BLANDY-LES-TOURS  (Seine-et-Marne)

Région Île-de-France

Arrondissement de Melun  - Canton de Nangis.
 Population : 723 Blandynois en 2016.

 

D'une superficie de 1.402 hectares, et d'une altitude de 59 à 104 mètres,

le village est traversé par la rivière l'Almont (ou ru d'Ancoeur), affluent de la Seine en rive droite.
 

Etymologie : de l'anthroponyme Blandus et du suffixe -acum.

Ce n'est qu'au début du XX° siècle, que la commune de Blandy prend officiellement le nom de Blandy-les-Tours.

 

Avant 1970, vue aérienne du village, et l'église Saint Maurice.

 

La mairie - Statue "joueur de flûte", oeuvre du sculpteur Michel Levy.

Le pressoir banal et le broyeur à pommes du XVIII° siècle, constitué d'une gouttière circulaire

d'environ 6 m de diamètre et de 50 cm de profondeur.

 

La vigne est omniprésente en Île-de-France au Moyen Age. Cette bâtisse qui abrite à l'origine des pressoirs en bois, figure déjà sous le nom de pressoir sur un plan des terres de 1745. Les archives de la seigneurie précisent qu'il s'agit du pressoir banal, ce qui signifie que les vignerons du lieu étaient tenus de l'utiliser, contre redevance.

 

 

Eglise gothique Saint Maurice,

des XIII° et XVI° siècles.
 

 

L'origine de l'église remonte au Moyen Age.

Le secteur, où de nombreux sarcophages ont été retrouvés était alors occupé par un cimetière mérovingien.

Avant 1790, la paroisse appartenait au diocèse de Sens, et depuis 1790, au diocèse de Meaux.

 

La nef et le clocher remontent à la fin du XIV° siècle,

tandis que le choeur, plus élevé, date du milieu du XVI° siècle.

La sacristie prolongeant l'église est plus récente (Après 1865).

 

Les tours du château médiéval et le chevet de l'église paroissial Saint Maurice.

Bien que l'imposant château fort tout proche rend modeste l'église, elle n'en mesure par moins

de 44 m de long sur 13 m et concoure avec son clocher briard à quatre pignons.

 

Son vaste choeur est plus élevé que la nef.

Le clocher massif à quatre pignons, courant en Brie, est l'un des éléments les plus anciens de l'édifice.

 

La nef.

 

Les fonts baptismaux finement sculptés et le confessionnal sont du XVIII° siècle.

 

 

La nef gothique, à trois travées est flanquée d'un unique bas-côté,

dont elle est séparée par des piliers de style et d'époques différents.

La chaire en bois est datée de 1772.

 

L'originalité de l'église tient à sa nef de la fin du XIV° siècle où on a ajouté

vers 1550 un choeur de même largeur, y compris les bas-côtés,

les deux chapelles qui le flanquent au Nord et au Sud.

 

Les chapelles latérales :

 

Chapelles : de la Vierge, Sainte Elisabeth et Saint Maurice, patron de la paroisse.

 

Chapelles : Saint Sébastien, Saint Louis et Saint Pierre.

 

Le choeur.

 

Pourvu de baies gothiques, le choeur est reconstruit au XVI° siècle lors de l'agrandissement de l'édifice.

Ces travaux sont financés par la marquise de Rothelin, Jacqueline de Rohan,

veuve de François d'Orléans-Longueville, seigneur de Blandy.

Devenue protestante en 1557, Jacqueline de Rohan introduisit le calvinisme dans le village.

 

L'abside pentagonale prenant toute la largeur est ornée de fenêtres aux remplages flamboyants.

 

Retable en bois sculpté avec piliers de style Louis XIV (réalisé en 1774).

Tableaux de l'Ecole hollandaise du XVII° siècle :

à gauche, la Guérison de Tobie, et à droite, la leçon de musique.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée de l'église

"Patrimoine des communes de la Seine-et-Marne"

Tome 1, éditions Flohic, 2000

Dictionnaire des églises de France "Île-de-France"

Volume IVd, Editions Robert Laffont, 1968

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 29 juin 2019

 

 

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