PARIS 7° arrondissement  (Seine)
Région : Île-de-France
 Population : 57.786 Parisiens en 2011.

 

D'une superficie de 409 hectares, et d'une altitude de 27 à 110 mètres.

Quartiers administratifs : Saint Thomas d'Aquin, Invalides, Ecole militaire et Gros Caillou.

 

Les limites actuelles du 7ème arrondissement datent de 1860, à la suite de la loi du 16 juin 1859,

donnant lieu à un nouveau découpage de Paris en 20 arrondissements.

Elles comprennent la plus grande partie de l'ancien 10ème arrondissement.

 

"Vous les malades, vous les souffrants, vous êtes pour le pêcheur non seulement un reproche

mais aussi un moyen de conversion. La conversion passe par votre souffrance".

(Jean-Paul II, in Mon livre de méditation).

 

Les deux églises :

 

En 1676 le ministre de la guerre Louvois confie au jeune architecte de 30 ans Jules-Hardouin-Mansart, la construction de l'église que Libéral Bruant n'a su mener à bien. Le problème posé est de créer un édifice où le roi et les soldats puissent simultanément entendre une même messe, mais en s'y rendant par des accès différents. Il le résout par un ensemble réunissant : une église royale, dite église du Dôme et, une église des soldats, dite église Saint Louis des Invalides.

 

 

Eglise  Saint Louis des Invalides,

ou église des Soldats, dites aussi Choeur des pensionnaires.
 

 

L'église est achevée en 1679 et consacrée en 1706 à la Sainte Trinité,

même si elle est dédiée à Saint Louis. Désacralisée à la Révolution,

elle est rendue au culte en 1801 et est aujourd'hui le siège du diocèse aux armées françaises.

 

L'accès à l'église se fait par la cour d'honneur (ancienne cour royale) de l'hôtel des Invalides.

Le corps central de la cour royale forme la façade de l'église.

 

De style classique, la façade, à deux étages, comprend des colonnes d'ordres ionique et corinthien. De la tribune trône une statue "du Petit caporal" en redingote, sculptée par Charles-Emile Seurre (1798-1858), autrefois placée au sommet de la colonne Vendôme.

 

La nef est séparée des bas-côtés par des piliers flanqués de pilastres à chapiteaux corinthiens

soutenant des arcades en plein cintre.

Probablement édifiée entre 1679-1708 par Hardouin-Mansart reprenant les plans de Libéral Bruant,

à trois nefs dont les deux latérales sont surmontées de tribunes. Elle est longue de 70 m et large de 22 m.

 

L'orgue, construit entre 1679 et 1687, est à l'origine l'oeuvre du facteur du roi, Alexandre Thierry.

Il a été restauré par Gadault (1852), Beuchet-Debierre (1957-1962), Dargassies (2003).

Le buffet (1683) a été réalisé par Germain Pillon sur un dessin de Hardouin-Mansart.

Deux imposants atlantes dorés jouent le rôle de piliers.

(En 1837 est joué pour la 1° fois le Requiem d'Hector Berlioz (1803-1869).

 

Dotée d'un second étage s'ouvrant sur une galerie à balustrade, la nef est couverte d'une voûte en berceau

à arcs-doubleaux riche d'ornementation (fleurs de lys, rosaces et couronnes royales).

Depuis les origines, les drapeaux pris à l'ennemi sont suspendus au-dessus de l'entablement de la nef,

devant les fenêtres hautes. Aujourd'hui, la corniche présente encore 104 trophées

jalonnant l'histoire des armées françaises de 1805 à nos jours.

 

Dans la nuit du 30 mai 1814, au moment de l'entrée des Alliés à Paris, le maréchal Sérurier, gouverneur des Invalides, fit brûler dans la cour de l'hôtel 1.400 drapeaux pris à l'ennemi. Ceux qui restent proviennent du Sénat et du Corps législatif, auxquels Napoléon en avait fait don. Il y a aussi quelques drapeaux des guerres ultérieures.

 

La somptueuse double-porte grillagée de l'allée principale.

Cette grille de choeur est en acier poli et ne fut placée qu'en 1826.

 

La chaire à prêcher dont la cuve en marbre blanc est ornée de bas-reliefs en cuivre doré, fut érigée en 1812.

Plaque dédiée au maréchal Alphonse Juin sur un pilier de la nef.

Plaque dédiée à Marie-Pierre Koenig, maréchal de France (1898-1970).
Dans le bas-côté droit, chapelle et monument des généraux tombés au champ d'honneur en 1914-1918,

devant laquelle une borne de la Voie sacrée renferme de la terre des champs de bataille de cette guerre.

 

 

La chapelle des morts - La présence de ce Christ au tombeau, dans le bas-côté droit,
est une reproduction d'une œuvre de Hans Holbein le Jeune, exposée au musée de Bâle.

Devant la chapelle du bas-côté gauche, a été également placée une borne de la Voie de la Liberté

renfermant de la terre des cimetières américains et la guerre 1939-1945.

Derrière la chaire, un autel consacré à la mémoire des morts de la guerre d'Indochine.

 

 

Le choeur est sommé d'un arc triomphal.

Derrière le maitre-autel, on devine à travers la verrière,

le baldaquin construit par Visconti et la présence imposante du tombeau de Napoléon Bonaparte.

 

Pendant la Révolution, l'église est transformée en Temple de la Raison, puis en Temple de Mars. En 1801, le Premier Consul Bonaparte y rétablit le culte catholique. Aujourd'hui, de nombreuses célébrations sont toujours organisées. Siège du vicariat aux armées françaises, l'église sert chaque année à de multiples messes commémoratives parmi lesquelles, tous les 5 mai, la messe anniversaire de la mort de Napoléon, et en septembre, la messe anniversaire de la fondation de l'hôtel.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

"Paris, d'église en église", Editions Massin, 2008

Dictionnaire des églises de France, "Paris et ses environs"

Volume IVc, Editions Robert Laffont, 1968

Visite et photos, Chantal Guyon, le 28 mai 2019

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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