PARIS 7° arrondissement  (Seine)
Région : Île-de-France
 Population : 57.786 Parisiens en 2011.

 

D'une superficie de 409 hectares, et d'une altitude de 27 à 110 mètres.

Quartiers administratifs : Saint Thomas d'Aquin, Invalides, Ecole militaire et Gros Caillou.

 

Les limites actuelles du 7ème arrondissement datent de 1860, à la suite de la loi du 16 juin 1859,

donnant lieu à un nouveau découpage de Paris en 20 arrondissements.

Elles comprennent la plus grande partie de l'ancien 10ème arrondissement.

 

L'église fut édifiée entre 1677 et 1706 en tant que couronnement d'un double sanctuaire dont la construction confiée à Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) avant commandée, fin 1676, par l'église des Soldats.

Les deux espaces du sanctuaire étaient jadis tous les deux dédicacés à Saint Louis,

allusion au roi Louis XIV, fondateur de l'hôpital des Invalides.

 

 

Eglise du Dôme des Invalides

ou église royale.
 

 

Alors que l'église des Soldats, au Nord, était principalement utilisée par les résidents de l'hôtel des Invalides,

l'église du Dôme, au Sud, remplissait le rôle de grandiose chapelle royale.

Les peintres et les sculpteurs les plus distingués du Royaume reçurent la commande de l'orner.

Le décor et l'architecture concourraient à célébrer le Roi Soleil, représentant Dieu sur terre,

défenseur de la foi catholique et héritier de l'un des plus anciens trônes en Europe.

 

L'édification du tombeau de Napoléon, à partir de 1841-1842, sanctionna la séparation des deux églises,

d'abord par une grille en bronze, conçue par Louis-Tullius Visconti (1791-1853), architecte du tombeau,

puis par une monumentale paroi en verre, érigée par Alphonse Nicolas Crépinet en 1872-1873.

 

La façade, très sobre, est composée de deux ordres dorique et corinthien superposés,

et surmontés d'un fronton triangulaire.

Le dôme doré des Invalides, culminant à 101 mètres environ,

demeura longtemps l'un des points les plus élevés de la capitale, jusqu'à l'érection de la Tour Eiffel en 1900.

 

Au-dessus de ce soubassement se dresse le dôme qui comprend un haut étage corinthien à larges baies,

flanqué de huit massifs en saillie, et un attique orné d'une balustrade, ajouté de fenêtres en plein cintre.

Le plan carré, en forme de croix grecque avec le dôme central, rappelle un peu Saint Pierre de Rome,

tandis que les trois avancées de la façade sont une autre expression du baroque.

 

Dans les niches de l'étage inférieur, statues de Charlemagne et de Saint Louis, par Coysevox et N. Coustou.

A l'étage supérieur, la Force et la Justice. A gauche, la Tempérance et la Prudence à droite.

 

La coupole qui couronne le dôme est couverte en plomb,

et offre douze grandes côtes dorées encadrant des trophées.

L'ensemble est surmonté d'un lanternon et d'une flèche avec une croix.

 

Lors de la dernière dorure du dôme en 1889, il fut décidé de replacer les quatre statues qui entouraient le lanternon : la Foi, l'Espérance, la Charité et la Religion, qui avaient été fondues en 1793 mais dont les doubles étaient à Versailles et ont servi de modèle.

 

Sur les pendentifs de la couronne, les quatre Evangélistes, par Charles de Lafosse.

Au-dessous des fenêtres, médaillons sculptés des principaux rois de France.

Au-dessus des fenêtres, les Apôtres, par Jouvenet.

 

La coupole, grande composition de Charles de Lafosse : Saint Louis remettant son épée à Jésus Christ.

Inspirée du projet de la chapelle funéraire des Bourbons, cette coupole fut la première

qui ait été ouverte au centre pour laisser apparaître une seconde coupole.

 

Dans le choeur, le maitre autel en marbre, baldaquin datant de Louis Philippe.

Au-dessus, par derrière, Assomption, et à la voûte, la sainte Trinité, peintures par N. Coypel.

 

Derrière le maitre autel, une porte vitrée permet de voir l'intérieur de l'église Saint Louis.

De chaque côté du maitre autel un escalier conduit à l'entrée de la crypte abritant le tombeau de l'Empereur.

Au premier plan, la crypte ouverte donnant sur le tombeau de Napoléon.

 

La chapelle Saint Augustin, sur le côté droit.

 

Les peintures représentent la vie et l'ascension de Saint Augustin,

exécutées par Louis de Boullogne en 1702-1704.

Tombeau de Joseph, frère aîné de Napoléon et roi de Naples.

Six peintures et coupole par Louis de Boullogne.

 

Chapelle Sainte Thérèse, dans la travée centrale.

 

Elle a été transformée en 1808 lorsque Napoléon décida d'y installer le coeur du Maréchal de Vauban.

Placé sous de dôme en 1847.

 

Monument de Vauban (1807), cénotaphe renfermant le coeur du maréchal,

la Science et la Guerre, par Etex. Au-dessus des portes, bas-reliefs :

Saint Louis ordonnant la construction des Quinze-Vingts, et prise de Damiette.

 

A demi couché, Vauban repose sur les volumes de ses oeuvres et tient un compas, méditant sur ses propres écrits. Une figure voilée de la Science et une autre de la Guerre flanquent le maréchal aux pieds d'un grand obélisque orné de drapeaux et d'étendards. L'inspiration et le bas-relief font allusion aux dimensions politiques et économiques des réformes de Vauban.

 

La chapelle Saint Ambroise.

 

 

Tombeau du Maréchal Foch 1851-1929), en bronze, réalisé par Landowski en 1937.

Le sarcophage, qui renferme la dépouille du maréchal, sert de socle à un groupe de huit soldats casqués

portant sur un pavois de lauriers la statue funéraire de l'officier.

 

Peintures et coupoles relatant la vie de Saint Ambroise.

 

Chapelle Saint Grégoire, côté gauche.

 

Tombeau du Maréchal Lyautey, († 1934) dont les cendres ont été ramenées de Rabat le 10 mai 1961,

et déposées ici le 22 mars 1963.

 

Le sarcophage en bronze, oeuvre du maître ferronnier R. Subes,

repose sur deux socles de marbre (A. Laprade architecte).

Dans une niche, une urne renferme le coeur de La Tour d'Auvergne († 1800), inhumé au Panthéon.

 

Six peintures par Gabriel Doyen, élève de Carle Van Loo.

 

Tombeau de Turenne, dans la travée centrale.

 

Ce tombeau a été dessiné par Le Brun, exécuté par Tuby (la sagesse de la couronne d'épines,

Saint Louis guérissant les malades).

Il a été transféré ici, de Saint Denis, sur ordre de Napoléon.

 

Chapelle Saint Jérôme.

 

Tombeau de Jérôme, par Guillaume. C'est le plus jeune frère de Napoléon, roi de Westphalie

C'est dans cette chapelle que fut déposé , le corps de l'Aiglon, ramené de Vienne par les Allemands en 1940.

Il fut déplacé dans la crypte le 18 décembre 1969.

 

Tombeaux de Duroc et Bertrand.

 

Situés face à aux portes du tombeau, ces monuments funéraires ont été exécutés en marbre, en 1847.

 

Portes d'accès à la crypte.

 

Conçues par Louis-Tullius Visconti, et Francisque Joseph Duret, en bronze.

 

Ces portes mènent vers la "crypte ouverte" du tombeau de Napoléon, flanquées de deux génies funéraires en forme de cariatides. Elles portent sur un coussin les symboles du pouvoir impérial, civil et militaire : à l'un, la couronne et la main de justice, à l'autre, le globe terrestre et l'épée.

 

Le vestibule et les Bas-reliefs du retour des cendres,

en marbre, d'Augustin Dumont (0801-1884) et François Jouffroy (1806-1882).

 

Ils sont installés à cet emplacement en 1910 en raison de l'opposition de Napoléon III à leur exposition. Ces bas-reliefs désignent le prince de Joinville et ses compagnons de voyages se recueillant sur la tombe de Napoléon à Sainte Hélène, et le prince de Joinville remettant la dépouille de l'Empereur au roi Louis Philippe, son père, aux Invalides.

 

Le caveau de l'attentat de Fieschi.

 

A droite, au pied de l'escalier menant au tombeau de Napoléon, dans le vestibule, une porte de bronze conduit

au caveau où le maréchal Mortier, duc de Trévise (1768-1835) repose aux côtés de treize autres victimes

de l'attentat perpétué le 28 juillet 1835, contre Louis Philippe, sur le Boulevard du Temple à Paris.

 

La crypte.

 

Le tombeau de Napoléon 1er, exécuté sur les dessins de Visconti en 1843.

Ce tombeau a davantage une valeur de symbole qu'une valeur architecturale. Long de 4 m, large de 2 m,

haut de 4,50 m, en porphyre de Finlande, il est placé sur un pied de granit vert des Vosges.

Tout autour, douze figures colossales de Victoires, dans un style néo-grec,

constituent une des dernières oeuvres de Pradier.

 

Durant la Révolution, l'église fut transformée en "Temple de la Victoire", puis "Temple de Mars" sous le Consulat. Sa fonction religieuse fut rétablie par Napoléon Bonaparte qui usa également de l'église en tant que Panthéon militaire : les cendres du maréchal de Turenne furent transférées en 1800 et celles du maréchal de Vauban en 1808.

 

Durant le Second Empire, l'église fit office de Panthéon de la dynastie impériale : Napoléon III, neveu de Napoléon 1er, autorisa, bien qu'avec réticence, l'installation des tombeaux de deux des frères de l'Empereur sous le dôme des Invalides : Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie, puis Joseph Bonaparte, roi de Naples et ensuite d'Espagne.

 

Plus tard, la République continua à honorer ses plus prestigieux militaires avec les tombeaux : du maréchal Foch, inauguré en 1937, tandis que celui du maréchal Lyautey, inauguré en 1963 clôturait le cycle.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

"Paris, d'église en église", Editions Massin, 2008

Dictionnaire des églises de France, "Paris et ses environs"

Volume IVc, Editions Robert Laffont, 1968

Visite et photos, Chantal Guyon, le 28 mai 2019

 

 

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