MEAUX  (Seine-et-Marne)
Arrondissement de Meaux - Canton de Meaux.
Région Ile-de-France
 Population : 53.720 Meldois en 2015.

 

D'une superficie de 1.518 hectares, et d'une altitude de 39 à 107 mètres,

c'est l'ancienne capitale de la Brie. Elle est arrosée par la rivière la Marne, et le canal de l'Ourcq.

 

Au IV° siècle, la ville est érigée en évêché,

dès lors son destin urbain est directement lié à sa fonction épiscopale.

 

 

La cité épiscopale
 

 

Au Moyen Age, le quartier épiscopal de Meaux s'étendait de la cathédrale Saint Etienne

jusqu'aux remparts de la ville. Il comprenait :

le Palais de l'évêque et ses dépendances, le vieux chapitre, et des maisons canoniales.

 

En 1927, le palais épiscopal est transformé en musée municipal et prend le nom de Musée Bossuet.

 

En 626, Fare crée un monastère à Faremoutiers. Vers 660, son frère Faron fonde dans la ville même l'abbaye de Saint Faron. L'activité religieuse continue de se développer lorsqu'au IX° siècle, une 1° cathédrale est consacrée à St Etienne. Détruite par les invasions normandes, elle sera reconstruite au XI° siècle, dans le style roman avant d'être remplacée par l'actuelle de style gothique.

 

Porte d'accès à la Place du chapitre et au Palais abbatial.

 

Les maisons canoniales étaient construites le long des rues qui, formant un fer à cheval au Nord de la cathédrale étaient désignées sous le nom de "Grand cloître". Ce quartier était réservé à l'évêque, aux chanoines et à leur entourage. Il présente encore partiellement l'aspect qu'il avait au XVIII° siècle, avec ses principaux édifices.

 

Le Palais épiscopal.

 

Le palais aurait été établi à cet emplacement depuis l'origine du diocèse.

Des documents d'archives signalent sa présence dès 1155.

 

Le Palais, construit en calcaire et brique du XII° et XVIII° siècle.

L'architecture actuelle résulte d'une juxtaposition de constructions d'époques différentes.

 

Au XVI° siècle, sous l'épiscopat de Guillaume Briçonnet (1470-1534), le palais subit des transformations : la réalisation de la massive tour d'entrée de style Renaissance, bâtie en brique et pierre et dotée de grandes fenêtres à croisée. Elle permet d'accéder aux étages grâce à un plan incliné tapissé de briques, inspiré du château de François 1er à Amboise.

 

Après la tour, la chapelle et des dépendances.

 

A la même époque, un corps de bâtiment en brique a été ajouté dans le prolongement du palais vers l'ouest. Un grand porche y a été aménagé qui donne accès à une belle galerie couverte et au jardin de l'évêché. Au XVII° siècle, sous l'épiscopat de Dominique Séguier (1593-1659), de nouveaux travaux d'agrandissement et d'embellissement sont engagés.

 

L'aile de Brézé, de la fin du XVI° siècle, en calcaire.

Ce bâtiment a été construit sous l'épiscopat de Louis de Brézé, évêque entre 1553 et 1564.

Sa façade restaurée et sa toiture ont été restaurées en 1984 et les fenêtres élargies à cette occasion.

 

L'édifice a servi de communs au palais. En outre, il a été le siège de la prison épiscopale à une certaine époque. Dans le cadre de l'exercice de leur pouvoir de justice ecclésiastique, les évêques disposaient d'une prison située à l'intérieur de l'ensemble épiscopal.

 

Aujourd'hui, il est transformé en musée du Brie de Meaux, un fromage à pâte molle, fabriqué avec du lait cru de vache. Son origine remonterait au IX° siècle et tous les rois de France en raffolaient. Au congrès de Vienne en 1814, le Brie de Meaux est couronné "roi des fromages" et "princes des desserts" par Metternich et le duc de Talleyrand.

 

Côté jardin, s'ouvre une façade classique.

 

Cette façade fut plaquée sur les anciens bâtiments,

sans égard pour les arcatures gothiques qui disparaissent derrière l'arcade du XVII° siècle.

 

Dominique Séguier (1637-1659) fit également installer les grands appartements du premier étage.

 

Salle capitulaire - Salle Basse - Chambre de Bossuet - Salle du synode.

 

Les deux salles basses voûtées d'ogives, parties les plus anciennes du palais, datent des années 1160. Elles servaient sans doute au Moyen Age de salle capitulaire, le Vieux chapitre n'ayant été construit qu'au XIII° siècle, et de salle de l'officialité. Une chapelle palatine à double niveau est accolée à ces salles basses. Sa construction date également de la seconde moitié du XII° siècle, mais elle a fait l'objet d'agrandissement au XV° siècle. Le niveau supérieur servait de chapelle privée aux évêques.

 

Le jardin Bossuet à la française.

 

Le Nôtre, à qui fut confié le soin de créer le jardin, vers 1640, le dessina en forme de mitre épiscopale.

La terrasse du palais offre la plus belle vue sur le jardin, toujours admirablement fleuri.

 

Le jardin s'étend jusqu'aux remparts gallo-romains.

La charmille cintrée, doublée d'une contre allée, souligne cette forme curieuse.

 

Le vieux puits. Ce jardin de 8.500 m² est riche de plus de 17.500 plantes.

Les parterres sont bordés de buis et entouré d'une double rangée de tilleuls centenaires.

 

Le pavillon de travail de Bossuet.

 

Avant 1915 et en 2018.

Au fond du jardin Bossuet, par un escalier on accède à une terrasse

qui n'est autre que la partie supérieure des remparts gallo-romains de la ville de Meaux.

 

L'évêque Dominique Séguier en faisant aménager une extension du jardin sur ces remparts a offert un site intéressant. Son successeur, Dominique de Ligny, fit construite vers 1670, un pavillon qui, selon la tradition, aurait été le cabinet de travail de l'évêque Bossuet.

 

Le vieux chapître, du XIII° siècle, situé dans la cour de l'évêché.

 

Il était à la fois le siège du chapitre des Chanoines de la cathédrale et une grange aux dîmes.

 

L'escalier couvert, rampant en façade a été ajouté à la Renaissance (XV° siècle).

Un pont, également couvert permettait de communiquer avec la cathédrale.

 

La fontaine et la place du chapitre,

où figurent les éclairages et certains décors pour le spectacle historique de Meaux.

 

Ce vaste édifice à cinq travées est entouré de quatre tourelles en encorbellement

et présente une grande harmonie de conception.

 

Le pont couvert en bois, quant à lui, fut ajouté dans les années 1930.

 

Cette résidence de chanoines du chapitre se compose de trois étages.

 

Au rez-de-chaussée, une magnifique salle voûtée, d'abord transformée en sacristie, sert maintenant de chapelle pour de nombreuses messes et célébrations. La salle au 1er étage, à laquelle on accède par l'escalier extérieur, servait de salle capitulaire. Un escalier aménagé dans l'une des poivrières permettait de gagner les combles où étaient entreposés les produits de la dîme.

 

La crypte du vieux chapitre, voûtées d'ogives, abrite les prémices d'un musée lapidaire.

 

Le Musée Bossuet, installé dans l’ancien palais épiscopal.

 

Le musée Bossuet offre une très riche collection de peintures et de sculptures allant du XVI° au XX° siècle. Il expose de nombreuses oeuvres issues de collections privées, notamment celles du Prix Nobel de chimie Henri Moissan (1852-1907), ainsi que la donation de Jean- Pierre Changeux, neurobiologiste mondialement connu, professeur à l’Institut Pasteur et au Collège de France. Les salles basses du XII° siècle accueillent régulièrement des expositions temporaires.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Le patrimoine des communes de Seine-et-Marne, Tome II, Editions Flohic, 2000

"Laissez-vous conter Meaux", 12 pages

Ville d'Art et d'Histoire, O.T. de Meaux

Dictionnaire des églises de France, "Ile-de-France"

Volume IVd, Editions Robert Laffont, 1968

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 3 septembre 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville