PONCÉ-SUR-LE-LOIR  (Sarthe)
Arrondissement de La Flèche - Canton de Château-du-Loir.
Région : Pays de la Loire.
 Population : 342 Poncéens en 2016.

 

D'une superficie de 692 hectares, et d'une altitude de 55 à 153 mètres,

le village est traversé par la rivière le Loir.

 
 

Le château Renaissance.
 

 

Depuis la Renaissance, architectes et jardiniers se sont succédés pour embellir ce domaine

en ajoutant à chaque époque successive le caractère de son temps.

 

Le château renaissance, et au-dessus : vestiges du château médiéval, la terrasse Caroline,

et l'église romane Saint Julien, avant 1970.

 

Vestiges du château médiéval.

 

Au XI° siècle est érigé la forteresse médiévale qui sera remplacée vers 1530,

par le château Renaissance, édifié pour Jean de Chambray vers 1542, dans la lignée d'Azay-le-Rideau.

 

La terrasse Caroline édifiée en 1830.

 

Du château médiéval qui s'élevait aux XI°, XII° et XIII° siècles, à mi-hauteur, sur le coteau, quelques vestiges subsistent aujourd'hui : bases de tours rondes, contreforts et colonnettes. La châtellenie de Poncé au XIII° siècle compte au nombre des "grandes terres" qui reconnaissent le comte de Vendôme pour suzerain.

 

La terrasse Caroline, est une "folie" architecturale de style néo-gothique érigée par Amédée de Nonant,

propriétaire du château de Poncé, en hommage à son épouse Caroline.

Elle a été construite d’après les plans de M. Travers-Lefebvre, entrepreneur à La Chartre-sur-le-Loir.

 

Au XV° siècle, Jean II d'Angennes, écuyer d'honneur de Charles VII, vend sa terre de Poncé aux Chambray, branche cadette d'une famille de Normandie. Vers 1530, Jean V de Chambray entreprend, en avant de la colline, la construction du château actuel. La seigneurie de Poncé restera dans la même famille, les Chambray, Thiville, Durcet, et de Nonant jusqu'en 1895. Le domaine est alors vendu au comte de Partz. En 1924, il est acquis par le Docteur Charles Latron qui le restaure. Depuis de nouveaux propriétaires continuent la restauration et nous les remercions de nous permettre de découvrir ce riche patrimoine.

 

Cette construction de brique et de pierre qui s’adosse à la falaise de tuffeau s’étage sur trois niveaux.

Elle intègre des vestiges du château féodal, et offre un aspect pittoresque et monumental avec ses belles ogives,

ses balcons et ses créneaux. L’ensemble s’étend sur près de 80 m de long et 30 m de haut.

La partie centrale s’est effondrée dans les années 1980

et la restauration de la muraille devient urgente pour préserver ce monument unique en France.

 

La Terrasse Caroline est un exemple précurseur du style gothique troubadour très à la mode

auprès des Romantiques. Cet édifice est à mettre en rapport avec les travaux de Prosper Mérimée

et plus généralement avec la redécouverte du Moyen Age dont la mode aura des répercussions considérables

en peinture (Ingres ou Delacroix), en Littérature (Ivanhoé de Walter Scott (1819)

ou Notre-Dame de Paris de Victor Hugo (1831)) ou en musique.

 

Depuis l'église Saint Julien chemin d'accès permettant de rejoindre le château-bas Renaissance.

 

 

Jardin aménagé dans la cour, séparant la base du château médiéval, du château Renaissance.

Depuis 1930,  au pied de la falaise de tuffeau, ce jardin plus intimiste est à l'abri des regards.

 

Le château Renaissance.

 

Depuis l'église Saint Julien, vue sur la façade Renaissance du château, côté cour intérieure.

 

 

Sur la façade postérieure, une galerie à l'italienne se transforme en terrasse dans sa partie supérieure.

 

Façade, côté cour d'honneur et les jardins.

Le château est constitué d'un haut pavillon encadré de deux ailes symétriques légèrement plus basses.

L'environnement du château fut modifié au XVIII° siècle, les douves comblées,

et une loggia est remplacée par le perron actuel.

Le pavillon Ouest fut remplacé en 1804 par une construction plus modeste.

 

 

La façade comporte quatre niveaux de fenêtres à meneaux.

Elle est rythmée par des moulures horizontales très saillantes et des pilastres verticaux

plus plats surmontés de chapiteaux très finement sculptés.

 

La salle des gardes (ou grande cuisine).

 

La grande cheminée Renaissance a subsisté : manteau aux moulures très saillantes,

supportées par des corbeaux sculptés qui rappellent ceux de l'escalier, et pilastres cannelés.

 

 

La salle des gardes s'éclairait primitivement sur les douves par la grande baie Sud

et était desservie au Nord par une porte qui, en bas de l'escalier donnait accès à la galerie et à la cour.

 

L'exceptionnel escalier Renaissance aux voûtes à caissons sculptées.

 

Cet escalier s'inspire directement du décor de Chambord et n'a jamais été restauré.

La pierre de tuffeau blanc provient des carrières souterraines de la colline voisine.

 

La tour centrale renferme cet escalier.

Dans une console de la 1° voûte, est gravée dans la pierre la date de 1542.

 

De type italien, sur plan rectangulaire, l'escalier comporte six rampes ou volées droites, séparées par des paliers qui, au Nord, faisait communiquer entre eux les trois étages des deux pavillons. Trois volées sont couvertes par des plafonds ornés de caissons sculptés, trois autres par des voûtes en berceaux : en tout 136 caissons différents.

 

On retrouve la "grammaire" décorative propre aux châteaux de la Renaissance :

feuillages, angelots, blasons, motifs allégoriques inspirés de l'antiquité.

Les moulures très saillantes se coupent à angles droits, et à l'intersection, des clés pendantes.

 

C'est dans les plafonds des deux paliers que les artistes ont fait preuve d'exubérance et d'ingéniosité.

Le palier comporte deux grands compartiments, subdivisés chacun en huit caissons triangulaires.

 

L'étude des 136 caissons de l'escalier laisse apparaître que la sculpture s'est échelonnée

sur un nombre d'années restreint. Les premiers plafonds et leurs paliers intermédiaires sont sortis de la même

main, et qu'un autre artiste a pris en charge les deux dernières voûtes et le plafond qui leur sert de trait d'union.

 

Buste de Pierre de Ronsard, né au château de la Possonnière, sur la commune de la Couture-sur-le-Loir

et décédé le 27 décembre 1585 à Saint Cosme.

 

Les jardins, labellisés "Jardin remarquable".

 

Des jardins en terrasse existaient déjà en 1775.

 

 

 

En bas, un jardin régulier avec une charmille de 6 m de haut

nous conduit dans un labyrinthe animé de salles de verdure.

 

Tout le long de mur, sont plantés des ceps de vigne.

Au-dessus, une terrasse ombragée de tilleuls,

longeant ce grand mur néogothique de 1830, permet d'en apprécier le plan en harmonie.

 

A gauche, accès à la galerie et la cour intérieure. Escalier permettant de rejoindre la terrasse.

 

Les charmilles remontent peut-être au XVI° siècle :

salle de verdure, labyrinthe autour d'un très gros platane qui le couvre de sa ramure.

De la terrasse plantée de platanes qui domine le jardin, on découvre le dessin des charmilles et des parterres.

 

Le pigeonnier.

 

Ce pigeonnier est l'un des plus importants de France par sa taille.

Sa construction date probablement du XVI° ou XVII° siècle.

 

La date de 1730, gravée sur la poutre centrale, témoigne d'une restauration de la charpente.

Le dispositif intérieur ancien est conservé : deux échelles permettaient de nourrir les pigeons.

 

Les dépendances, anciennes écuries.

 

Entrée actuelle du château.

 

Les communs sont édifiés en 1775.

 

Depuis 2013, des expositions diverses et éclectiques sont présentées.

des artistes sont invités à présenter leurs oeuvres.

Dans ce lieu patrimonial, l'art du passé dialogue avec la création contemporaine dans un présent vivant.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.jardinspaysdelaloire.fr/
Panneaux explicatifs présentés sur le site

et le guide de visite mis à disposition à l'accueil.

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 9 août 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville