PARIS 7° arrondissement  (Seine)
Région : Île-de-France
 Population : 57.786 Parisiens en 2011.

 

D'une superficie de 409 hectares, et d'une altitude de 27 à 110 mètres.

Quartiers administratifs : Saint Thomas d'Aquin, Invalides, Ecole militaire et Gros Caillou.

 

Les limites actuelles du 7ème arrondissement datent de 1860, à la suite de la loi du 16 juin 1859,

donnant lieu à un nouveau découpage de Paris en 20 arrondissements.

Elles comprennent la plus grande partie de l'ancien 10ème arrondissement.

 

 

L'hôtel royal des Invalides, et le musée de l'Armée
 

 

Avec l'église, l'hôtel des Invalides occupe un vaste quadrilatère de 126.990 m²,

long de 390 m et large de 450 m. La façade principale Nord est longue de 195 m.

 

En 1670, Louis XIV décide la construction de ce vaste ensemble architectural que constitue

l'hôtel royal des Invalides, pour accueillir les soldats devenus invalides au service du Roi.

La construction de l'hôtel, exécutée de 1671 à 1676, est l'oeuvre maîtresse de Libéral Bruant.

A partir de 1677, c'est Jules Hardouin Mansart qui prit la direction des travaux.

 

Vues aériennes avant 2003.

Le quartier des Invalides est l'un des secteurs les plus calmes et aérés de la capitale,

en raison de ses nombreux espaces verts et ses abords dégagés.

Claires, larges, bordées d'arbres, les perspectives du quartier s'articulent autour de l'Hôtel des Invalides.

Depuis l'époque où la noblesse commença d'y faire construire ses hôtels, la vocation résidentielle du quartier

s'est maintenue. Les anciens couvents ont été transformés en hôpitaux ou en établissements d'enseignement.

 

L'hôtel des Invalides est séparé de l'esplanade par des fossés soutenus par des murs formant fortification

à la Vauban, animés de bossages et se terminant par des demi-lunes.

Photo de droite, l'esplanade des Invalides, tracée en 1704 sur les plans de Robert de Cotte qui transformait

ainsi une partie de l'ancien Pré-aux-Clers en une vaste place gazonnée et bordée d'arbres.

Longue de 487 m et large de 250 m, elle ouvre une perspective sur les quais de la Seine, le pont Alexandre III.

 

A l'intérieur, sur le terre-plein des fossés, on a placé un grand nombre de canons anciens pris à l'ennemi. Les plus beaux sont les 18 canons de la Batterie triomphale et, parmi eux, les 8 pièces de la série des douze Apôtres, fondues en 1708 pour Frédéric 1er, roi de Prusse, et qui ont été ramenées de Vienne par Napoléon 1er en 1806. Enlevés par les Allemands en 1940, ces canons ont repris leur place en 1946.

 

De chaque côté de la grille d'entrée se trouvent deux pavillons de pierre,

aux armes de Louis XIV et couronnés de grenades.

 

Entre le terre-plein et la façade des bâtiments s'étend une avant-cour

avec des jardins à la française traversés par cinq allées en patte d'oie.

 

La façade est longue de 195 m et comporte 4 étages.

 

Le centre forme un portail s'avançant par une incurvation. A chaque extrémité, au levant et au couchant,

elle est terminée par deux pavillons surmontés de faisceaux de drapeaux et de trophées de pierre.

Le portail du milieu est orné de quatre pilastres ioniques accouplés,

qui soutiennent une plate bande en arc, de la hauteur du toit, toute décorée de trophées.

 

Au centre, un bas-relief de Louis XIV sur un piédestal, entre la Prudence et la Justice, oeuvres de Coustou (1735). La statue  de Louis XIV équestre en costume romain a été refaite en 1815 par Cartellier. En bas des pilastres, statues colossales de Mars et de Minerve encadrent cette très belle entrée. (Les originaux, de Guillaume 1er Coustou ont été remplacés en 1966 par des copies).

 

Les portes qui ferment l'entrée sont en bois sculpté, dont une tête d'Hercule surmonte le portail.

 

La cour d'honneur (ou cour royale).

 

Avec ses 102 m de long sur 63 m de large, elle sert de cadre aux parades militaires.

Ses quatre côtés, coupés chacun d'un pavillon central à fronton triangulaire,

sont composés d'un rez-de-chaussée

et d'un étage de galeries aux larges baies en plein cintre, formant portique.

 

Le pavillon principal au Sud, où se superposent deux colonnades d'ordres ionique et corinthien

avec les armes de France au fronton, forme la façade de l'église des Soldats.

Dans la baie centrale se dresse la statue du Petit Caporal, par Seurre,

qui fut placée de 1833 à 1863, au sommet de la colonne Vendôme.

 

Le long des galeries de la cour d'honneur, une exceptionnelle batterie de 70 canons en bronze

des XVII° et XIX° siècles retrace 200 ans d'histoire de l'artillerie de Terre Française.

 

Au fronton du pavillon Nord, un cadran solaire donne l'heure de la méridienne de l'hôtel,

laquelle est indiquée par une ligne de pavés.

 

Les lucarnes du comble s'ouvrent dans des trophées et, dans chaque angle de la cour,

un saillant de la construction est surmonté d'un groupe de chevaux.

 

Les bouches à feu en bronze datent des XV° et XVI° siècles

et constituent un témoignage exceptionnel des matériels utilisés à la Renaissance.

Char Renault FT provenant de la Ferté-sous-Jouarre (77). Il a été transféré au musée le 11 mars 1975.

 

Les bouches à feu sont aujourd'hui exposées sur des socles mais étaient autrefois fixées sur des supports dotés de roues appelés affûts qui permettaient leur déplacement et leur utilisation dans la défense ou l'attaque des places fortes. Elles présentent un riche décor de fleurs de lys, l'emblème du royaume de France.

 

Le Musée de l'Armée.

 

Créé en 1905, de la fusion des collections du musée d'Artillerie et du musée Historique de l'Armée,

l'actuel musée conserve et présente l'une des plus riches collections d'objets et d'histoire militaire au monde.

 

(1) - Eglise du Dôme, tombeau de Napoléon 1er - (2) L'artillerie de la Cour d'honneur -

(3) Eglise Saint Louis - (4) Armes et armures anciennes - (5) De Louis XIV à Napoléon III,

(6) Cabinets insolites - (7) Les deux guerres mondiales - (8) Historial Charles de Gaulle,

(9) Expositions temporaires - (10) Documentation et bibliothèque,

(11) Musée des Plans-reliefs - (12) Musée de l'Ordre de la Libération.

 

Près de 5.000 pièces, représentatives de tous les types de figurines historiques,

présentent la diversité de la collection du musée de l’Armée, qui en compte approximativement 140 000 au total.

 

Armes et armures anciennes, du Moyen Age à 1643 sont exposées.

Armes orientales, armes de chasse et armures de tournoi complètent la visite.

 

Pièces d'artillerie : plus d'une centaines de modèles sont présentés dans cette salle.

Exécutés avec précision dans une échelle bien déterminée, ces modèles reproduisent

dans les moindres détails les bouches à feu en service dans les armées d'autrefois.

 

Le musée de l’Armée conserve une précieuse collection de près de 300 instruments de musique.

Ces instruments relèvent, pour la plupart, des catégories des membranophones et aérophones

ou instruments à percussion et à vent, les plus utilisés dans la musique militaire.

 

Dans ce cabinet est présenté une riche sélection d’instruments de musique militaire

particulièrement emblématiques et révélateurs du fonds instrumental du musée de l’Armée.

 

La sélection présentée retrace l’évolution de la musique militaire, de la Révolution au Second Empire,

dans une double approche historique et musicale. Sont associés à cette collection de chatoyants uniformes

et peintures, qui permettent de replacer les instruments dans le contexte de leur usage.

 

Les grandes réformes de la musique militaire sont également exposées, dont le système Sax

(réalisé par le facteur belge Adolphe Sax) introduit dès 1845 au sein des musiques militaires,

en remplacement du serpent et de l’ophicléide. Il fut définitivement adopté à partir de 1853.

 

"La pie", canon de 4 livres court, (1756), long de 1,62 m et de 324 kg.

A partir de 1740, l'armée de française  se dote de pièces d'artillerie légère

afin de bénéficier de plus de rapidité dans les manœuvres.

 

Grandes batailles et campagnes militaires se succèdent de 1643 à la guerre franco-allemande de 1870,

en passant par la Révolution, le Premier Empire, la Restauration et la Monarchie de Juillet.

 

Photo de droite, manteaux de cavalerie, (1809-1811).

 

A travers un ensemble unique d'uniformes, d'équipements, d'armes, de décorations et d'emblèmes,

de peintures et d'effets personnels, de personnages illustres, les collections modernes,

permettent de découvrir l'histoire militaire, politique et sociale de la France.

 

Les deux guerres mondiales de 1871 à 1945 sont également présentées, complétées de films documentaires, photographies et cartes, offrant une mise en perspective des deux conflits mondiaux, la montée des tensions politiques et ambitions hégémoniques qui ont mené à la Seconde Guerre mondiale. En complément, un espace multimédia est consacré à l'itinéraire politique de Charles de Gaulle.

 

L'hôpital des Invalides et les jardins.

 

Vue sur la Place Vauban : l'hôpital des Invalides et l'église du Dôme.

 

L'hôpital ainsi que la maison de repos des Invalides se situent dans les deux corps de bâtiments

situés de part et d'autre de la façade du Dôme.

Statues : Général Gallieni et maréchal Fayolle, en bronze, du sculpteur Jean Boucher,

sont placée de chaque côté de la Place Vauban.

Dans le jardin du Dôme, statue de Jules Hardouin-Mansart, sculptée par Ernest Dubois en 1908.

 

Depuis l'Avenue de Tourville, vues sur l'hôpital des Invalides, les jardins et l'église du Dôme.

 

L'apothicairerie, de l'institution royale se trouve toujours dans l'hôpital.

 

De belles boiseries "à la capucine" sont agrémentées de pots de pharmacies anciens. Elle servait de cadre aux travaux de Parmentier qui, sous le règne de Louis XVI, assurait la fonction d'apothicaire. On y trouve également son laboratoire. Réservé aux mutilés de guerre, l'hôpital est doté d'une piscine pour handicapés offerte par le général de Gaulle.

 

Monument aux médaillés militaires morts au Champ d'Honneur, et l'infirmerie.

Le monument fut dessiné par Louis Jean Hulot (1871-1959),architecte en chef des Monuments Historiques,

et les ornements et bas-reliefs, exécutés par le sculpteur Eugène Piron (1875-1928), prix de Rome en 1903.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.musee-armee.fr/

"Paris, d'église en église", Editions Massin, 2008

Dépliant 8 volets "Musée de l'Armée, Invalides", remis à l'accueil

Panneaux explicatifs présentés sur le site et à l'intérieur du Musée

Photo pharmacie, http://histoirepharmacie.free.fr/gal14.htm

Visite et photos, Chantal Guyon, le 28 mai 2019

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville