PARIS 4ème arrondissement.

Région Île-de-France.

 Population : 27.887 Habitants en 2017.

 

D'une superficie de 160 hectares, et d'une altitude de 27 à 38 mètres,

l'arrondissement est situé sur la rive droite de la Seine.

Quartiers administratifs : Saint Merri, Saint Gervais, Notre-Dame et l'Arsenal.

En font également partie : la partie orientale de l'île de la Cité, ainsi que l'île Saint Louis .

 

 

Eglise Saint Louis-en-Île
 

 

Cette église est un des meilleurs exemples du baroque français du XVII° siècle.

De plan rectangulaire, l'église comprend un vestibule, une nef de trois travées avec bas-côtés qui

ouvrent sur des chapelles, un transept qui ne fait pas saillie à l'extérieur, un choeur de deux travées

et une abside peu profonde dont les angles sont arrondis.

Les bas-côtés de la nef se poursuivent en déambulatoire sur lequel ouvrent des chapelles.

 

Au début du XVII° siècle, les premiers habitants de l'île demandèrent l'autorisation de construire une chapelle. En raison de l'accroissement de la population, la chapelle devint insuffisante et une nouvelle église fut reconstruite, à partir de 1644, sur les dessins de Le Vau.

 

L'entrée de l'église se voit de loin grâce à la curieuse horloge, datée 1741, accrochée comme une enseigne.

La nécessité d'orienter l'église Est-Ouest tout en restant dans l'alignement de la rue, fait que l'église

n'a pas de portail Ouest, mais sur le flanc Nord, une porte latérale sculptée en chêne, par N. Legendre,

et une autre au chevet, celle-ci, ornée de fleurs de lys.

 

A sa mort, Le Duc poursuivit les travaux et réunit le choeur à la chapelle primitive qui s'effondra à la suite d'un ouragan en  février 1701. Jacques Doucet succéda à Le Duc, mort en 1704. Le nef, la chapelle de communion, le transept et la coupole furent achevés en 1725 et l'église consacrée en 1726. L'église fut fermée en 1791 et ses oeuvres d'art dispersées. Après la Révolution, elles lui furent en partie restituées.

 

La chaire à prêcher, la nef et le choeur, et l'orgue de tribune, de la manufacture Bernard Aubertin (2005).

Sur les tourelles du buffet trônent couronnes royales et anges jouant de la trompette.

 

La décoration de la nef a été exécutée d'après les dessins de Jean-Baptiste de Champaigne (1631-1681). Les piliers flanqués de pilastres cannelés en trompe l'oeil, d'ordre corinthien, sont reliés par des arcades en plein cintre. La frise à l'entablement à modillons et rosaces est ornée de volutes et de rinceaux. Une voûte en berceau soutenue par des arcs-doubleaux coiffe le vaisseau central.

 

 

Chapelle des princes Czartoryski : un Christ gisant, oeuvre d'Antoine Olive du XIX° siècle,

occupe l'espace. Ce gisant illustre la fonction propre de l'autel :

le Christ s'offre en sacrifice et se donne en communion sur l'autel.

 

Dans le vestibule, une statue de Saint Louis en terre cuite vernie sculptée par André Allar (1845-1926).

 

 

Dans le croisillons (droit et gauche), élevés dans le style rococo : les statues en plâtre de La Vierge à l'enfant

et de Sainte Geneviève, par François Ladette (1706-1787), ont été respectivement habillées à la Révolution

du costume de déesse de la Raison et de la déesse de la Liberté, ce qui leur valut d'être sauvées.

 

Le déambulatoire : la plupart des albâtres sculptés en bas et haut-relief (XIV°, XV° et XVI° siècles)

abrités dans les chapelles proviennent des ateliers de Nottingham.

 

Première chapelle, à droite du choeur : médaillon en marbre de Coutan (1890)

représentant l'abbé Bossuet, curé de la paroisse († 1888) qui contribua à la restauration

et à l'enrichissement artistique de l'église. Sur le mur du fond, deux reliefs en albâtre du XV° siècle

et peintures "l'Annonciation" d'après Fra Angelico.

 

Chapelle Sainte Marie Madeleine : albâtre de "L'ensevelissement d'un évêque" (fin XIV° siècle), du "Couronnement de la Vierge" et plusieurs tableaux de Charles Lefèvre (1805-1812) sur la vie de Sainte Madeleine.

 

Chapelle Saint Vincent de Paul, avec un magnifique albâtre du XV° siècle, représentant une crucifixion.

La Vierge, agenouillée, est soutenue par de saintes femmes et par un diacre. Puis deux bas-reliefs

de l'école française "La Cène" et la "Mise au tombeau" du XVI° siècle,

et des tableaux sur la vie du saint par Philippe-Auguste Jeanron (1809-1877).

 

Chapelle Sainte Thérèse d'Avila : tableaux d'Emile Lecomte-Vernet (1821-1900) sur la vie de Jésus

et trois petits tableaux en céramique émaillée polychrome de l'école italienne (XVII°-XVIII° siècles).

 

 

Chapelle axiale Saint Louis : peintures murales retraçant la vie du saint par Pierre-Jules Jollivet (1794-1871).

 

Depuis le portail occidental, vue sur la croisée du transept et le choeur.

 

La croisée du transept : la coupole est décorée à sa clef des armes de France entourées du

collier de l'ordre du Saint Esprit (ordre de chevalerie fondé par Henri III, en 1578,

pour remercier le Saint Esprit, d'avoir été couronné roi de Pologne le jour de la Pentecôte),

et de fleurs de lys rappelant le rayonnement de la sainteté de Saint Louis.

Aux attributs du roi sont associés, dans les pendentifs, les instruments de la Passion.

 

 

Le choeur daté 1664 : de part et d'autre du maitre d'autel, deux statues,

l'une de Saint Pierre, et l'autre, de Saint Paul, par Théophile-François Bra (1797-1863).

 

Sous l'arcade centrale, deux anges portent une châsse qui renfermait les reliques de Saint Louis et de sa soeur Isabelle. En médaillon, oeuvre d'Alexandre Debelle (XIX° siècle), les prophètes Moïse et Elie. La Gloire en bois doré illustre le rayonnement de Dieu. Elle est ornée du triangle de la Trinité où est inscrit en caractères hébraïques "Yhwh". Le vitrail date de 1843, du "Christ en croix" a été réalisé d'après les cartons de Jean-Louis Bézard.

 

Chapelle de Saint François d'assise.

 

Chapelle de la compassion, décorée de trois peintures dues à Karl-Henri Lehmann  (1814-1882).

 

Chapelle des fonts baptismaux.

Huit petites peintures représentent la vie du Christ, de l'école Rhénane, XVI° siècle,

accompagnées d'une toile de Jacques Stella (1596-1657), "Le baptême du Christ".

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

"Paris, d'église en église", Editions Massin, 2007

"Dictionnaire des églises de France", Paris et ses environs

Volume IVc, Editions Robert Laffont, 1968

C.P.A. collection privée en prêt

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée de l'édifice

Visite et photos, Chantal Guyon, le 20 juin 2019

 

 

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