CAUDEBEC-EN-CAUX  (Seine-Maritime)
Arrondissement de Rouen - Canton de Notre-Dame de Gravenchon.
Région : Normandie.
 Population : 2.231 Caudebecquais en 2016.

 

D'une superficie de 493 hectares, et d'une altitude de 1 à 116 mètres,

la ville est traversée par les rivières Sainte Gertrude et l'Ambion.

Elle est située sur la rive droite de la Seine, et dans le Parc naturel et régional des boucles de la Seine.

 

La ville, la Seine et l'église Notre Dame, avant 1970.

 

 

Eglise Notre Dame, de style gothique flamboyant
 

 

"C'est la plus jolie chapelle de mon royaume" aurait dit Henri IV en admirant Notre-Dame de Caudebec,

qui se dresse au centre d'une cité dont l'origine remonte à l'époque gauloise

et qui renaît de graves blessures de la guerre 1939-1945.

 

Le chevet de l'église.

Elle est construite en pierre calcaire du pays, dans un très beau style gothique flamboyant.

 

L'édifice avait été consacré le 6 août 1267 par Eude Rigaud, mais en raison de sa vétusté, il dut être abattu pendant la guerre de Cent Ans, lors de l'occupation anglaise. Avec l'aide d'Henri VI d'Angleterre, les habitants la reconstruisirent à partir de 1426 et poursuivirent les travaux jusqu'en 1484, guidés pendant les trente dernières années par Guillaume Letellier, architecte de grand talent.

 

Le clocher est situé au bas de la nef, contre le bas-côté Sud : il occupe la place d'une chapelle.

Longueur de la construction 56 m, largeur 22 m, hauteur de la nef sous la voûte 21 m,

hauteur des bas-côtés 9 m, hauteur totale du clocher jusqu'à la croix 101 m.

 

Le clocher est une tour carrée à sa base, percée de huit fenêtres à six étages et soutenue de contreforts Il se termine par une balustrade à jour et est surmonté d'une pyramide octogonale composée d'une chemise en pierre nue recouverte d'une enveloppe découpée à jour. Cette aiguille aérienne est partagée en trois parties au moyen de trois couronnes de fleurs de lis qui ajoutent beaucoup de grâce à l'ensemble et rompt ainsi la monotonie. La tourelle de l'escalier s'allie avec les huit clochetons reliés par des arcs-boutants avec la pyramide principale.

 

La galerie de circulation qui court tout le long du toit de l'église a la particularité de reproduire

une partie du Magnificat et du Salve Regina en grandes lettres gothiques.

L'église ne comporte pas de contreforts : ils sont remplacés par les murs intérieurs de séparation des chapelles.

 

La structure générale de la façade et la décoration de sa partie basse appartiennent au gothique tardif,

tandis que les motifs décoratifs de la partie haute,

(médaillons et dauphins affrontés) sont typiquement Renaissance.

 

Les niches finement sculptées des portails ont perdu leurs statues.

 

Le grand portail du XVI° siècle présente trois portes sous des voussures ornées.

(Le tympan principal a été détruit pendant la Révolution). Les petites portes sont dominées par une fenêtre

et décorées de statuettes qui ont été restaurées après le sinistre de 1640.

Plus de 300 personnages : anges, musiciens, prophètes, saints, ecclésiastiques, bourgeois,

gens de la rue...sont sculptés sur le portail.

 

L'édifice comporte trois nefs, pas de transept,

un chevet polygonal avec déambulatoire et des chapelles rayonnantes.

 

Sous ces belles voûtes gothiques, l'orgue construit par Josseline de Rouen

a accompagné depuis 1541, les fidèles dans leurs chants et leurs prières.

Le grand orgue repose sur une tribune en pierre sculptée (1539) aux motifs Renaissance

Le somptueux buffet en chêne sculpté de la même époque, a été remanié en 1740.

L'orgue a conservé ses belles sonorités anciennes qui lui valent sa célébrité.

 

La nef, de belle proportion, est abondamment éclairée.

Son élévation à trois étages possède la légèreté du gothique tardif.

 

Depuis le portail occidental, vue sur la nef et le choeur.

La grande finesse du triforium est caractéristique des habitudes normandes de l'époque.

 

Les bas-côtés.

 

 

Le long du mur du bas-côté Sud, un ensemble de bas-relief, en pierre sculptée.

Ecce Homo en pierre du XIV° siècle.

 

Les 18 chapelles latérales furent occupées jusqu' au XIX° siècle

par des associations de métiers ou de charité.

 

Les associations se plaçaient sous la protection des Saints représentés sur les vitraux et les statues.

Les confréries avaient pour but de venir en aide à leurs frères dans le malheur.

 

Chapelle Saint Laurent.

Sur le petit autel, une Vierge allaitant (XVII° siècle) provenant de la chapelle de Barre.

(Sans doute un ex-voto offert par un marin).

 

Chapelles du Saint Esprit, et de Saint Nicolas.

Le retable de l'autel représente le Saint Esprit en relief.

De chaque côté du retable : statues de N.D. de Bonsecours, en pierre du XIV° siècle,

et de Saint Julien, évêque du Mans, en bois, du XIV° siècle.

Statues de Saint Nicolas et de Saint Matthieu, en bois.

La partie supérieure du vitrail date du XV° siècle.

(Le reste ayant été détruit lors de l'invasion des Huguenots en 1562 est moderne).

 

Chapelle Saint Jean Baptiste.

Tableau représentant le Saint, et de chaque côté de l'autel, Sainte Rose (en pierre, début du XV° siècle)

et Sainte Clotilde, épouse de Clovis. Face à l'autel du XVI° siècle,

statue de Sainte Marie Madeleine, en bois du XV° siècle.

 

Boiseries du XVII° siècle.

 

 

Chapelle du Saint Sépulcre.

Christ gisant du XVI° siècle, provenant de l'abbaye de Jumièges.

 

Cette mise au tombeau provient de Jumièges, et a été placée dans la chapelle du Saint-Sépulcre.

Elle est composée de 8 personnages en pierre datant du début du XVI° siècle et,

à proximité, se trouve un Christ gisant dont on ignore la provenance.

 

 

Chapelle Notre-Dame.

Cette chapelle était le siège de la frairie Notre-Dame, une confrérie de charité existant déjà en 1430

à laquelle, participaient toutes les notabilités de la ville.

Elle avait son propre chapelain particulier et a subsisté après la Révolution.

 

Chapelle Saint Joseph et Saint Crépin.

 

Chapelle Saint Crépin.

 

Chapelle Saint Georges.

 

Chapelle Saint Jacques, avec clé de voûte sculptée le représentant.

 

Chapelle Saint Michel, avec clé de voûte sculptée portant son effigie.

Vitrail daté du 3° quart du XV° siècle.

 

Chapelle Saint Eloi, avec son vitrail du XV° siècle, et statue de Saint Louis.

Chapelle des Morts de la guerre 1914-1918, et au mur, un ex-voto d'un soldat.

 

La chapelle Saint André.

Cette chapelle était celle de la confrérie des tanneurs. Leur patron était Saint Roch.

 

Chapelle Saint Sébastien et vitrail du XVI° siècle,

et chapelle Saint Gilles qui était le siège de la confrérie des métiers existants à Caudebec.

 

La chapelle des fonts baptismaux.

Tout un poème est écrit sur les deux étages de panneaux, la "Rédemption du monde" dans l'Ancien Testament,

accouplés dans le Nouveau, avec une certaine corrélation entre les deux.

Le panneau de la "circoncision" porte la date de 1590.

 

Depuis le portail occidental, vue sur le choeur.

 

Le choeur a deux pans possède une colonne dans l'axe,

ce qui a permis de conserver une longueur égale dans tout le déambulatoire.

Le lutrin en cuivre ciselé, en forme d'aigle, date de 1696.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.patrimoine-religieux.fr/
Dictionnaire des églises de France, "Normandie"

Volume IV b, Editions Robert Laffont, 1968

"Caudebec-en-Caux", R. Maulde, Editeur Gérard Monfort, 130 pages

Panneaux explicatifs présentés sur le lieu

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 13 mai 2019

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville