BUCHY  (Seine-Maritime)
Arrondissement de Rouen - Canton du Mesnil-Esnard.
Région : Normandie
 Population : 2.731 Buchéois en 2016.

 

D'une superficie de 263 hectares, et d'une altitude de 139 à 231 mètres,

la ville s'est développée autour de ses halles.

 

La Place Persac, avant 1970.

 

"La Place, dès le matin, était encombrée par une file de charrettes...  De l'autre côté,

il y avait des baraques de toile où l'on vendait des cotonnades, des couvertures et des bas de laine...

De la grosse quincaillerie s'étalait par terre, entre les pyramides d'oeufs et les bannettes de fromage..."

("Madame Bovary", Gustave Flaubert).

 

Le bourg de Buchy est cité plusieurs fois dans le roman de Flaubert,

et offre aujourd'hui encore la possibilité de ressentir l'atmosphère du Comice agricole du roman.

 

 

Le marché et les halles de Buchy
 

 

Vues aériennes, avant 1970, les halles du XVI° siècle.

 

 

Les deux halles encadrant l'hôtel de ville, furent sans doute édifiées avant 1679.

 

Le droit de "tenir foires et marchés" attribué aux seigneurs de Buchy dès le XIII° siècle atteste l'origine lointaine du marché. En 1675, ce droit fut confirmé par Louis XIV à Nicolas Le Pesant de Boisguilbert et à son prédécesseur, Pierre de Bénissent. En outre, le roi accordait le droit de faire "bâtir telles halles et estaux que besoin sera pour le commerce de toutes denrées et marchandises licites".

 

 

Celle halle a la particularité de posséder des étals et crochets, d'où son nom de "Halle aux bouchers".

 

L'hôtel de ville du XIX° siècle, placé entre les deux halles.

 

 

Propriété de Boisguilbert jusqu'en 1779, puis de la famille de Blosseville,

les halles furent aliénées à la commune vers 1830.

Leurs greniers servirent jusqu'à l'abolition des privilèges à entreposer les denrées (blé, avoine, seigle, orges...).

 

L'église Notre-Dame

 

Vues aériennes avant 1970.

 

 

Cet édifice de style néo-renaissance fut reconstruit vers 1860

sur l'emplacement de l'église primitive d'origine romane.

 

 

Depuis le choeur, vue sur le portail occidental.

 

 

Statues de Saint Adrien et de Saint Antoine de Padoue, en plâtre polychrome.

 

Chapelle des fonts baptismaux, et statue de Notre-Dame de Lourdes, en plâtre peint.

 

Statue d'un Saint évêque et de Jeanne d'Arc.

 

 

La sacristie.

 

Les chapelles latérales : leurs vitraux figurent des scènes colorées de l'Apocalypse et de la Passion.

 

 

Seul le choeur du XVI° siècle fut conservé.

Ses voûtes élégantes sont ornées de remarquables vitraux de la Renaissance.

 

Statues de Saint Pierre, Saint Etienne, Saint Jean et Saint Paul, en plâtre peint du XIX° siècle.

 

Les vitraux du choeur sont consacrés à la Résurrection et à la vie de la Vierge.

 

L'eau potable à Buchy.

 

En 1889, Buchy fut le 1° bourg de la "Seine Inférieure" à être alimenté en eau potable,

grâce à l'initiative du maire de l'époque, le Docteur Persac.

 

Une pompe aspirante et refoulante actionnée par la roue à aubes du moulin d'Héronchelles permettait de refouler jusqu'à Buchy, dans une canalisation souterraine, l'eau d'une source proche du moulin. Révolutionnaire pour l'époque, ce mode d'alimentation a fonctionné jusqu'en 1973. Un modèle de pompe à eau est visible dans la cour de l'ancienne école de filles, derrière l'église.

 

Le moulin d’Héronchelles, situé en aval de la source du Héron,

est équipé de deux pompes aspirantes et refoulantes

ainsi qu'un puisard d'aspiration destinés à refouler à Buchy l'eau de la source. Cette captation était gratuite.

Aujourd'hui, le moulin est un outil pédagogique ouvert aux scolaires et à un public diversifié.

 

En 1876, le maire, le Docteur Persac, qui connaît les méfaits liés à l'utilisation de l'eau de pluie polluée sur ses administrés, décide de doter le bourg d'une adduction d'eau de source en achetant le moulin d'Héronchelles, de M. Leballeur, Conseiller général du canton, qui accepte de vendre ce dernier à la commune de Buchy, dans l'idée directrice d'utiliser la force motrice du moulin pour aspirer l'eau de la source proche et la refouler jusqu'à la commune de Buchy par une canalisation souterraine.

 

En 1889, transformé, le moulin est capable, cette année là de refouler quotidiennement 300 m³  d'eau. Il fallait, sur 8,7 km vaincre 60 m de dénivelé pour alimenter la population en eau, simplement en tournant un  robinet. En 1913, une seconde pompe est ajoutée. En 1947, la rivière accuse un déficit de débit d'eau. Un moteur électrique est installé et vient suppléer la force motrice de la roue du moulin, solution qui durera 25 ans.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.moulinsnormandspicards.org/
http://moulinsdefrance.free.fr/
Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 12 avril 2019

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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