PARIS 7° arrondissement  (Seine)
Région Île-de-France
 Population : 57.786 Parisiens en 2011.

 

D'une superficie de 409 hectares, et d'une altitude de 27 à 110 mètres.

Quartiers administratifs : Saint Thomas d'Aquin, Invalides, Ecole militaire et Gros Caillou.

 

Les limites actuelles du 7ème arrondissement datent de 1860, à la suite de la loi du 16 juin 1859,

donnant lieu à un nouveau découpage de Paris en 20 arrondissements.

Elles comprennent la plus grande partie de l'ancien 10ème arrondissement.

 

 

Eglise Saint François-Xavier, du XIX° siècle
 

 

L'édifice est placé sous le vocable de Saint François-Xavier,

qui devint le nouveau siège de la paroisse qui avait été constituée aux lendemains du Concordat

et qui fut d'abord desservie par la chapelle des Missions Etrangères.

 

Commencée en 1861 par Adrien Lusson et achevée en 1874 par Joseph Uchard,

l'église présente une façade dont le dessin s'inspire de la Renaissance italienne.

Elle rappelle les basiliques italiennes de la Renaissance.

 

Sur le fronton de la façade, Saint François-Xavier baptisant les habitants de l'Inde et du Japon,
par le sculpteur Gabriel-Jules Thomas (1824-1905).

 

Typique de l'architecture religieuse de la fin du Second Empire,

l'église dispose d'une charpente métallique masquée par un revêtement de pierre.

 

Le chevet et le petit square l'entourant.

A la fin du XIX° siècle, l'église compte parmi les paroisses les plus riches de Paris.

En quelques années, elle va être nantie de nombreuses donations en oeuvres de grands maîtres.

 

Statue du Général Charles Mangin (1866-1925), partisan ardent d'une armée africaine

la "force noire" au sein de la France.

Stèle rendant hommage à François Coppée (1842-1908), poète et romancier

connu pour sa manière simple et intimiste de dépeindre la vie des humbles.

 

A l'ère du pastiche, qui donna naissance à maintes églises néo-romanes ou néo-gothiques,

il fallait que quelques architectes s'inspirassent aussi de l'art classique, comme le révèle la nef de cet édifice.

 

La vaste nef est couverte d'un berceau à pénétrations et flanquée de chapelles.

Les arcades sont cintrées et ses colonnes corinthiennes cannelées.

 

Les orgues ont été construites en 1878 par la maison Fermis et Persil, révisées par Cavaillé-Coll en 1890,

puis par les facteurs Ephrem et Gonzalez en 1923. Bernard Dargassies les a entièrement restaurées en 1993.

Les orgues restaurées ont été inaugurées le 10 avril 1996.

Les 14 stations de chemin de croix, oeuvre de la maison Trioullier Frères sur une composition de Théodore Maillot,

sont réalisées en émaux de Limoges dits camaïeux en grisaille, légèrement en bossage.

 

La voûte en berceau est rehaussée de peintures décoratives d'Alexandre Denuelle (1818-1879).

 

La chapelle des Morts et ses deux toiles marouflées d'Henri-Ludovic Pinta (1856-1929).

Sous le vocable de Sainte Jeanne d'Arc, cette chapelle est décorée et aménagée à partir de 1920,

en hommage aux morts de la paroisse des deux guerres mondiales.

Statues de Jeanne d'Arc, en armure, et de Saint Louis, en plâtre peint.

 

Tableau, "Hommage national au Sacré-Cœur pour le salut de la France"
de Félix Villé dans la chapelle du Sacré-Cœur, 1895.

La châsse de sainte Madeleine-Sophie Barat, installée en 2009 dans la chapelle du Sacré-Cœur.

Sainte Madeleine-Sophie Barat est née à Joigny en 1779. Elle crée la société du Sacré-Cœur de Jésus

en 1800 pour développer l'enseignement des jeunes filles.

 

La chapelle Saint Joseph, placée dans le bas-côté gauche.

Tableau "La mort de saint Joseph" par Henri-Ludovic Pinta (1856-1929).

La chaire, à double escalier, est placée dans la chapelle latérale Saint-Joseph.

 

Le transept Sud et sa rose.

 

 

La coupole qui couvre la croisée du transept est décorée de douze apôtres par Alexandre Denuelle,

et les quatre pendentifs, de quatre prophètes par Elie Delaunay (1876).

 

Transept Nord et sa rose, identique au transept sud.

 

La sacristie des mariages abrite un chef d'oeuvre "La Cène", de Jacopo Robusti dit Le Tintoret.

 

Les vitraux ont été exécutés pour l'essentiel par Charles-Laurent Maréchal, Léon Ottin, et Maurice Denis.

Marcelle Lecamp réalise, en 1959, deux verrières monochromes.

 

Grilles de choeur - Statues de Saint Joseph et de la Vierge, (de Jean-Marie Bonnassieux), portant l'enfant Jésus.

 

 

La chapelle axiale est dédiée au culte mariale.

Elle s'organise autour d'une composition statuaire centrale d'inspiration baroque,

faisant apparaître la Vierge à l'enfant nimbée de nuages et auréolée de nuages.

 

Surplombant le choeur, la demi-coupole est ornée de trois médaillons en grisaille représentant l'Annonciation,

l'Assomption et la Visitation, oeuvre de Charles Lameire (1832-1910).

Les voûtes de la chapelle sont d'Alexandre Denuelle.

Elles sont ornées de douze représentations des litanies de la Vierge.

 

Chapelle de Notre-Dame de Lourdes.

 

 

Le choeur

 

Le côté droit et gauche du chœur avec deux peintures portant sur la vie de François-Xavier

par Charles Crauk (1819-1905)

Statues de Saint Denis et de Saint François-Xavier.

 

Au dessus de l'autel  "Deux anges soutenant le Livre des Évangiles", de Romain Cazes (1808-1881).
Les anges flottent au-dessus d'une suite d'entrelacs floraux d'où surgissent les symboles des évangélistes.

Décor d'Alexandre Denuelle (1818-1879).

Au tympan, St François-Xavier présente à Jésus-Christ les peuples qu'il a convertis, de Romain Cazes.

 

Le maître-autel, en bronze, de 1984, de Poussielgue-Rusand.

Dans le soubassement, un bas-relief de François-Xavier mourant.

 

Depuis le portail occidental, vue sur le choeur.

 

Saint François Xavier

 

Patron principal des missionnaires, des marins et des touristes.

Il est fêté le 3 décembre.

 

Saint François Xavier, né Francisco de Jasso y Azpilicueta le 7 avril 1506 à Javier, près de Pampelune en Navarre, et mort le 3 décembre 1552 sur l'île de Shangchuan, au large de Canton en Chine, est un missionnaire jésuite navarrais.

Il part de Navarre pour Paris où il devient professeur. En 1533, il rencontre saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus, ou ordre des Jésuites.

 

¬ Buste-reliquaire de St.-François-Xavier, cathédrale Sainte Réparate, à Nice (Alpes-Maritimes, France).

 

Ordonné prêtre en 1537, le saint prêche quelques années en Italie, en Inde, puis, selon les voeux du pape Paul III, au Japon. En partance pour la Chine, alors encore interdite aux Occidentaux, il meurt en 1552 près de Canton. Canonisé en 1622 par le pape Grégoire XV, saint François-Xavier est surnommé dès lors apôtre des Indes et du Japon.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Dictionnaire des églises de France "Paris et ses environs"

Volume IVc, Editions Robert Laffont, 1968

"Paris, d'église en église", Editions Massin, 2008

Brochure "Eglise St François-Xavier", de 72 pages, Paroisse St François

Visite et photos, Chantal Guyon, le 2 novembre 2018

 

 

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