PARIS  (75009)
Arrondissement de Paris - Canton de Paris
Région Ile-de-France.
 Population : 59.408 habitants en 2015.

 

D'une superficie de 218 hectares, et d'une altitude de 13 à 69 mètres.

Situé sur la rive droite de la Seine, l'arrondissement actuel a été essentiellement bâti au XIX° siècle,

en particulier à la Belle Époque.
Les limites actuelles du 9° arrondissement ont été fixées en 1860, à la suite de la loi du 16 juin 1859

donnant lieu à un nouveau découpage de Paris en 20 arrondissements.

Elles comprennent une grande partie de l'ancien 2° arrondissement et une petite partie du 1er.
Quartiers administratifs : Saint-Georges, la Chaussée-d'Antin, Faubourg-Montmartre et de Rochechouart.

 

 

Eglise de la Sainte Trinité
 

 

La construction de l'église s'inscrit dans ce nouveau Paris moderne voulu par

l'Empereur Napoléon III et réalisé par son ministre de l'urbanisme, le baron Haussmann.

Elle correspond aussi à un désir de renouveau dans l'Eglise après la période troublée de la Révolution.

 

L'église et la place avant 1970 et les fontaines en 2018.

L'église domine le square Estienne d'Orves et le rejoint par une balustrade en pierre ornée de candélabres.

Les ornements tournent autour de la symbolique de la Trinité, illustrée par trois fontaines à triples vasques ornées de trois statues sculptées par Francisque-Joseph Duret (1804-1865)

et Eugène-Louis Lequesne (1819-1887) représentant les vertus théologales.

 

La silhouette extérieure de l'édifice est marquée par le haut clocher (65 m),

carré à la base, campanile de forme octogonal au sommet, que surmonte le porche à trois arcades.

Dans les niches des piliers : statues de Saint Grégoire, de Nazianze,

une ancienne ville de Cappadoce, Saint Hilaire, Saint Augustin et Saint Athanase, par Eugène Guillaume.

Les groupes sculptés qui ornent la terrasse, au-dessus du premier étage,

sont des copies exécutées entre les deux guerres.

(Les originaux étaient dus à James Pradier, Pierre-Jules Cavelier, Jean-Baptiste Carpeaux et Adolphe Crauk).

 

Construite de 1861 à 1867 pat Théodote Ballu, elle est caractéristique de l'art religieux sous le Second Empire,

inspirée par l'architecture de la Renaissance française.

 

Aujourd'hui la place est entourée de beaux immeubles Haussmanniens.

Dans le square, stèle à la mémoire du capitaine de frégate Honoré d'Estienne d'Orves,

Compagnon de la Libération, né en 1901 et fusillé au Mont Valérien le 29 août 1941.

 

La nef.

 

 

Au-dessus de la tribune d'orgue, orgue de Cavaillé-Coll, inauguré le 16 mars 1869.

Olivier Messiaen (1908-1992) grand compositeur contemporain, en fut le titulaire pendant 61 ans.

Grand arc décoré par Félix Jobbé-Duval.

 

L'intérieur se compose d'une très large nef de 17 m de large, couverte en berceau, de quatre travées,

avec d'étroits bas-côtés et des chapelles rayonnantes.

De hautes tribunes surmontent l'étroit collatéral et les chapelles.

 

L'utilisation d'une armature métallique a permis d'audacieuses proportions.

L'architecte a opté pour un plan simplifié et pour une certaine "théâtralité" de l'espace.

La chaire à prêcher a été décorée par l'artiste Denuelle.

 

Ange dominant un bénitier.

Les verrières conçues par Paul-Charles Nicod et Eugène Oudinot au XIX° siècle

donnent quelques touches de couleur et laissent passer une lumière blanche.

Statue de l'apôtre André sur un pilier de la nef.

 

Les chapelles.

 

Chapelle des fins dernières (ou du Sacré Coeur).

Pour les chrétiens, les dernières constituent trois sortes d'évènements :

mort des individus et ce qui se passe après / la fin des sociétés humaines ou d'une génération / la fin du monde.

 

Chapelle Saint Vincent de Paul.

 

Chapelle Sainte Geneviève.

 

Chapelles Saint Denis et Saint Joseph, sur le côté gauche de la nef, ornée de deux peintures du XIX° siècle.

 

Chapelles du Sacré Coeur et de Notre-Dame des Douleurs.

 

Le baptistère.

 

Le choeur.

 

L'alternance des piliers et des colonnes scande vigoureusement l'espace.

 

 

Le choeur, profond est surélevé de plusieurs marches et surmonté d'un grand arc

qui porte une peinture de Félix Barrias (La Trinité et des anges).

Le maître-autel en bronze doré qui domine le chœur est une œuvre de Puissielgue-Rusand
Le Christ en croix en premier plan date de 1992. Il est dû au sculpteur Philippe Kaeppelin.

 

Le choeur se termine en hémicycle, flanqué dans sa partie droite,

de galeries qui supportent également des tribunes, qui mettent en valeur le sanctuaire et le maître autel.

Le chœur est bordé de dix colonnes symbolisant les dix commandements.

Sur la gauche, le maître-autel en bronze doré.

 

Vaste comme une halle, entourée de balcons, ce vaisseau est comme un théâtre

pourvu dans sa structure et dans son décor, de stuc et de faux marbres.

 

Galerie longeant le choeur et menant à la crypte.

 

La crypte.

 

 

Dans cette vaste crypte, des repas sont servis régulièrement par des bénévoles de la paroisse,

aux personnes démunies. A droite, chapelle de la crypte.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Dépliant 3 volets, disponible à l'entrée de l'église

"Reconnaître, Paris d'église en église", Editions Pierre Massin, 2007

Panneaux explicatifs présentés à l'intérieur de l'édifice

"Dictionnaire des églises de France, Paris et ses environs"

Volume IVc, Editions Robert Laffont,1968

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 6 juin 2019

 

 

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