MARTAINVILLE-ÉPREVILLE  (Seine Maritime)

Région Normandie.

Arrondissement de Rouen - Canton du Mesnil-Esnard.
 Population : 701 Martaivillais en 2016.

 

D'une superficie de 761 hectares, et d'une altitude de 138 à 162 mètres.

▪ Etymologie : Martainville vient d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de

"domaine rural ", précédé du nom de personne Martin, peu usité dans la toponymie normande.
▪ Épreville représente le nom d’une ancienne paroisse appelée Épreville-sur-Ry

et rattachée à Martainville-sur-Ry et prit alors le nom de Martainville-Épreville.

 

A côté du château, la petite église paroissiale de la fin du XVI° siècle,

bâtie en grès et silex. Statue d'une Vierge à l'enfant.

 
 

Château de Martainville :

Musée des Traditions et Arts Normands.
 

 

Vue aérienne avant 1970 : l'église paroissiale et le château.

Ce château est un exemple de l'architecture de la Renaissance en Normandie.

 

Depuis l'entrée : l'église paroissiale, le château et les dépendances.

 

 

Cette magnifique demeure en brique fut construite pour la famille Le Pelletier, des bourgeois de Rouen.

Le portail à vantaux du XVI° siècle, s'ouvre sous un oriel à trois pans qui, au premier étage,

renferme la chapelle éclairée par trois fenêtres gothiques richement ornementées

et surmontées d'une tourelle polygonale à mâchicoulis.

 

Jacques Le Pelletier achète le domaine noble des Flocques à Martainville, vers 1485, pour y faire bâtir un château. Armateur, il a fait fortune après la guerre de Cent Ans, en commerçant avec l'Angleterre et les Flandres. Echevin de la ville de Rouen, il est toutefois en quête d'un statut social plus enviable, et aimerait se fait anoblir pour faire oublier ses origines roturières.

 

De plan massé, cantonné par quatre grosses tours rondes,

le château présente un aspect défensif, mais son caractère résidentiel est affirmé par la distribution

et l'agrément des pièces, toutes pourvues d'une cheminée et éclairées de fenêtres à meneaux.

Les parements de brique sont entièrement ornés de dessins géométriques,

de briques émaillées noires et de jeux de briques moulurées. A l'opposé, la grande vis de l'escalier,

dans une tour hors d'oeuvre, est couronnée par un belvédère dominant la haute toiture d'ardoise.

 

Quand Jacques Le Pelletier meurt en 1510, sans enfant, le domaine est légué à son neveu Jacques, le second du nom. Il va se lancer dans des travaux très importants : élargissement des fenêtres, voûtement du couloir du rez-de-chaussée, construction de la chapelle, édification des cheminées extérieures, interruption de l'escalier au 2° étage pour réaliser une chambre haute. Il mourra en 1545. En 1571, Richard Le pelletier, l'un de ses fils sera anobli et aura le droit de commuer son nom en celui de Le pelletier de Martainville.

 

                                      Façade arrière, donnant sur le potager et jardins.                                 

 

Achevé vers 1495, le château annonce la Renaissance, tant dans le plan du château (4 pièces distribuées à chaque étage autour du couloir central), que dans les matériaux employés (brique pour les murs et pierre calcaire en encadrement et ouvertures).

 

Le château possède, en complément, de belles souches de cheminées.

Le confort moderne n'a pas été oublié lors de la construction : une cheminée dans chaque pièce,

y compris dans les tours, et des latrines donnant sur les fossés, dans chaque tourelle.

 

La branche des Le pelletier de Martainville s'étant éteinte en 1757, le château traverse les siècles pour échoir au baron Pierre-Eustache Leviguer, puis à sa petite fille, Amédée de Villers. A la fin du XIX° siècle, il est racheté par un marchand de bestiaux, et est en très mauvais état. L'Inspection des Monuments historiques, décide en 1906, de faire racheter l'édifice par l'Etat. Vidé de son mobilier, les toits et planchers sont refaits. Il est destiné dans un premier temps à accueillir un lycée agricole. Puis, confié au Conseil Général de la Seine-Inférieure, il sera alors décidé d'y installer, à partir de 1962, un Musée.

 

Le Musée des Traditions et Arts Normands.

 

Le Musée a été créé en 1961 par le Conseil Général de Seine-Maritime.

Il présente des reconstitutions fidèles d'intérieurs de ferme, coiffes, costumes et bijoux régionaux,

mobilier haut-normand, instruments de musique et objets domestiques témoignent de la vie quotidienne

en Haute-Normandie, de la fin du Moyen Age au XIX° siècle.

 

La salle des gardes.

 

Le couloir dessert toutes les pièces du rez-de-chaussée. Voûté après 1510,

il présente des décors en rapport avec la religion, inscrits dans des blasons sur clés de voûtes.

La cheminée, remontée par les Monuments Historiques en 1989,

occupe l'emplacement qu'elle avait avant qu'on ne divise la salle en deux.

 

Photo de gauche, l'armoire des 4 saisons, production rouennaise de la 2° moitié du XVII° siècle.

 

Le rez-de-chaussée : les cuisines.

 

A l'origine, on préparait dans cette pièce les repas destinés aux hôtes reçus dans la salle des gardes.

Au centre, trois énormes cheminées dans laquelle il était possible de faire cuire un boeuf.

 

C'est aussi dans cette pièce sur la grande table, que le personnel de service du château prenait ses repas.

 

La laiterie.

 

Placée à côté de la cuisine, la laiterie sert d'office. Dans le Pays de Bray, elle est le plus souvent enterrée.

 

La salle à manger.

 

Cette pièce devait être au XVI° siècle une chambre réservée aux invités de marque.

C'est d'ailleurs dans cette chambre que logea Henri IV, lors de son passage dans la région en 1592.

 

Les boiseries du XVIII° siècle ont été conservées.

Cette pièce renferme deux coffres de mariage du XVII° siècle, ainsi qu'une tapisserie brodée de la même époque illustrant le thème du "Bon Pasteur" et une armoire à quatre portes.

 

Le cabinet lambrissé.

 

Toutes les boiseries ont été restituées dans les années 1980.

A l'origine, elle devait sans doute servir de garde-robe à la chambre précédente.

 

Le premier étage : la chambre du seigneur,

seconde Renaissance, des XVI° et XVII° siècle.

 

Autrefois, dans les demeures, le premier étage, dit l'étage noble, abritait la vie de la famille.

 

Cette pièce était la chambre du seigneur. Au centre, trône le lit à baldaquin

entouré de ses escabelles qui en facilitent l'accès. Le mobilier date de la Seconde Renaissance.

 

Le dressoir ou crédence expose dans sa partie basse la vaisselle d'or et d'argent de la famille.

La tapisserie d'Aubusson date de XVII° siècle et illustre une offrande à Mercure.

 

Le couloir et la chapelle.

 

 

Le couloir conduit à la chapelle aménagée en 1510 par Jacques Le Pelletier II.

Statue de Sainte Catherine, du XVII° siècle.

Dans le couloir, statue de Saint Adrien de 1485 et deux coffres de la Seconde Renaissance.

 

 

Statue de Sainte Catherine du XVII° siècle. Les vitraux et les boiseries sont du XIX° siècle.

Le pavement en terre cuite vernissée jaune et vert semble d'origine.

 

La chambre de style Louis XIII.

 

Le style Louis XIII s'étend du règne d'Henri IV jusqu'au début du règne de Louis XIV,

c'est-à-dire, de 1594 à 1680 environ.

 

 

Lit de style Louis XIII.

 

 

 

Durant cette période, le coffre va laisser place à l'armoire à 4 portes et 2 tiroirs.

Deux des armoires de cette pièce font la transition entre ces différents styles.

Tapisserie de Bruxelles représentant une scène de triomphe.

 

Chapelle du couvent de la Visitation.

 

Une cellule du couvent de la Visitation à Rouen.

Le musée a recréé l'ambiance d'une cellule de moniale, composée d'un lit, d'un prie-Dieu et d'une armoire basse.

 

Salle du XVIII° siècle : salle des armoires.

 

C'est l'époque où se développent les plus beaux exemples d'armoires à deux portes,

les bonnetières (servant à ranger les hauts bonnets cauchois) et les commodes.

 

 

L'armoire a deux portes est, sans conteste, le plus beau fleuron du mobilier normand.

 

La tradition rapporte, qu'au XVIII° siècle, à la naissance d'une fille, le père faisait abattre un chêne. Il le faisait ensuite débiter pour qu'il sèche et après les fiançailles de sa fille, il confiait l'exécution de l'armoire à un menuisier de village ou à un façonnier ambulant. Le jour du mariage, l'armoire constituait ainsi l'écrin de la mariée et en même temps une partie de sa dot.

 

Cette coutume n'a plus été la règle au XIX° siècle car, à cette époque, les bois utilisés pour la fabrication de beaux meubles étaient importés. Néanmoins, les parents choisissaient toujours le répertoire décoratif de l'armoire au moment des fiançailles.

 

Le deuxième étage.

 

Au deuxième étage, chaque petite région de Haute-Normandie, est présentée par une salle du XIX° siècle,

reconstituée, chacune avec son style, son mobilier, ses objets et ses traditions.

 

Le pays de l'Eure.

 

Des régions aussi diverses que le Pays de Lyons, le Vexin, le Plateau du Neubourg, le Roumois,

le Marais Vernier, la vallée de la Risle,  le Pays d'Ouche, sont présentées.

 

Plus discret que le mobilier cauchois, le mobilier de l'Eure se caractérise par la finesse de sa sculpture.

 

Petite salle aménagée dans une tourelle.

 

Le Pays de Caux.

 

Ce pays était et demeure une région riche. Cette richesse se traduit dans le mobilier sculpté.

 

Le vaisselier dit "palier" permettait d'exposer la belle vaisselle.

Cette vaisselle ne servait pas, elle était seulement décorative.

 

Le lit à alcôves, garni de ses rideaux abritait le couple.

Près de la cheminée se trouve un fourneau-potager permettant de garder au chaud les plats déjà cuisinés.

Un curieux panier que les nourrices (les gardeuses d'enfants) utilisaient pour empêcher les jeunes enfants

de s'échapper pendant qu'elles s'occupaient des autres.

 

La tourelle de Caux, où l'on découvre un lit d'alcôve, un vaisselier et un rouet.

La vitrine contient des bouquets de moisson confectionnés par les "aoûteux" (les journaliers qui venaient

en août faire la moisson dans les grandes fermes du Pays de Caux.

 

Le littoral Cauchois.

 

Il était courant  de faire fabriquer des meubles dans un bois de moins grande valeur que le chêne,

comme le sapin ou le pin maritime, en particulier sur le littoral Cauchois.

 

Le petit Caux.

 

 

La tourelle du Petit Caux.

Autrefois Dieppe et sa région constituaient la division ecclésiastique du diocèse

connue sous le nom de Petit Caux.

 

Au XVI° siècle, les propriétaires des châteaux et manoirs normands ont souvent fait construite un oriel. Ce type de pièce, surmontant un escalier pouvait servir de poste d'observation dans une période troublée par les guerres de religion, mais surtout de lieu où le seigneur aimait s'isoler. Pourvue d'une cheminée, cette chambre haute était accessible par le couloir du troisième étage.

 

Un rare lit clos normand, dans la salle du littoral Cauchois, du XIX° siècle.

 

Le troisième étage.

 

L'escalier en bois qui conduit au troisième étage a été mis en service vers 1520

pour desservir la chambre haute du château nouvellement créée.

Il remplaçait l'escalier principal interrompu par la construction de cette nouvelle pièce.

 

 

Dans le couloir sont rassemblés quelques exemples de mouchoirs et des coiffes.

 

Les instruments de musique amateur et populaire en Normandie.

 

Rouen était une des étapes du "Tour de France" des compagnons luthiers et,

à ce titre, a accueilli nombre de luthiers originaires de Mirecourt.

 

La salle de la lutherie.

 

Il y eut, dans toute la Haute-Normandie une production importante d'instruments de musique,

en particulier autour des centres de Rouen et de la Couture-Boussey dans l'Eure. A l'heure actuelle,

il reste une quarantaine de facteurs et de luthiers répartis sur tout l'ensemble de la Haute-Normandie.

 

Les costumes populaires normands au XIX° siècle, coiffes et bonnets.

 

Le rapport qu'entretenaient nos ancêtres avec le vêtement

était totalement différent de celui que nous avons avec lui aujourd'hui.

Les vêtements confectionnés sur mesure étaient onéreux et devaient durer une dizaine d'années.

En conséquence, le linge et les costumes étaient mentionnés dans les inventaires

au même titre que les terres, les meubles et les bijoux. Ils se transmettaient d'une génération à l'autre.

 

 

Les jours ouvrés, l'homme porte, à la fin du XIX° siècle, un pantalon de coutil, une chemise de toile,

une blaude ordinaire par-dessus, des sabots dans les pieds et un chapeau sur la tête.

La femme porte, à cette époque, la chemise, sous une jupe et une camisole, un bonnet de travail sur la tête et un mouchoir de cou imprimé. Elle est aussi chaussée de sabots.

 

La tenue des jours de fête est très différente :

 

▪ A la fin du XIX° siècle, l'homme porte la redingote, le pantalon à pont, un gilet sur une chemise avec une cravate nouée autour du cou et un haut de forme. Des chaussures remplacent les sabots.

▪ La femme porte un deux-pièces composé d'un corsage dénommé camisole, corps ou apollon et d'une jupe dite cote ou cotillon. Souvent, un beau châle cachemire, en laine tissée, couvre ses épaules. Une croix de Rouen, en or, orne son cou et une coiffe à volants a remplacé, à partir de 1815, dans le Pays de Caux, le très original bonnet cauchois. Des chaussures et une bourse en cuir font partie également du costume.

 

 

Les coiffes.

 

Dans la première moitié du XVIII° siècle, la coiffe nommée cornette est le seul type connu.

Elle était commune à toutes les provinces.

 

Dans le pays de Caux, de 1730 à 1830, les femmes portent le bonnet cauchois, sorte de support en carton, effilé vers le haut, revêtu de lamé d'argent ou d'or garni de broderie, de clinquant, et de canetille. Au sommet, un fond entoilé permet de fixer, avec des épingles, les barbes en dentelle plissée qui vont tomber sur le bonnet et même recouvrir le dos de la femme.

 

Après 1820, la plupart des femmes du Pays de Caux ont adopté le bonnet rond ou "pierrot". Il laissera la place, vers la fin du XIX° siècle, aux petits bonnets, inspirés des bonnets de travail. Dans l'Eure, dans l'Orne et dans la vallée de la Seine, le bonnet rond est très porté.

 

A gauche, femme en costume de fête, et à droite, l'homme également revêtu de ce costume.

 

Normande repassant une coiffe.

 

 

Le tisserand au travail.

 

Grande région textile de France, la Haute-Normandie possède la particularité d'avoir travaillé presque tous les textiles naturels à l'exception de la soie. Jusqu'au XVIII° siècle, Rouen était spécialisée dans la Laine. Elbeuf et Louviers ont pris la relève de la filature et du tissage de la laine au XVIII° et au XIX° siècle.

 

Le lin et le chanvre étaient, jusqu'à la fin du XIX° siècle, produits, filés et tissés dans les campagnes entourant Rouen. L'arrivée du coton en Normandie, à partir du XVIII° siècle, et l'organisation de sa transformation, d'abord à domicile, dans de petits ateliers, puis dans les vallées industrielles autour de Rouen, de Bolbec, de l'Andelle et du Lieuvin a profondément modifié le paysage du textile en Normandie.

 

La ferme et les communs.

 

Le château a subi des modifications au XVI° siècle, époque a laquelle ont été édifiés les communs :

les bâtiments d'une vaste exploitation agricole en bordure d'une grande cour rectangulaire

dont le centre est occupé par le colombier.

 

Conçue dès l'origine comme le complément naturel du château, ancien fief de la famille de Floques,

la ferme s'étendait sur environ 25 hectares, et devait couvrir les dépenses de fonctionnement du château

et assurer l'approvisionnement du seigneur et de sa maisonnée.

 

Le four à pain.

 

Le four à pain, a été édifié à l'extérieur, pour éviter les incendies.

Il servait à cuire le pain pour l'ensemble du domaine.

 

La charreterie.

 

Bâtie beaucoup plus tard que les autres bâtiments, elle semble dater du XVIII° siècle.

 

Ce type de bâtiment se compose d'un espace pour abriter les voitures, les charrettes

et les instruments aratoires servant au travail du sol.

Il est surmonté d'un grenier à grains et est couvert en chaume.

 

L'habitation du charretier.

 

Le charretier était un personnage important dans une ferme. Il venait après le maître

et le remplaçait en cas d'absence. C'est lui qui distribuait le travail aux autres.

Il était aussi chargé d'atteler et de dételer les chevaux et de veiller à l'entretien de la sellerie.

 

La pièce chauffée au bout des écuries devait être l'habitation du charretier.

L'habitation du fermier n'a pas changé de place à travers le temps,

il n'est pas certain qu'elle ait été pourvue d'un étage dès son origine.

 

Porche d'accès à la cour, depuis la longue allée menant au château. En tournant le dos à la façade du château

et en regardant en direction du colombier, on distingue, à gauche,

l'habitation du fermier, suivie de granges pour conserver les récoltes et des écuries.

 

Le colombier.

 

Attribut du pouvoir seigneurial, le colombier trône au milieu de la cour, faisant pendant au château.

 

La taille du colombier était en fonction de l'étendue de l'exploitation pour éviter, en théorie,

que les pigeons n'aillent prendre leur nourriture sur les terres d'autrui.

 

On considère que près de 2.000 pigeons nichaient simultanément dans ce colombier.

 

Le seigneur tirait du colombier une nourriture très prisée à l'époque : les pigeons et les oeufs de pigeons. La fiente de pigeon "la colombine", servait à amender les terres du seigneur, où était vendue aux paysans pour cet usage. Toutefois, les dégâts causés dans les cultures par ces armées de volatiles étaient tels que le droit de colombier apparaît en tête des privilèges à abolir à la Révolution.

 

Les écuries.

 

 

L'aménagement des lieux, avec des anneaux fixés sur les murs, une rigole au centre du bâtiment pour évacuer

les déjections animales, et des mangeoires au mur (aujourd'hui démontées) ainsi que les portes

ouvrant à demi-battant, prouvent que ces locaux ont servi d'étables et d'écurie au XXI° siècle.

La sellerie se trouvait à proximité immédiate des chevaux.

 

Le pressoir à cidre.

 

Au XVI° siècle, le cidre devient la boisson ordinaire des normands,  en remplacement de la cervoise

fabriquée à partir d'orge, et du vin consommé par les gens plus aisés.

 

Le pressoir du château de Martainville est attesté dans l'inventaire de 1545.

En général la cave à cidre était attenante au pressoir pour éviter les transports.

 

Depuis le pigeonnier, vue sur le puits de 28 mètres et le château.

 

Les jardins.

 

On ignore comment étaient disposés les jardins au XVI° siècle.

En 2014, le château retrouve ses jardins "à la française" dont la nouvelle composition florale

permet découvrir de nombreuses variétés botaniques.

 

Vue aérienne avant 1970 : le château, les dépendances, pigeonnier et jardins.

Les bâtiments des communs sont disposés autour d'une cour, fermée de murs,

qui est accessible par deux porches voûtés, l'ensemble étant ceinturé de tourelles.

Il est possible qu'un mur ait existé entre le château et la ferme. Il aurait ainsi délimité clairement

la partie résidentielle, de la partie agricole, comme dans de nombreux manoirs et châteaux, au XVI° siècle.

 

Le jardin d'agrément, à la française, était suivi d'un jardin potager.

A la fin du XVIII° siècle, un parc a été aménagé, au sud, à l'anglaise avec un étang.

 

Les jardins et le potager, côté arrière du château et face au four à pain.

 

Le tracé recomposé s’inspire des jardins de la Renaissance, avec comme volonté de les rendre actuels en faisant évoluer les variétés botaniques présentes sur tout le domaine. L’axe central très prononcé de ces jardins se renforce par la composition florale étudiée pour favoriser la biodiversité sur l’ensemble du parc. Les poiriers ainsi que les pommiers offrent un cadre stable et élégant aux jardins, dont la nature sauvage est quant à elle représentée en son centre par les vivaces et autres graminées qui procurent l’énergie de cet endroit.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.chateaudemartainville.fr/

Brochure "Château de Martainville", 36 pages, Alain Joubert

Editions Jean-Paul Gisserot

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 10 avril 2019

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville