CHAMPS-SUR-MARNE   (Seine-et-Marne)

Région Île-de-France.

Arrondissement de Torcy - Canton de Champs-sur-Marne.
 Population : 24.780 Campésiens en 2016.

 

D'une superficie de 735 hectares, et d'une altitude de 38 à 106 mètres,

la ville est traversée par la rivière la Marne, un affluent de la Seine,

et les rus de Nesles et de Merdereau.
 

Etymologie : le nom vient de campus, champ, agricole ou militaire.

 

Vue aérienne avant 1960 : le bourg et l'église paroissiale Saint Loup, du XVII° siècle.

La création de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée porte la population de Champs-sur-Marne

de 2.000 habitants en 1920 à plus de 25.000 aujourd'hui.

 

La ville nouvelle s'est développée à partir des années 1960, époque de la mise au point du premier schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme (SDAU) confiée à Paul Delouvrier, délégué général au District de la région de Paris de 1961 à 1969, qui a été à ce titre considéré comme le père des villes nouvelles en France.

 

 

Château et parc de Champs-sur-Marne, du XVIII° siècle, symbole de l'élégance à la française.
 

 

Le château est un lieu apprécié par ses illustres hôtes qui y tiennent salon,

comme la princesse de Conti, les ducs de la Vallière ou encore la marquise de Pompadour.

Le dernier propriétaire, Charles Cahen d'Anvers, en fait don à l'Etat en 1935.

Devenu résidence présidentielle, le Général de Gaulle y reçoit entre 1959 et 1969, une vingtaine de chefs d'Etat.

 

Vue de l'édifice depuis la cour d'honneur.

Le château est construit au début du XVIII° siècle, sur une boucle de la Marne.

Ni terre royale, ni terre seigneuriale, Champs fut un domaine de financiers.

De son acquisition par La Touane à la fin du XVII° siècle à sa restauration par Louis Cahen d'Anvers en 1895,  Champs naît et renaît par la fortune des banquiers.

 

La construction du château actuel est menée de 1701 à 1707 à la demande de Poisson de Bourvallais,

homme d'affaires habile et éminence grise des ministres des Finances et la fin du règne de Louis XIV.

Le projet définitif est présenté et dirigé par l'architecte Jean-Baptiste Bullet de Chamblain,

qui reprend ce qui n'était encore qu'une grande maison bourgeoise.

 

L'arrestation de Paul Poisson de Bourvallais entraîne la vente du domaine, adjugé en 1718 à la princesse de Conti qui le donne à son cousin, le duc de La Vallière. Son fils Louis César entreprend d'importants travaux de décoration comme les chinoiseries peintes par Christophe Huet. Il loue sa demeure à son amie la marquise de Pompadour de 1757 à 1759.

 

Façade côté cour d'honneur.

 

Typique de l'architecture des hôtels particuliers du XVIII° siècle, la façade est sobre et harmonieuse.

Elle superpose deux niveaux presque égaux et est scandée par trois avant-corps.

ceux des côtés sont les plus saillants et ornés de chaînes d'angle (bossages superposés).

L'avant-corps central se compose d'un portique dorique.

 

Grilles du XVIII° siècle en fer forgé.

 

A la Révolution, le domaine est saisi et le mobilier vendu. Plusieurs propriétaires se succèdent avant que le banquier Louis Cahen d'Anvers, passionné par le XVIII° siècle, ne l'acquiert en 1895. La restauration est entreprise, et il achète le mobilier et complète le décor du XVIII° siècle, mais adapte la demeure au mode de vie de la grande bourgeoisie.

 

Façade côté jardin.

 

 

Des trois avant-corps, celui du centre, orné de figures de refends,

s'avance en demi-lune car il abrite les salons ovales.

 

Photo de droite, pavillon abritant l'actuelle billetterie et la boutique.

 

Avec plus de 900 objets et meubles, le château de Champs

est l'un des châteaux les plus meublés d'Île-de-France.

 

Il évoque l'atmosphère du XVIII° siècle : chaque pièce est décorée de meubles et objets précieux,

plusieurs d'entre elles sont ornées de décors réalisés par Christophe Huet, peintre du XVIII° siècle.

 

A travers toutes les salles du château, une exposition temporaire de "robes de papier" est présentée,

due à Isabelle de Borchgrave, peintre et sculptrice belge.

Elle a acquis sa renommée grâce à son travail sur le papier

et à son approche sensible de la couleur et du trompe-l'œil.

 

Au rez-de-chaussée : le vestibule.

 

Le château est traversé par un axe longitudinal formé par l’association vestibule et salon.

Sobre et monumental, il est carrelé comme tout espace de passage.

 

La bibliothèque-billard.

 

Vers 1928, Charles Cahen d'Anvers décide d'installer le billard dans cette pièce,

qui sert depuis les années 1870 de bibliothèque.

 

Un billard est présent au château depuis le XVIII° siècle, ce jeu étant considéré comme un sport

et assidument pratiqué par Louis XIV lui-même. Il est alors placé dans le grand salon, soit dans l'actuel fumoir.

 

Les boiseries ont été décapées et les rideaux confectionnés en damas rouge.

 

Le salon rouge.

 

La présentation actuelle de la pièce dite "Salon rouge" est celle du bureau aménagé

par Charles Cahen d'Anvers. Vers 1928, la pièce était la chambre occupée par sa mère Louise.

 

Le tissu mural rouge est conservé, les boiseries sont décapées

quatre tableaux français du XVIII° siècle sont insérés au-dessus des portes et entre les fenêtres.

 

Le cabinet de camaïeu.

 

Ce cabinet possède des boiseries installées en 1707, enrichies de scènes de chinoiseries vers 1748

par le peintre Christophe Huet, comme pour le salon Chinois.

Ce décor en différents tons de bleu souhaité par le duc de La Vallière, s'inspire de celui commandé par Louis XV au château de Choisy (aujourd'hui disparu) pour sa maîtresse Madame de Mailly.

 

Le salon Chinois.

 

Ce salon est un espace de réception majeur.

 

Les boiseries sont peintes d'un décor de chinoiseries réalisé par Huet vers 1748,

et représente un Extrême-Orient imaginaire.

 

Soucieux de coordonner le mobilier à ce décor, les Cahen d'Anvers installent un ensemble de sièges Louis XV recouverts de tapisseries illustrant des fables de La Fontaine.

 

Le fumoir.

 

Tour à tour salle de billard et salon de musique au XVIII° siècle, cette pièce devient ensuite une salle

de réception au XIX° siècle, avant de devenir une salle de billard en 1895 pour Louis Cahen d'Anvers.

 

Le fumoir est une pièce exclusivement masculine, destinée au plaisir du tabac pris après le repas.

 

La tapisserie tissée à Beauvais au XVIII° siècle représente l'Empereur Chinois Kangxi (1662-1722) en voyage.

Les dessus-de porte sculptés de la même époque ont été installés par Destailleur.

 

Le grand salon.

 

Le grand salon et le fumoir sont alignés sur l'axe de près de 1,6 km qui traverse le domaine.

De larges fenêtres ouvrent sur cette perspective.

 

Au milieu de la pièce est installé une vasque en marbre du XVIII° siècle en provenance d'Italie.

 

La distribution intérieure de cette maison de plaisance est révélatrice :

le vestibule dessert les pièces de services côté cour, le grand salon mène aux espaces de réception, côté jardin.

 

A l'origine, au tout début du XVIII° siècle, le salon était une salle de gardes au décor simple :

carrelage et décor architecturé de pilastres dans la continuité du vestibule.

Par la suite il est transformé en salon, fonction qui perdure depuis. Le décor est alors rehaussé

par des tableaux représentant les quatre saisons, placés au-dessus des portes,

et le plafond agrémenté d'un ciel peint. Ce dernier, très abîmé, est refait à neuf au début du XX° siècle.

 

La salle à manger.

 

La salle à manger apparaît en France au milieu du XVII° siècle.

Celle-ci en est un des plus anciens exemples conservés.

 

La salle à manger est une invention du XVII° siècle. Jusqu'alors on servait toujours les repas dans une antichambre ou dans un salon ; d'où l'expression "dresser la table". La table désormais installée en permanence, est recouverte d'un tapis de laine, identique aux tapis qui jonchent le sol ! Les fines nappes de lin brodé ne sont apparues que quelques année plus tard.

 

Le décor de la salle à manger est souvent sobre comme ici :

les boiseries sont peu sculptées, le sol est carrelé pour être facilement nettoyé.

 

Des consoles de marbre permettent de desservir la table, et deux fontaines en marbre ornées de visages humains en plomb doré apportent de la fraîcheur. Le grand tableau de chasse face aux fenêtres et les tableaux de chiens au-dessus des portes, rappellent que le château était jusqu'en 1975 le centre d'un grand domaine de chasse.

 

La chambre de Gilbert Cahen d'Anvers.

 

Cette chambre à coucher connaît de multiples transformations

depuis le XVIII° siècle au gré de ses occupants.

 

Le décor que l'on voit aujourd'hui est créé vers 1898 par l'architecte Walter-André Destailleur.

D'abord chambre d'amis, elle sert ensuite au fils de Charles Cahen d'Anvers, Gilbert. Au-dessus de la cheminée,

le tableau, du XVIII° siècle représente un homme jouant de la guitare accompagné d'une dame qui chante.

 

Les boiseries très sobres sont juste agrémentées de coquilles et de fleurs.

Le tableau inséré dans les boiseries, illustre des chasseurs dans la campagne.

(Huile sur toile datant du XVIII° siècle).

 

Le couloir des offices, réservé à la circulation des domestiques.

 

Cet espace se distingue par la sobriété du décor, le carrelage remplace le parquet

et les meubles sont simples, en bois naturel.

 

Le tableau d'appel indiquait au personnel quel occupant du château le demandait.

Ce couloir est une pièce stratégique du château :

 

▪ Il permet aux domestiques d'assurer le service de la grande salle à manger, de celle des enfants et des salons de réception.

▪ Il donne également accès aux sous-sols du château où se trouvent les cuisines et la salle à manger des domestiques.

▪ Un escalier proche permet encore d'assurer le service à tous les niveaux du château. Les domestiques se doivent d'être discrets et peu visibles. Leurs tâches s'effectuant aussi depuis des pièces situées côté cour au revers des grandes salles réservées à la famille et aux invités, qui ouvrent sur les jardins.

 

La salle à manger des enfants.

 

Sous les Cahen d'Anvers, la pièce sert de salle à manger des enfants confiés à leurs nourrices anglaises.

Ils vivent la plupart du temps séparés des adultes. Leurs chambres se situent au second étage.

 

Le décor particulier de cette pièce, du stuc imitant le marbre, est un  héritage du passage de la marquise de Pompadour au château. A l'époque, cette pièce est une salle de bains, qu'elle fait décorer par son architecte Ange-Jacques Gabriel en 1758. Louis Mansiaux dit "Chevalier" réalise le décor de stuc dont il est le spécialiste : il a déjà exécuté celui des salles de bains de la marquise au Palais de l'Elysée et de la famille royale à Versailles. Ce décor est d'autant plus exceptionnel qu'il est le seul à avoir survécu, malgré la transformation de cette pièce en salle à manger.

 

L'escalier d'honneur.

 

L'escalier d'honneur est réservé aux propriétaires et aux invités.

 

Le volume de la cage d'escalier occupe trois niveaux alors qu'il ne dessert que le 1° étage.

Dans l'escalier, les kaftans d'Isabelle de Borchgrave, scénographiés par Agnès de Polmaert.

 

L'ouverture du second étage et la lumière apportée par les fenêtres des combles théâtralisent cet escalier monumental. Ce genre de mise en scène est utilisé depuis le XVII° siècle, comme au château de Maisons (1651). L'escalier n'est plus au centre du château afin de dégager la perspective entre cour et jardin. A la fin  du XIX° siècle, Louis Cahen d'Anvers marque le décor de son empreinte : ses initiales "L.C." sont exécutées sur la rampe en fer forgé, puis vers 1930, le plafond est peint d'un faux ciel avec un aigle.

 

Le palier du 1° étage, et la salle de vidéo-projection,

permettant de comprendre et découvrir la fabrication des robes de papier d'Isabelle Borchgrave.

 

Au 1° étage : le salon de musique.

 

Cette pièce surmonte le grand salon du rez-de-chaussée dont elle reprend la forme et les dispositions.

 

Le décor du salon de musique reste en partie celui d'origine avec ses boiseries dessinées

par l'architecte du château : Bullet de Chamblain.

 

Les fenêtres offrent une vue imprenable sur les jardins.

Lors de la restauration menée à la fin du XIX° siècle pour les Cahen d'Anvers,

des natures mortes du XVIII° siècle sont placées au-dessus des portes, et le plafond reçoit un décor peint.

 

La corniche sculptée d'amours et de femmes jouant à la guitare,

rappelle que la pièce sert de salon de musique au XIX° siècle.

 

La chambre bleue.

 

Cette chambre et les deux autres pièces qui lui succèdent, forment un appartement pour un couple.

Elle tire son nom de la couleur de ses boiseries.

 

Le duc de La Vallière l'aménage dans les années 1740 dans le style rocaille, alors en vogue,

caractérisé par des boiseries aux lignes courbes et aux motifs parfois asymétriques.

 

La sculpture est plus présente : les deux panneaux qui encadrent le lit  illustrent le thème de l'amour.

Christophe Huet aurait peint au XVIII° siècle de décor de fleurs et de fruits qui orne celle de gauche.

 

Le lit est placé dans une alcôve : ce renfoncement apparu au XVII° siècle, se généralise au siècle suivant. L'alcôve procure plus de confort en isolant le lit du reste de la pièce et permet également d'aménager des garde-robes sur les côtés.

 

La chambre d'honneur, réservée aux hôtes de marque.

 

Aménagée au XIX° siècle comme une chambre d'apparat du XVIII° siècle,

la chambre est dotée d'une balustrade délimitant l'espace réservé à l'alcôve.

 

Le mur est tendu d'une soierie jaune et un lit à la duchesse a été reconstitué.

 (lit d'apparat sans colonnes dont le dais est fixé au plafond).

 

Les boiseries de cette chambre sont parmi les plus remarquables du château.

Elles sont réalisées vers 1740 et offrent des lignes courbes, propre au style rocaille.

Des colombes ornent le bas des panneaux, des paons.

Le sommet des miroirs et des amours sont sculptés sur la corniche.

 

Le salon d'angle.

 

Ce salon est orné de boiseries posées dans les années 1740 pour le Duc de La Vallière.

 

Le traitement des portes est original : les battants ne sont pas individualisés,

le décor des moulures ne formant qu'un seul compartiment sur les doubles portes.

Au-dessus des glaces sont sculptés des aigles aux ailes déployées.

 

Le reste de la décoration date de la restauration du château menée par Walter Destailleur pour Cahen d'Anvers.

 

Louis Cahen d'Anvers fait poser des tableaux du XVIII° siècle au-dessus des portes et entre les fenêtres. Ceux représentant des jeux d'enfants peints en 1756 sont l'oeuvre de Pierre Jollain (1720-après 1768). Les deux toiles entre les fenêtres sont attribuées au peintre animalier Rosa de Tivoli (1655-1706) et remplacent les miroirs du XVIII° siècle.

 

La chambre de Monsieur et de Madame.

 

Cette chambre, ainsi que le boudoir et la salle de bains voisins,

forment un appartement complet dès le XVIII° siècle.

 

Le décor d'origine de la chambre disparaît à la Révolution,

à l'exception peut-être de la corniche ornée de couples célèbres de la mythologie antique.

 

 

Au XIX° siècle, un simple papier peint habille les murs. Louis Cahen d'Anvers commande à son architecte

Walter Destailleur de nouvelles boiseries similaires à celles des autres pièces.

Deux authentiques tableaux du XVIII° siècle y sont insérés représentant Flore, la déesse des fleurs,

entre les fenêtres, et Hébé, déesse de la jeunesse, au-dessus de la cheminée.

 

Le boudoir voisin est mieux conservé : ses boiseries datent des années 1740

et sa corniche illustre les amours de Léda et de Zeus, métamorphosé en cygne.

 

La salle de bains de la chambre de Madame.

 

Cette ancienne garde-robe a reçu un décor floral dans le goût du XVIII° siècle,

et bénéficie du confort moderne de la fin du XIX° siècle.

 

Le couloir.

 

Ce couloir, du côté de la cour permet dès le XVIII° siècle de desservir les appartements ouverts sur les jardins.

 

Au XIX° siècles, les Cahen d'Anvers l'ont tendu de tapisseries.

Elles ont été découpées pour les adapter aux emplacements voulus selon un usage attesté depuis le XVII° siècle.

 

La chambre grise.

 

Les boiseries de cette chambre à coucher sont réalisées pour le duc de La Vallière dans les années 1740.

Leurs lignes courbes et leurs motifs ondulants sont un bon exemple du style rocaille.

 

Des instruments de musique sont sculptés de part et d'autre de l'alcôve, où est disposé le lit.  Au-dessus des portes, deux toiles du XVIII° siècle représentent des personnages s'adonnant à la musique et à la danse. Cette chambre est complétée par une salle de bains aux sobres boiseries vertes.

 

Les jardins et le parc.

 

Des 600 hectares de terres agricoles, jardins et bois pour la chasse que possédait le domaine,

il ne reste aujourd'hui que 84 hectares.

 

Vues aériennes avant 1970.

L'oeuvre de restauration du domaine entreprise par Louis Cahen d'Anvers s'étend au parc,

redessiné par Duchêne, d'après les plans primitifs de Claude Degots, neveu de Le Nôtre.

 

 

Ce jardin à la française, destiné à mettre en valeur l'architecture du château,

descend sur près d'un kilomètre par des terrasses successives, vers la Marne.

 

Entouré de futaies parsemées de clairières, le jardin couvre 84 hectares.

La grande perspective est ponctuée de deux bassins et les parterres dessinent le jardin à la française.

Les parterres sont délimités par deux larges allées en croix.

En leur centre émerge la copie de statues anciennes :

à l'Ouest, l'Apollon du Belvédère et, à l'Est, la Diane à la biche.

 

Le bassin de Scylla constitue le premier miroir d'eau circulaire de la perspective.

Copiée sur un dessin de Le Brun, la sculpture en plomb

représente la nymphe Scylla se métamorphosant en monstre.

Les chevaux d'Apollon installés à l'époque de Cahen d'Anvers, ferment la perspective.

Ce groupe en pierre, d'une hauteur de 9 mètres, reproduit, à bien plus grande échelle, le modèle versaillais.

 

 

Les broderies de buis et les parterres de fleurs ou de pelouses

sont animés par des bustes, des statues et des potiches.

 

Le puits des Papes est un bosquet à l'atmosphère intime.

En son centre, trône une cuve baptismale du XVI° siècle, ornée de papes et d'anges musiciens du XI° siècle.

Autour se trouvent des bustes de philosophes antiques, les statues de Flore et d'un jeune chasseur.

 

L'orangerie est une création de Walter Destailleur.

Elle est orientée vers l'Est et non au Sud comme le veut la tradition,

pour être dans l'axe de l'allée transversale. A côté, se trouve le potager.

 

Les broderies en buis sont constituées de rinceaux et de volutes imitant les motifs d'un tapis d'Orient.

Ce jardin marque également une transition dans l'art des jardins,

en laissant se développer, à l'Est du château, un parc à l'anglaise.

 

Exposition temporaire "Rêves de papier", d'Isabelle de Borchgrave.

(17 avril au 18 juillet 2019).

 

Formée au Centre des Arts décoratifs, puis à l'Académie royale de Bruxelles,

elle conçoit sa première collection historique de vêtements de papier en 1994,

et son oeuvre est vite reconnue.

 

Après avoir dessiné des robes avec toutes sortes de tissus, Isabelle de Borchgrave adopte il y a 25 ans

le papier qui devient son matériau de prédilection et lui permet de réinventer ses créations en 3D.

 

Peinture acrylique à l'eau, encres diverses, mélanges de thé et de café, parfois du Coca-Cola qu'elle mêle aux couleurs et pigments, tout contribue au rendu des matières des costumes qu'elle crée ou revisite. Tous les procédés des arts plastiques fusionnent en un seul geste et elle utilise de grands rouleaux de papier, qu'elle fait fabriquer tout particulièrement, pour les façonner.

 

Ses mains froissent, repassent, plient, triturent, superposent, déplient des grandes feuilles sur sa table avec sensualité. Elle trace les lignes et cisèle les patrons, définit les couleurs, élargit les plans et les surfaces, et compose ses vêtements en volume et leurs accessoires, sertis comme les bijoux ! Puis elle tord des fils de fer pour composer les silhouettes des visages.

(Extraits du journal de 8 pages de présentation de l'exposition)

Centre des Monuments Nationaux, Editions du Patrimoine

(Jenny Lebard, administratrice du château de Champs-sur-Marne)

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.monuments-nationaux.fr/

Dépliant 8 volets "Guide du visiteur", remis à l'accueil

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 28 juin 2019

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville