LE TREPORT   (Seine-Maritime)

Région de Normandie

Arrondissement de Dieppe - Canton d'Eu.
 Population : 4.895 Tréportais en 2016.

 

D'une superficie de 677 hectares, et d'une altitude de 0 à 110 mètres,

la ville est située sur la Côte d'Albâtre, et traversée par le fleuve la Bresle,

qui se jette dans la Manche, dans cette ville.

 

 

Eglise Saint Jacques, des XIV° et XVI° siècles,

de style gothique et Renaissance.
 

 

L'église fut reconstruite au XVI° siècle sur l'emplacement de l'ancienne église

qui s'écroula en 1360 après une tempête.

Le plan est constitué d'une nef sans transept, suivie d'un choeur plus bas et d'une abside rectangulaire.

 

Vues aériennes avant 1970 : la ville et l'église Saint Jacques.

 

Cette petite ville prend de l'importance dans le domaine religieux avec la fondation de l'abbaye bénédictine dédiée à Saint Michel par Robert 1er, comte d'Eu, en 1053. Le monastère confié aux religieux de l'abbaye Sainte Catherine de Rouen fut dévasté plusieurs fois par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans et par les calvinistes  de Dieppe en 1562. Relevé de ses ruines et réformé par la congrégation de Saint Maur en 1660, il disparut définitivement en 1791. Il ne reste de l'abbaye que des fragments de murs.

 

Depuis le quai François 1er, l'escalier de 73 marches conduit à l'église Saint Jacques.

Un mur d'appui soutient l'édifice du côté du port et une importante restauration

a été entreprise au milieu du XIX° siècle.

 

C'est vers 1283 que fut édifiée sur l’actuelle place Saint Jacques et sur les vestiges de la petite chapelle Sainte Catherine, puis d'une première église détruite en 1195, une nouvelle église dédiée à Saint-Jacques. Celle-ci, située sur le chemin du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle par mer, fut dotée en conséquence, de vastes proportions. Les travaux ne furent cependant achevés que vers la fin du XVI° siècle. L'évolution architecturale de l'église nous permet ainsi de retracer le cheminement de l'art gothique durant quatre siècles, jusqu'aux derniers feux du gothique flamboyant.

 

Les murs gouttereaux sont composés d'un damier de grès et de silex.

 

La tour inachevée d'une trentaine de mètres est couronnée

des statues de Saint Pierre, Saint Jean l'Evangéliste et Saint Jacques.

Elle est flanquée d'une tourelle d'escalier octogonale.

 

Le  portail est composé d'une archivolte en plein cintre encadrant un tympan

orné de deux niches et au parement de motifs Renaissance.

Un bénitier orne le trumeau séparant les deux portes.

 

La nef est ornée de cinq clefs de voûte

et décorée de pendentifs ajourés formant une véritable dentelle de pierre.

La clef située près du buffet d'orgue porte les initiales du roi François 1er.

 

A l'intérieur, le rez-de-chaussée de la nef et du chœur, plus austère furent édifiés au XIII° siècle

et les parties supérieures de la nef et la croisée du transept au XIV° siècle.

 

Les orgues sont abrités par un dais en bois sculpté du XV° siècle,

provenant de l'ancienne abbaye.

L'église fut dotée du grand orgue dès le XVII° siècle, puis d'un orgue de chœur à la fin du XIX° siècle.

 

A gauche, statue de Sainte Catherine d'Alexandrie, patronne des philosophes. (Polychrome du XVI° siècle).

Elle foule aux pieds son tortionnaire, l'empereur Maximin (IV° siècle, qui l'a fait périr par le supplice de la roue).

 

L'édifice est long de 44 mètres, large de 19 mètres 60 centimètres, et haut de 15 mètres environ,

Toutes les fenêtres, récemment restaurées, sont décorées de vitraux sortant des ateliers de M. Lusson, à Paris.

 

 

A l'entrée du choeur, un tableau d'Aubert représente Jésus sur le lac de Génézareth (1897).

 

A gauche, statue d'une Vierge à l'enfant, en pierre, début du XVI° siècle.

La chapelle de la Vierge (à droite du choeur) contient un ancien maître autel et un retable en bois sculpté.

 

Les bas-côtés possèdent de belles clefs de voûte moins importantes et moins ornées que celles de la nef.

 

Dans le bas-côté gauche, à la chapelle Notre-Dame-de-la-Pitié, une descente de Croix, en pierre peinte

du XVI° siècle. Un bas-relief du XVI° siècle, figurant la Vierge et les emblèmes symboliques de la litanie.

 

Au XV° siècle, des chapelles latérales sont aménagées entre les contreforts de la nef pour les corporations tandis que les voûtes du chœur et le décor des chapelles du chœur sont refaites au XVI° siècle, dans un style marqué par le gothique flamboyant (voûtes à liernes et tiercerons) et les premières influences de la renaissance.

 

Dans le bas-côté droit, statue de Saint Antoine de Padoue, et une maquette de Saint Jean Baptiste  de la Salle,

par Falguière (le monument est à Rouen).

 

Le choeur est fermé depuis 1857 par une balustrade dans le style du XVI° siècle.

 

Dans le choeur, dais en bois sculpté du XV° siècle. Lampe votive en argent, ayant la forme d'un navire (sur la coque figurent le Christ, la Vierge et les apôtres). L'objet a été offert par la reine Marie-Amélie, épouse de Louis-Philippe, lors du départ de son fils, le prince de Joinville, pour l'expédition du Mexique.

 

Statue de sainte Anne et de la Vierge.

 

L'ancien presbytère du XVI° siècle.

 

Le pignon à degrés et son Manneken-Pis (dans l'angle) rappellent ceux du Nord. A gauche l'ancien chemin de Criel, bordé de la grande muraille faite de silex, briques et pierres, vestiges de l'enceinte Ouest de l'abbaye Saint Michel du Tréport. Cette belle maison à encorbellement, de structure moyâgeuse, mais à la façade Renaissance, fut acquise par Jean Le Roux, maire de la ville, le 28 février 1650.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.dieppe.fr/

"Le Tréport, Mers, Eu et leurs environs"

J. Perin et P. Cage, Editions Livre d'Histoire, 2004

Dictionnaire des églises de France "Normandie"

Volume IVb, Editions Robert Laffont, 1968

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée du site site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 8 avril 2019 

 

 

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