DIEPPE  (Seine-Maritime)
Arrondissement et canton de Dieppe.
Région : Normandie
 Population : 29.606 Dieppois en 2016.

 

D'une superficie de 1.167 hectares, et d'une altitude de 0 à 94 mètres,

la ville est surnommée "La ville aux quatre ports".

Elle est située à l'embouchure du fleuve côtier l'Arques.

 
 

Eglise Saint Jacques,

de styles gothique flamboyant et Renaissance.
 

 

L'église fut bâtie sur l'emplacement d'une ancienne chapelle, certainement dans le style du roman finissant.

En 1195, elle est incendiée et ravagée en cours de construction,

quand Philippe Auguste en guerre contre Richard Coeur de Lion vint assiéger et brûler la ville.

La construction actuelle est reprise un siècle plus tard.

 

Commencée en 1250, l'église longue de 82 m, large de 30 m (dont 8,70 m pour la nef)

haute de 30 m sous les voûtes de la nef, présente toutes les variétés du gothique, avec un plan cruciforme.

Les cinq chapelles du chevet, de la fin du XV° siècle sont coiffées de toits à pavillon

et font apparaître tout un bestiaire de griffons et autres êtres fantastiques.

 

Les arcs-boutants avec leurs rampes à claire-voie

et les pinacles surmontant les contreforts donnent de la légèreté à l'édifice.

Les pignons du transept, ornés de deux rosaces ont été restaurés, et la tour-lanterne,

reconstruite au XVIII° siècle avec un dôme surmonté d'un lanternon.

 

 

La façade Ouest du XIV° siècle, dont la partie haute est finement sculptée

s'organise autour du porche central surmonté d'une rosace encadrée de deux tourelles.

Une statue de Saint Jacques accueille les pèlerins.

Le tympan très mutilé pendant les guerres de religion représentait le jugement dernier.

La tour-beffroi de la fin du XV° siècle est haute de 42 mètres. Très décorée, elle abrite trois cloches.

 

La nef gothique avec ses bas-côtés s'appuie sur de gros piliers flanqués de colonnettes

et sculptée de chapiteaux à feuillages du XIII° siècle.

Au-dessus des arcs, triforium et voûte du XIV° siècle et fenêtres hautes du XV° siècle.

 

Buffet du grand orgue, du XVII° siècle.

 

La  chapelle du Saint Sépulcre.

La première chapelle latérale, près de la tour, est fermée par une balustrade en pierre du XV° siècle,

de style gothique flamboyant.

Au XIV° siècle, cette chapelle antérieurement dédiée à la Sainte Trinité, fut fondée par Beaudouin Eudes,

le plus riche armateur de Dieppe. Elle fut rétrécie

pour faire place à une partie de la tour construite au XV° siècle et transformée alors en chapelle du Sépulcre.

 

La mise au tombeau, moulage de 1842, pour remplacer le groupe primitif détruit pendant la Révolution.

 

Chapelle Saint Antoine de Padoue, et statue de Saint Christophe.

 

Chapelles : Sainte Rita et Notre-Dame de Bonsecours.

 

La chapelle Saint Jean Baptiste abrite les fonts baptismaux.

Vitrail contemporain qui donne en latin une catéchèse sur ce sacrement.

 

Entre chaque pilier de la nef est placé le chemin de croix. Chapelle de l'Enfant Jésus de Prague.

 

Suite à des vols de tableaux en novembre 2017, la vitrine a été réalisée par les Ateliers du Coeur de Dieppe, pour remplacer le retable resté vide. Elle a été dorée à la feuille d'or par Esther, restauratrice. En mai 2018, 32 femmes, mamans et grand-mères de Dieppe sont parties à Prague. Un pèlerinage éclair en bus pour aller célébrer la messe devant l'Enfant Jésus et rapporter une statue pour l'église Saint Jacques.

 

Chapelle Sainte Thérèse de Lisieux. Autel réalisé par Baudry, 1926.

 

Rosace du transept du XVII° siècle.

Au XV° siècle, les murs des bas-côtés ont été ouverts, puis une vingtaine de chapelles collatérales

ont été fondées par les diverses confréries dieppoises et dédiées à leurs saints patrons.

 

Chapelle Saint Benoît Labre, et statue de Saint Benoît (à droite).

 

 

Chapelle du Sacré Coeur.

Les vitraux sont du XIX° siècle, illustrant la dévotion à la Vierge Marie et au Sacré Coeur.

Au XV° siècle, elle était la chapelle des Guilbert, riches armateurs, puis Conseillers de la ville de Dieppe

dont la fille épousa Jehan Ango. Leurs armoiries sont encore visibles sur les murs et sur une pierre tombale.

 

La chapelle Saint Yves, ou chapelle d'Ango, entretenue par la Confrérie des avocats.

La chapelle fut transformée vers 1535 par Jehan d'Ango, ami de François 1er qui y aménagea un oratoire.

Malgré les nombreuses dégradations, elle conserve encore de beaux motifs Renaissance.

 

Très beau confessionnal sculpté du XVIII° siècle.

 

Le déambulatoire.

Les quatre chapelles qui entourent le déambulatoire ont été reconstruites au XVI° siècle.

 

 

Le mur du Trésor et la frise des Sauvages (aujourd'hui sur le mur extérieur de la sacristie).

Figuration sculptée des peuples d'Amérique, d'Afrique et de l'Océan Indien telle que le percevaient

les Dieppois au XVI° siècle, réalisée vers 1530, probablement à la demande de Jehan Ango.

 

Au chevet, la chapelle de la Vierge comprend deux travées et un sanctuaire polygonal.

 

Les murailles sont décorées de petites arcades aveugles

surmontées d'un cordon composé de feuillages divers, d'animaux et de monstres.

L'ensemble est éclairé par sept fenêtres à remplages flamboyants,

séparées par des contreforts flanqués eux-mêmes de socles et de dais.

 

Chapelle de Saint Joseph.

 

La croisée du transept est l'espace où a été installé l'autel pour la célébration de l'eucharistie le dimanche.

 

Le choeur est de style gothique flamboyant et Renaissance.

Les piliers soutiennent les voûtes en étoile qui ont été achevées au XVI° siècle avec leurs clefs pendantes.

Le maître autel baroque du XVIII° siècle est en marbre.

Présence de deux grands anges adorateurs en bois du XVII° siècle. Aigle lutrin en bois sculpté du XVIII° siècle.

 

 

Les stalles en bois du choeur.

 

Depuis le portail occidental, vue sur le choeur.

 

Rosace du transept du XVII° siècle.

 

Chaire à prêcher en bois, du XVII° siècle.

 

Chapelle Sainte Marie Madeleine. Au centre du retable, un tableau représentant Sainte Marie Madeleine,

par Mélicourt Lefebvre, peintre dieppois du XIX° siècle.

Sculpture en bois doré et polychrome, anonyme, du XVIII° siècle.

 

Dans la chapelle des "Noyés",  maintenant appelée "des martyrs canadiens",

un gisant représentant le Christ mort a été déposé dans un enfeu (XIV° siècle),

qui servit de tombeau aux sires de Longueil dont l'un mourut à la bataille d'Azincourt.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Dépliant 4 pages, visite de l'église, disponible à l'entrée de l'édifice

Dictionnaire des églises de France "Normandie"

Tome IVb, Editions Robert Laffont, 1968

"Histoire de Dieppe et ses environs", Ludovic Vitet

Editions des Régionalismes, 2011

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 11 avril 2019

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville