GOURNAY-EN-BRAY (Seine Maritime)
Arrondissement de Dieppe - Canton de Gournay-en-Bray.
Région Normandie
 Population : 6.392 Gournaisiens en 2014.

 

D'une superficie de 1040 hectares et d'une altitude de 84 à 133 mètres,

la ville est située dans le pays de Bray, au confluent de l'Epte et de la Morette.

Les deux ruisseaux de l'Auchy et de l'Aulnaie, affluents de la Morette,

rejoignent également celle-ci sur le territoire de la commune.

 

Etymologie : Gournay vient de « bief, pêcherie » sur la base de l'appellatif celtique < gorn > gord

et le suffixe celtique localisant bien connu -ako (latinisé en -acum).

 

Vues aériennes sur la ville et la collégiale, avant 1970.

 

Place de la collégiale.

 

A proximité de l'église, cette maison à pans de bois, et sur la place, la fontaine.

La construction de la fontaine a débuté en 1779, au moment de la première adduction d’eau dans le centre

de la ville. Elle est surmontée d’une pyramide effilée, et dominée par une boule en bronze.

Sur chaque face, une tête de poisson en bronze, bouche grande ouverte,

permet l’arrivée de l’eau qui se déverse dans un bassin de pierre.

 

Cette fontaine qui date du règne de Louis XVI a été érigée sous la conduite de Monsieur de Montfeu, ingénieur du roi pour les Ponts et Chaussées, et achevée ou inaugurée en 1780. Elle rend hommage à M. Thiroux de Crosne, intendant de Rouen, bienfaiteur de Gournay-en-Bray et qu’elle a été restaurée en 1832. Depuis 1943 l’eau ne provient plus des sources du Bézy situées au hameau d’Hyancourt mais de la source d’Elbeuf-en-Bray.

 

 

Ancienne collégiale romane saint Hildevert

 

 

Façade composée d'un porche flanqué de deux tours carrées inachevées.

Le tympan central représente Saint Hildevert

 

C'est au X° siècle ou XI° siècle qu'est élevée la collégiale alors dédiée à saint Étienne. Elle est reconstruite au XII° siècle sur ses vestiges. Son plan comprenait à l'origine une nef avec des collatéraux de six travées, un transept avec absidioles et une tour à la croisée.

 

 

La façade occidentale.

Le tympan est surmonté d'une statue de Saint Hildevert.

 

La collégiale est incendiée en 1174, tout comme le reste de la ville de Gournay. Il reste de la collégiale les murs de la nef romane et les voûtes du chœur de la chapelle Saint-Joseph. Des arcs gothiques viennent couvrir la nef et le transept, tandis que le chœur est en partie reconstruit. La nouvelle collégiale est consacrée le 29 avril 1192. Ce serait au XIII° siècle avec la venue de trois clercs de Meaux qui transportaient de ville en ville les reliques de saint Hildevert, évêque de la ville de Meaux, que remonte la dédicace de la collégiale.

 

Croisillon nord avec cintre et abside du XI° siècle.

Au chevet et dans le croisillon sud, fenestrages gothiques, XIII°-XIV° siècles.

 

C'est au XIII° siècle que la façade occidentale est reprise. La dernière travée se trouve surmontée de deux tours carrées inachevées. Au XIV° siècle, le chevet est percé d'une grande fenêtre. La tour à la croisée du transept disparaît en 1617, remplacée par une tour-lanterne détruite en 1649. De 1650 à 1660, les deux tours sont surélevées par un clocher en charpente couvert d'ardoise.

 

Mur en arête-de-poisson.

 

La construction de murs réalisé en disposant des briques ou des pierres plates inclinées à environ 45°, en changeant de sens à chaque strate successive, de manière à donner un aspect d'« arête de poisson ». Il est généralement confondu avec l’opus spicatum (appareil « en épi de blé ») ; la différence réside dans le fait que dans l'appareil en arête-de-poisson, les pierres ou les briques sont dressées sans emboîtement avec les autres rangs, ceux-ci étant séparés par un lit de mortier horizontal rectiligne, et non en zig-zag comme l'opus spicatum.

 

 

Les façades sud de la basse nef et ouest du transept comportent dix fenêtres romanes.

La façade sud, au-dessus des fenêtres de la basse nef, des figures grimaçantes sont montrées.

 

Modillons sculptés avec des têtes humaines.

 

A l'intérieur, l'église mesure 48 m de long, 19 m de large et 19 m de hauteur.

 

Buffet d'orgue des XVI° et XVIII° siècles, dont les éléments les plus anciens datent de 1538.

La balustrade est garnie de quatorze sculptures représentants les apôtres, Saint Paul et le Christ.

 

La nef, longue de 28 m, de six travées dont cinq sont cintrées et collatéraux.

A l'origine, elle n'était pas voûtée, et le fut vers la fin du XII° siècle : les voûtes sont sexpartites.

 

 

Voûtes du XII° siècle reposant sur des piliers carrés avec colonnes engagées,

ornées de chapiteaux sculptés (personnages, grotesques, entrelacs, damiers, fers de lance....)

 

Chaire à prêcher réalisée par Martin Bradel (1728).

 

Au seuil du choeur, sur la droite, les colonnes supportant des arcs en plein cintre sont d'époque romane.

A gauche, des arcs ogivaux.

 

Statues de : Saint Hildevert, XV° siècle - Saint François d'Assise, XVII° siècle - Sainte Thérèse d'Avila.

 

Statues : Vierge à l'enfant du XVII° siècle, et Saint évêque.

 

Vitrail exécuté par le peintre verrier de Paris Jean Gaudin, après 1944.

il présente, en quatre lancettes, la vie de Saint Hildevert.

La rosace supérieure évoque les sept dons du Saint Esprit. Il a été inauguré en 1954.

 

Christ aux outrages du XVI° siècle.

 

Reliques de Saint Hildevert.

 

 

Autel du XVII° siècle.

 

 

Vue sur le choeur, depuis le portail occidental.

 

Autel du XIX° siècle. Statue de Saint Antoine de Padoue

 

Chapelle du Saint Sacrement.

 

 

Autel du XIX° siècle et Vierge du XVII° siècle.

 

Au-dessus des stalles, deux bas-reliefs en chêne.

D'un côté l'Assomption, de l'autre, une descente de croix.

 

Chœur de trois travées et à chevet plat, ,des X° et XI° siècles,

reposant sur des colonnes à chapiteaux.

 

Chapiteaux sculptés.

 

Statues : Sainte Elizabeth de Hongrie, du XVII° siècle et Saint Eloi, du XVIII° siècle.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/
http://www.gournay-en-bray.fr/
Dépliant 4 pages "Collégiale St Hildevert", O.T. Gournay-en-Bray

Dictionnaire des églises de France "Normandie", Tome IVb

Editions Robert Laffont, 1968

C.P.A. collection privée, en prêt
Visite et photos, Chantal Guyon, 9 septembre 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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