PARIS  (1° Arrondissement)

Région Île-de-France
 Population : 32.875 Parisiens en 2015.

 

D'une superficie de 183 hectares, et d'une altitude de 29 à 37 mètres,

c'est l'un des arrondissements les plus centraux du coeur historique de Paris.

Quartiers administratifs : Saint Germain l'Auxerrois, Les Halles, Palais Royal et Place Vendôme.

 

Le 1er arrondissement est créé par la loi du 16 juin 1859, qui a porté le nombre d'arrondissements

de douze à vingt dans le cadre de l'annexion des faubourgs situés entre les fortifications

de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers généraux.

 

Les limites comprennent la partie Est de l'ancien 1er arrondissement, la partie Sud des anciens

2° et 3° arrondissements, la totalité de l'ancien 4°, la partie sud de l'ancien 5° arrondissement,

et la partie nord de l'ancien 11° arrondissement.

 

 

Le Mémorial des Martyrs de la Déportation :

l'un des hauts lieux de la mémoire Nationale.
 

 

Érigé au cœur de Paris et inauguré en 1962, le mémorial est dédié à l'ensemble des déportés de France.

Toute en symboles, l'œuvre de l'architecte Pingusson est un lieu évocateur qui incite à la réflexion.

 

Situé sur l'Ile de la Cité à Paris, derrière le chevet de la cathédrale Notre-Dame,

le Mémorial des martyrs de la Déportation est une évocation de la souffrance

de celles et ceux qui furent déportés de France entre 1941 et 1944.

 

Le square de l'Île-de-France créé en 1914, d’une superficie de 2.235 m², est situé à la pointe est de l'île de la Cité derrière la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il surplombe le Mémorial des Martyrs de la Déportation construit de 1954 à 1964 dont l’entrée se fait par le square.

 

Depuis les quais de la Tournelle, vue sur le square de l'Île-de-France,

et le mémorial des Martyrs de la Déportation.

A l'entrée du square, vestiges de la cathédrale Notre-Dame.

 

Au XIV° siècle, le terrain est surnommé la "Motte aux Papelards", en raison des nombreux gravas et détritus accumulés après la construction de la cathédrale Notre-Dame. En 1868, un premier jardin, dont l'accès est réservé aux hommes, fait partie de l'enclos des chanoines de la cathédrale.

 

La morgue en 1829 et en 1830, au moment du choléra où les cadavres sont transportés dans une péniche.

 

Sous le Second Empire, en 1868, le préfet Haussmann y fait construire la morgue, à l'allure d'un petit temple grec. Cet espace vert surplombe le Mémorial des Martyrs de la Déportation, construit entre 1954 et 1964. Un saule pleureur est dédié aux victimes du nazisme.

 

Le mémorial est en béton recouvert de ciment blanc où sont agrégées des pierres extraites

symboliquement des principaux massifs montagneux de France.

Inauguré le 12 avril 1962 par le général de Gaulle, Président de la République,

l'édifice a été construit par l'architecte Georges-Henri Pingusson

à l'initiative du Réseau du Souvenir qui en a fait don à l'État le 29 février 1964.

 

Au-delà du square de l'Ile-de-France, verdoyant jardin qui sert de transition, des escaliers volontairement raides

mènent à un parvis triangulaire environné de murailles. Dans cet espace intemporel, le regard captif ne perçoit

qu'un coin de ciel et l'eau de la Seine qui coule par-delà des barreaux de fer et une herse acérée.

 

Le monument est dédié aux 200.000 Martyrs Français de la Déportation. Les recherches ont montré que 76.000 Juifs et 68.500 victimes de la répression ont été déportés depuis la France, auxquels il faut ajouter au moins 7.000 victimes de la répression en Alsace-Lorraine annexée, 8.300 Français arrêtés dans le Reich et internés dans le système concentrationnaire et 6.300 républicains espagnols ayant servi dans l'armée française, transférés en 1940-1941 vers le camp de Mauthausen où ils étaient enfermés.

 

Ce monument est dédié aux 500.000 Martyrs Français de la Déportation.

Le 29 juin 1962, quinze urnes contenant chacune de la terre et des cendres

provenant des principaux camps nazis sont installées à l'intérieur de la crypte.

 

Une longue galerie obscure est tapissée de facettes de verre symbolisant les dizaines de milliers de déportés morts dans les camps nazis. Au centre de la crypte, l'étoile du souvenir est gravée dans une dalle de bronze. Dans deux galeries latérales s'alignent des alvéoles triangulaires qui abritent des urnes contenant de la terre provenant des différents camps ainsi que des cendres ramenées des fours crématoires. Aux murs sont inscrits notamment des extraits de poèmes de Robert Desnos (mort en déportation), Paul Eluard, Louis Aragon. Les caractères utilisés, par leur aspect acéré, suggèrent la douleur.

 

 

Face à l'entrée, une tombe contient les restes mortels d'un déporté inconnu

décédé au camp de Neustadt et transféré ici le 10 avril 1962.

Un passage resserré, entre deux blocs monolithiques, donne accès à la crypte

qu'éclairent faiblement des lumières venues du sol.

 

De part et d'autre de la galerie s'ouvrent deux cellules dont la nudité offre l'image du néant, évoquant le passage dans les camps de ceux qui, à peine arrivés, disparurent. C'est au cœur du bâtiment, dans le silence et la pénombre, que le visiteur ressent le mieux l'esprit qui présida à cette construction, le souvenir de tous ces enfants, ces femmes et ces hommes qui, un jour, partirent de France pour l'enfer concentrationnaire. Le mémorial est aussi au centre de la cérémonie annuelle, le dernier dimanche d'avril, de la Journée nationale du souvenir des martyrs et des héros de la déportation. Il est également un lieu de réflexion sur l'horreur d'un système qui, pour des motifs idéologiques, condamna des millions d'êtres humains à l'esclavage et à la mort, et un lieu de méditation sur les régimes totalitaires.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.defense.gouv.fr/memoire/
Panneaux explicatifs présentés sur le site

Dépliant 4 pages "Hauts lieux de la Mémoire Nationale d'Île-de-France

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 20 juin 2019

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville