SAINT CALAIS  (Sarthe)
Arrondissement de Mamers - Canton de Saint Calais.
Région : Pays de la Loire
 Population : 3.248 Calaisiens en 2016.

 

D'une superficie de 2.276 hectares, et d'une altitude de 87 à 163 mètres,

la ville est située dans la région naturelle du Perche,

au Nord de la rivière l'Anille, un affluent de la Braye.

 

Vue aérienne avant 1970 : la Place de l'hôtel de ville.

 

 

Saint Calais :

labellisée Petite cité de caractère
 

 

Les vestiges du château.

 

Construit sur une motte artificielle, le château domine la ville à l'Est.

Il ne reste plus que les ruines assez informes d'une tourelle, carrée,

insérée dans les contreforts du donjon du XII° siècle.

 

Parmi les seigneurs de ce château :  Jean V de Bueil, "le fléau des Anglais", grand amiral de France et compagnon de Jeanne d'Arc, Jeanne d'Albret, César de Bourbon et Louis-Xavier de France, futur Louis XVIII. Quand le château fut démantelé par Laubardemont, sur l'ordre de Richelieu en 1633, il y avait longtemps qu'il n'était plus habité par son seigneur ni par le châtelain, capitaine qui le représentait à Saint Calais.

 

L'ancienne abbaye fondée par Saint Karileph, au VI° siècle, devenue  "Centre de Ressources".

 

Inauguré le 10 novembre 1889, c'est le premier centre culturel et administratif Calaisien.

 

Depuis la fin de sa restauration en 2007 (débutée en 1997), le bâtiment accueille la médiathèque, le cinéma, le musée-bibliothèque, le fonds ancien, le CIAP (Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine), le Service Culturel, la salle du Conseil municipal et la salle d'exposition Charles Garnier.

 

 

Le logis abbatial, construit au début du XVI° siècle, par l'abbé Jean de Ronsard,

et devenu sous les Mauristes, maison des hôtes, en est le seul vestige de l'abbaye.

Il abrite actuellement l'hôtel de ville, une riche bibliothèque (32.000 volumes), et un petit musée.

 

La halle aux grains, inaugurée le 4 septembre 1864.

 

Construite en pierre de tuffeau et en briques par l'architecte Eugène Landron,

le style reprend un des courants marquants du XIX° siècle : l'historicisme.

 

Les halles ont été entièrement restaurées entre 1997 et 2012.

 

La magnifique charpente en coque de bateau inversé date du XV° siècle. Elle était celle de l'église abbatiale. Son plan  massé et ses quatre tourelles sont un clin d'oeil à l'architecture des châteaux de la Loire. Depuis 1952, la halle est aménagée pour recevoir le marché couvert au rez-de-chaussée et la salle des fêtes au premier étage.

 

Les quais de l'Anille.

 

 

Les quais de l'Anille sont bordés de vieux lavoirs.

Cette rivière a joué un rôle économique important dans le développement de la cité.

 

La rivière alimentait des tanneries, des moulins et de nombreux lavoirs, dont une cinquantaine sont aujourd'hui toujours visibles. Dès 1797, le cours d'eau est en partie domestiqué par le creusement d'un canal pour éviter les inondations. Les quais de l'époque Révolutionnaire devinrent une promenade publique des 1802, et un lavoir y fut construit en 1805.

 

De part et d'autre du jardin médiéval subsistent encore trois gloriettes. L'architecte de l'Opéra de Paris, Charles Garnier, venait durant son adolescence pêcher dans une de ces gloriettes en tuffeau blanc qui appartenait à sa grand-mère.

 

Depuis le presbytère, vue sur l'église Notre-Dame. Ruelle moyenâgeuse et son escalier.

L'ancien hôtel de Ponton d'Amécourt,

transformé en maison des Jeunes et de la Culture Manu Dibango.

 

Cet ancien logis seigneurial date du XV° siècle. Il est en pierre calcaire et en enduit couvert de petites tuiles. Deux ailes revêtues en ardoises furent ajoutées au XIX° siècle. Cette maison a vu se succéder de nombreuses familles de la bourgeoisie ou de la noblesse, et a été transformée au gré des siècles.            

 

La maison du Cardinal Dubois.

 

Située près de l'église Notre-Dame, cette maison du XV° siècle,

en encorbellement avec son toit recouvert en partie de bardeaux, est une des plus anciennes de la ville.

Elle a appartenu à Louis-Ernest Dubois, (1856-1929) natif de Saint Calais,

et qui fut Cardinal-Archevêque de Paris de 1920 à1929.

 

Le presbytère (ancienne maison de la Fuye).

 

Bâtie par Thomas Gheerbrandt, Conseiller et avocat du roi au bailliage de la ville au XVIII° siècle.

 

Façades : côté cour, et côté jardin.

Cette grande maison du XVIII° siècle possédait à sa création un jardin à la française,

dont il ne reste que le bassin.

 

Le tribunal et la statue d'Alphonse Poitevin.

 

Sous le consulat de Bonaparte, en 1800, Saint-Calais devient sous-préfecture.

 

Avant 1920, le tribunal et statue de Louis-Alphonse Poitevin.

 

Peu après, en 1802, une salle d’audience pour le tribunal de 1ère instance est aménagée dans l’ancienne église de l’abbaye. Ce n’est qu’en 1839 que le préfet, en accord avec la municipalité, reconnaît que la salle existante est insuffisante, et qu’un nouveau plan est dressé (par l’architecte départemental) au fond du mail, à l’emplacement du marché aux chevaux.

Il s’agit d’un édifice de style néoclassique, qui fait donc référence à l’Antiquité, et qui a pour but d’incarner le pouvoir de l’administration judiciaire. Il fut inauguré en 1843. Ce bâtiment est en tuffeau, une pierre blanche typique de la vallée du Loir.

 

Louis-Alphonse Poitevin, ingénieur chimiste et photographe.

 

Ses connaissances de chimie, Alphonse Poitevin les appliqua à la recherche de nouveaux procédés

concernant la photographie encore balbutiante.

Nommé par ses pairs le 3° homme de la photographie à l'égal de Niépce et de Daguerre.

 

 Alphonse Poitevin est né le 30 août 1819 et décédé le 4 mars 1882, à Conflans-sur-Anille.

Il étudia de 1843 à 1845 à l’École Centrale de Paris, et fut affecté comme ingénieur aux salines de Dieuze, de Montmorot et de Gouhenans. Il dirigea les verreries d’Ahun-les-Mines et de Folembray.

¬ Portrait d'Alphonse Poitevin/non identifié/Nadar (1820-1910). Photographe présumé/BnF/Gallica.

 

Vers 1853, Fox Talbot puis Alphonse Poitevin réalisent des images probablement proches de celles qui sont exposées aujourd’hui, au moyen de gomme bichromatée et colorée.

 

En 1855 Poitevin obtient la licence pour imprimer avec la technique du potassium bichromaté et donne naissance à la photolithographie et au tirage au charbon. La même année, il expérimente l’oléotypie, la photolithographie, la gélatine bichromatée (que Fox Talbot étudie également) : la phototypie.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.saint-calais.fr/

https://data.bnf.fr/fr/12632257/alphonse_poitevin/

Dépliants 8 volets "St Calais, Petite cité de caractère en Sarthe"

Dépliant 44 pages "Le Pays Calaisien", O.T. Pays Calaisien

"Le Perche Sarthois", Pays d'Art et d'Histoire, La Ferté-Bernard

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 10 août 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville