le-Duc).

 

 

Le choeur, les parties hautes depuis le sud.

 

 

Le porche, de style Louis XII, abrite deux portails à double baie dont les tympans sont décorés,

à droite de rinceaux, à gauche d'un vase d'où jaillissent des rameaux, emblèmes de la Vierge.

Avec les rayons symbolisant le Saint Esprit, il s'agit d'une représentation symbolique de l'Annonciation.

A droite, le portail dit des artisans et des artistes, dont le tympan est orné des muses.

 

Depuis le choeur, vue sur la nef et le portail occidental.

(C'est une église chemin, bordée de 12 piliers (les 12 tribus d'Israël, les 12 apôtres).

 

L'orgue de tribune a été commandé en 1903 par le conseil de fabrique.

La partie instrumentale a été confectionnée par Charles Mutin, successeur d'Aristide Cavaillé-Coll.

Le buffet néogothique a été dessiné par l'architecte des monuments historiques.

Les colonnes de pierre supportant la tribune ont été sculptées par Geoffroy.

 

▪ Statue en pierre de sainte Barbe, datant de la première moitié du XVI° siècle.

 La tour à gauche et son attribut ; la palme dans sa main gauche est le symbole des martyrs.

▪ Groupe sculpté en bois de noyer polychrome représentant l'Éducation de la Vierge

par sainte Anne, datant de la limite XV°-XVI° siècles.

 

Portail gothique à décoration Renaissance.

Statue en pierre de l'Ecce homo ou Christ aux liens, datant du XVII° siècle.

Dalles funéraires de la famille Saugrain, datant du XVIII° siècle, et de Simon Bouillant.

 

Pierre de fondation du prêtre Jehan Ysambert, mort en 1483.

Dalles funéraires de Constance de Paris, et d'un prêtre.

 

Du XII° siècle remontent certaines parties de la nef avec de beaux chapiteaux

à décor de végétation, d'entrelacs et de monstres, d'influence normande.

 

La nef, en cintre légèrement surbaissé, a été voûtée d'ogives.

Une jolie frise de feuillage court sur l'un des côtés.

Les trois dernières travées vers le choeur possèdent du côté sud un triforium à baies jumelées.

 

Clés de voûtes du bas-côté nord de la nef.

 

(Photo de gauche), Bas-côté nord, 4° travée, vue vers l'est.

Photo de droite, porte d'accès à la sacristie.

 

 

La chapelle Saint Louis

Pierres des fonts baptismaux qui ont servi au baptême de saint Louis le 25 avril 1214,

 (derrière la grille en fer forgé du XIX° siècle).

 

La chapelle Saint Louis

 

Les chapelles du bas-côté gauche ont été refaites dans le style du XV° siècle.

 

 

La chapelle de la Vierge était autrefois carrée. Elle a été reconstruite par Viollet-le-Duc au XIX° siècle.

Statue Notre-Dame de Poissy réalisée par la duchesse d'Uzès, en 1892, d'après un sceau de 1223.

 

Le déambulatoire et voûtes des chapelles rayonnantes.

 

La chapelle Saint Pierre et baie factice flamboyante.

 

La chapelle Saint Joseph, protecteur des familles, des réfugiés, des artisans.

 

Déambulatoire et bas-côté sud de la nef.

 

 

Chapelle Saint-Barthélemy, située devant le bas-côté nord, est de style baroque.

Elle se compose d'un lambris de revêtement, d'un autel avec tabernacle et d'un retable servant de cadre

à un tableau représentant le martyr de saint Barthélemy. Cet ensemble a été commandé en 1715

par Alphonse Hénault, écuyer et seigneur de Cantorbe, président trésorier de France,

à la mémoire de ses ancêtres inhumés dans la chapelle.

 

La chapelle Sainte thérèse

 

La chapelle Saint Antoine.

 

La chapelle des fonts baptismaux datés de 1714.

 

Mise au tombeau, dit aussi Saint-Sépulcre, groupe sculpté en pierre calcaire mentionné pour la 1° fois en 1522.

Les personnes gesticulent selon les conventions de la Renaissance italienne.

L'œuvre a été mutilée à la Révolution et repeinte à plusieurs reprises.

 

Le choeur de style roman, et ses chapelles ont été entièrement rebâtis par Viollet-le-Duc,

et la chapelle absidiale a remplacé une chapelle carrée de la fin du XIV° siècle.

 

 

Particularité de l'église : le choeur n'est pas dans l'axe de la nef.

Les vitraux : certains vitraux portent la mention "Offert par les paroissiens, 1939",

mais aucune précision n'est mentionnée concernant le nom des maîtres verriers).

 

Statues en pierre : de saint Jean Baptiste, datant du XIV° siècle, et du Sacré Coeur.

Maître-autel en pierre calcaire orné de huit personnages sous des arcatures trilobées à fleurons et crochets,

datant de la première moitié du XIV° siècle et provenant de l'église prieurale Saint-Louis.

 

Cette collégiale était administrée par un collège de chanoines qui devaient chanter au choeur et assuraient les services paroissiaux. Ils disparaîtront à la Révolution, mais l'église conserve son titre de collégiale. Au moment de la Révolution, l'église Notre-Dame est sauvée de la démolition par la vive réaction des habitants : n'est-elle pas le lieu du baptême de Saint Louis ?  La prieurale Saint Louis est alors sacrifiée ! Les architectes Auguste Goy (en 1830), Eugène Viollet-le-Duc (de 1844 à 1861), puis Formigé (à la fin du XIX° siècle) réparent et restaurent l'édifice, qui sera classé Monument Historique dès 1843.

 

Louis IX dit « le Prudhomme », plus communément appelé Saint Louis.

 

Quarante-quatrième roi de France, et neuvième issu de la dynastie des Capétiens directs,

il est le quatrième ou cinquième enfant et deuxième fils connu du roi Louis VIII, dit « Louis le Lion »,

et de la reine Blanche de Castille,

de laquelle il reçoit une éducation très stricte et très pieuse durant toute son enfance.

 

Ce roi de France capétien est né le 25 avril 1214 à Poissy et mort le 25 août 1270 à Tunis. Il régna pendant plus de 43 ans de 1226 jusqu'à sa mort. Considéré comme un saint de son vivant, il est canonisé par l'Église catholique en 1297.

 

Petit-fils de Philippe Auguste et grand-père de Philippe le Bel, Louis IX, est l’un des maillons essentiels de l’histoire de la dynastie des Capétiens. Son règne a contribué à fonder l’idée de l’incarnation d’un pouvoir politique et spirituel en un homme singulier et non plus seulement en un Dieu universel. Si son action politique a atténué les excès de la féodalité au profit de la notion d’intérêt général, l’idée de justice, profondément associée à sa personne, et les croisades ont pour leur part assuré la postérité spirituelle de Louis IX.

 

Ü Statue de Saint Louis dans la Sainte-Chapelle.

 

Le jeune Saint Louis passe une partie de son enfance dans sa ville natale de Poissy. C'est de Poissy qu'il se rend à Sens pour y épouser en 1235 la jeune et jolie Marguerite de Provence dont il aura onze enfants. Roi pieux et charitable, fils respectueux et époux fidèle, il fut aussi un homme de justice et excellent administrateur, prince de la paix et grand bâtisseur.

 

A Poissy, ville dont il est le seigneur, et ville de sa naissance et de son baptême, son petit fils Philippe IV le Bel fait bâtir en son honneur un splendide couvent qu'il confie à des Dominicains : le prieuré royal Saint Louis de Poissy.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.ville-poissy.fr/

Dictionnaire des églises de France, Île-de-France,Volume IVd,

Dépliant 3 volets "guide de visite", disponible à l'entrée de la collégiale

Editions Robert Laffont, 1968

Visite et photos, Chantal Guyon, le 10 février 2019

 

 

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