PARIS  (7ème arrondissement)

Région Île-de-France
 Population : 57.786 Parisiens en 2011.

 

D'une superficie de 409 hectares, et d'une altitude de 27 à 110 mètres.

Quartiers administratifs : Saint Thomas d'Aquin, Invalides, Ecole militaire et Gros Caillou.

 

Les limites actuelles du 7ème arrondissement datent de 1860, à la suite de la loi du 16 juin 1859,

donnant lieu à un nouveau découpage de Paris en 20 arrondissements.

Elles comprennent la plus grande partie de l'ancien 10ème arrondissement.

 

Ces quartiers font partie de ce que l'on appelle "les beaux quartiers" où sont concentrés

beaucoup d'institutions officielles ou politiques et sont renforcés par de larges avenues arborées.

 

 

Basilique Sainte Clotilde,

du XIX° siècle, de style néo-gothique

 

 

    C'est l'une des cinq basiliques mineures de Paris

    élevée au rang de basilique mineure par le pape Léon XIII en 1897.

 

Cette église fut construite de 1846 à 1856, sur les plans de Christian Gau.

Après sa mort, en 1853, la conduite du chantier fut assurée par Théodore Ballu.

 

Le choix du style gothique pour cette nouvelle église, la première du genre construite à Paris, témoigne de l'intérêt croissant pour le Moyen Age dans les années de la Restauration et de la monarchie de Juillet. Le gothique dont Gau s'est inspiré, est celui du XIV° siècle. Le plan adopté est en croix latine.

 

 

Dans le décor sculpté de la façade se détachent, de part et d'autre du portail central,

deux belles statues de Geoffroy-Dechausme (environ 1855), Sainte Clotilde et Clovis.

Le gâble représente Jésus en majesté montrant ses plaies.

Une autre statue représentant Saint Clotilde, par Cordier, domine Paris entre les deux flèches.

 

 

Portail situé à gauche du portail central, et celui placé à sa droite.

Un grand nombre de statues figurent des saints et des saintes, des II°,

III° et IV° siècles, donc proches de Clotilde et de Clovis.

 

Le narthex et porte centrale d'accès à la basilique.

 

Le chevet est typique du style gothique ogival.

 

Les pinacles et les arcs boutants du chevet.

L'édifice possède une charpente métallique, réalisée par Gustave Eiffel.

Les dimensions sont imposantes : 96 m de longueur,39 m de largeur au transept,

une vingtaine de mètres en hauteur de voûtes.

 

La nef.

 

Depuis le choeur, vue sur la nef.

 

L'orgue est un des chefs d'oeuvre d'Aristide Cavaillé-Coll.

Il fut conçu sous la direction de César Franck (1822-1890), son premier titulaire.

 

La chapelle des morts, avec ses plaques de marbre portant les noms des morts pour la France en 1914-1918,

et 1939-1945, ainsi que les paroissiennes décédées au cours de l'incendie du Bazar de la Charité en 1897.

 

L'intérieur des deux portes est orné de vitraux représentant des anges et des dessins géométriques.

Dans la chapelle des fonts baptismaux, la cuve des fonts est de style néo-gothique.

 

Le vitrail représente Sainte Clotilde (475-545), fille de Chilpéric, frère de Gondebaud, roi des Bourguignons, qui fit assassiner Chilpéric et ses fils. Elle épouse Clovis, roi des Francs à Soissons, en 493. Elle se retire ensuite à Tours, près du tombeau de Saint Martin. A sa mort, elle fut enterrée à Paris, près de son époux.

 

Le bas-côté droit est surmonté de vitraux représentant des personnages saints ou du Moyen Age.

 

Les stations du chemin de croix sont l'oeuvre du sculpteur Duret, 1851,

et les verrières de Bourdon et Lusson, suivant les cartons de Jourdy.

 

Le transept Nord.

 

La grande rosace du XIX° siècle, est due au maitre-verrier Emile Thibaut.

 

La chapelle Sainte Clotilde est placée dans le croisillon gauche du transept.

Elle est ornée d'une grande fresque verticale, illustrant le baptême de Clovis, oeuvre de Désiré-François Laugée.

 

Le déambulatoire droit.

 

Statue de Sainte Valère, du XIX° siècle, réalisée par le sculpteur Préault.

Elle est placée à l'entrée du transept droit.

 

▪ Sculptures en relief par Guillaume : la conversion de Sainte Valère et sa condamnation à mort,

et le martyre de Sainte Valère et apparition à Saint Martial.

▪ Au-dessus de la porte Martignac, bas-relief de Pyanet, le couronnement de la Vierge.

 

 

Chapelle Saint Rémi.

(Toutes les chapelles rayonnantes sont ornées de fresques).

 

Chapelle Saint Joseph.

 

Le déambulatoire gauche.

 

 

chapelle axiale de la Vierge.

Les vitraux et la fresque représentent des épisodes de la vie de Marie.

 

Chapelle de la Sainte Croix.

Les idéogrammes chinois rappellent que la basilique Sainte Clotilde

est jumelée avec la cathédrale du Sacré Coeur de Canton.

 

Chapelle de Sainte Valère, située dans le transept droit.

Sur les murs des fresques de Lenepveu et un retable rappelant des scènes de la vie de Sainte Valère.

Les vitraux représentent l'ancienne et la nouvelle Loi.

 

Le déambulatoire gauche.

 

Bas-relief fermant le choeur, également de Geoffroy Dechaume.

Il représente des scènes de la vie de Sainte Valère.

 

Le transept sud.

 

La grande rose de Thibaut du XIX° siècle.

 

 

La Vierge à l'enfant, placée à l'entrée du choeur, est l'oeuvre d'Henri-Joseph de Triqueti (1804-1874).

 

Le choeur.

 

Le maitre autel et les stalles.

L'autel est le signe du Christ qui donne la vie. A cette table sainte,

les baptisés reçoivent la force d'aimer.

 

L'autel face au peuple a été sculpté par Goudji, et consacré par le Cardinal André Vingt-Trois.

En pierre, il abrite une relique de Sainte Clotilde, et dans une verrière, un bénitier surmonté d'une colombe.

Tous deux en argent, soulignent l'importance du geste de Clovis.

 

Maitre autel en bronze doré, orné de statuettes de Sainte Clotilde et de Sainte Valère,

oeuvre de Jean-Baptiste Barre.

Vitraux de Maréchal, représentant le Christ, entouré de la Sainte Vierge,

de Sainte Clotilde et Sainte Valère, d'une part Saint Pierre, Saint Rémi et Saint Martial d'autre part.

 

La nef et bas-côté sud.

Les vitraux du bas-côté gauche sont dus au verrier Auguste Galimard.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Dépliant 6 volets "Bienvenue à la basilique Ste Clotilde"

disponible à l'entrée de l'édifice

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 2 novembre 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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