AUFFAY  (Seine-Maritime)
Arrondissement de Dieppe - Canton de Luneray.
Région : Normandie.
 Population : 1.880 Altifagiens en 2016.

 

D'une superficie de 113 hectares, et d'une altitude de 90 à 162 mètres,

la ville est située dans la vallée de la Scie, dans le Pays de Caux,

et traversée par le fleuve côtier la Scie.

 

Toponymie : le nom signifierait "le haut endroit où poussent les hêtres"

ou évoque un "haut hêtre" (du latin altus et Fagus), selon René Lepelley.

 

Cette croix a été érigée en 1822. Elle a été déplacée après la seconde guerre mondiale

près de l’église sur la pelouse du presbytère.

 

 

Collégiale Notre-Dame, des XI° et XIII° siècles
 

 

Collégiale de chanoines réguliers jusqu'en 1079.

Prieurale des bénédictines de Saint Evroult jusqu'en 1590, et église paroissiale depuis la fin du XVI° siècle.

 

Avant 1970, le bourg et la collégiale Notre-Dame.

 

Le clocher et le transept sont du XI° siècle.

L'ensemble, incendié pendant la guerre de 1940, a été restauré.

Le portail se compose de deux baies géminées

dont l'arc en segment de cercle est surmonté d'une grosse moulure.

 

Reconstruite en grès au début du XVII° siècle, la façade occidentale est encadrée de tourelles octogonales élancées, dont les étages sont soulignés chacun par un larmier. D'étroites fenestrelles percent la tourelle de droite, coiffée, comme celle qui lui est symétrique, d'une petite pyramide en ardoise.

 

Les Jacquemarts du XVII° siècle.

 

Auffay est l'une des 16 communes de France à posséder des Jacquemarts.

 

La tour des Jacquemarts, occupée par Houzou Bénard et Paquet Sivière, avant 1970.

Ils sont hauts chacun de 1,10 mètres.

(Invisible lors de mon passage, suite aux travaux de restauration).

 

La légende : un jour de procession du Saint Sacrement, deux huguenots, un Dieppois et un Altifagien, auraient outragé la foi catholique, puis condamnés à payer l'horloge et à sonner les heures et les quarts d'heure. A leur mort, des automates les ont remplacés.

 

Le chevet est de forme pentagonale et très richement décoré.

Il marie harmonieusement les motifs gothiques et les ornements de la Renaissance.

Sous la corniche, parée d'une suite de petits arcs trilobés et d'où s'élancent quatre gargouilles,

s'ouvrent cinq baies flamboyantes au sommet arrondi, surmonté d'une accolade.

Aux angles, des contreforts soutiennent l'abside.

 

Nef et collatéraux de la fin du XIII° siècle.

Le portail Henri IV et la rosace moderne (restaurée dans les années 1960).

 

La nef présente dans son élévation les étages des grandes arcades du triforium et des fenêtres hautes.

Sa longueur est de 30 m, sa largeur de 14 m et sa hauteur de 16 m.

Elle est éclairée principalement par une rosace aux tonalités multicolores.

 

Les bas cotés sont très larges : celui de gauche a une belle décoration Renaissance,

celui de droite est du XIV° siècle.

La croisée d'ogives, et voûtes de la nef.

 

Les fenêtres hautes s'ouvrent sous un arc brisé à plusieurs rangs de voussures.

 

A chaque travée du triforium, cinq petits arcs brisés retombent

sur des colonnettes qui reposent sur des socles octogonaux.

Chapiteaux du début du XIII° siècle.

 

 

La chapelle du Rosaire, du XIII° siècle. Les trois travées s'achèvent par un chevet plat.

De chaque côté de l'autel, les niches recevaient jadis des reliquaires

ou des objets nécessaires à la célébration de la messe.

Epitaphe : "Ci-git messire Jehan du Sauchay, fils de Guillaume du Sauchay,

jadis curé de Quinvremont-sur-Mer, qui trépassa en 1475, le 25 juin de novembre..."

 

Chapelle Notre-Dame de la pitié du XVI° siècle. Détails de chapiteaux comportant des personnages.

 

 

Le transept roman est large de 20 m. Au niveau des baies en plein cintre ajourant les bras du transept,

le passage de circulation atteste l'influence de l'école romane normande.

Ces baies ont été enrichies de vitraux représentant d'un côté Sainte Marie Madeleine

et Saint Louis, et de l'autre, des anges musiciens.

 

Depuis le portail occidental, vue sur la nef et le sanctuaire.

Couronnant des piliers ronds, un arc brisé, festonné de redents

et surmonté d'un arc de décharge, sépare le choeur du carré du transept.

 

Les clefs pendantes ont été refaites par le sculpteur Bouin.

 

Les parois du maître autel oblong ont été sculptées par Mme Hébert-Coëffin (1955),

 qui a représenté l'Entrée triomphale du Christ à Jérusalem au jour des Rameaux.

Les vitraux de l'abside sont de Max Ingrand qui a su intégrer les vestiges des verrières du XVI° siècle.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Dictionnaire des églises de France "Normandie"

Volume IVb, Editions Robert Laffont, 1968

Dépliants "Collégiale d'Auffay", de 24 pages

de J. Daoust, Dr ès Lettres, 1996

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 11 avril 2019

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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