LE LUDE  (Sarthe)
Arrondissement de La Flèche - Canton du Lude.
Région : Pays de la Loire.
 Population : 4.344 Ludois en 2016.

 

D'une superficie de 6.836 hectares, et d'une altitude de 30 à 111 mètres,

la ville est traversée par les rivières le Loir, la Maulne et la Marconne.

La commune a été créée le 1er janvier 2018, issue du regroupement de deux communes,

Le Lude et Dissé-sous-le-Lude, qui sont devenues « communes déléguées ».

 

Etymologie : le nom proviendrait du latin lucius, « clair », « brillant », ce qui signifierait que le village

ait été implanté dans une clairière, un espace défriché en forêt.

L'endroit est nommé Lusedus dans une charte de Geoffroy Grisegonelle, comte d'Anjou, en 976.

 

Le loir, le château et la ville, avant 1970.

 

 

Château du Lude
 

 

Avec ses quatre façades chacune de style différente, Le Lude est un témoignage

de l'évolution de l'architecture française depuis le Moyen Age jusqu'au XIX° siècle.

Cette demeure familiale retrace dans ses murs,  dix siècles d'histoire.

 

Vues aériennes, avant 1970.

Le château est composé d'un vaste quadrilatère flanqué aux angles de quatre grosses tours à trois étages.

Les organes défensifs et mâchicoulis ne sont plus que des ornements.

 

Après l'élévation de la motte féodale au IX° siècle, Foulques Nerra, comte d'Anjou, effectue des travaux d'amélioration au XI° siècle. Le vieux château est remplacé par une forteresse en pierre qui, à peine achevée, subit les assauts de la guerre de Cent Ans.

 

A proximité de la porte d'entrée du château, sur la place, la maison des architectes,

avec sa façade renaissance construite par Gendrot au moment des travaux du château.

Il fit construire également des maisons pour les contremaitres et les ouvriers.

 

On pénètre dans l'enceinte du château par un beau portail du XIX° siècle, qui donne directement sur la ville.

Photo de droite, vue sur la porte d'entrée depuis le château.

 

Les vestiges du Moyen Age.

 

 

Le château est isolé par de profondes douves larges et sèches.

 

En 1457, le château sera acheté par Jean de Daillon, chambellan du roi Louis XI, alors très endommagé par les guerres de Cent Ans, jean de Daillon fait alors appel à l'architecte Jean Gendrot pour le reconstruire et le transformer en château Renaissance.

 

La tourelle d'accès aux douves sèches et à l'aile François 1er, ainsi qu'aux cuisines.

 

La lignée des Daillon s’éteignit en 1685. Henri, duc du Lude, pair de France et grand maître de l’Artillerie, mourut sans postérité. Il légua le château à son neveu Antoine Gaston de Roquelaure, maréchal de France. Par héritage, le Lude revient aux ducs de Rohan qui vendent la propriété en 1751.

 

Les cuisines du XV° siècle, au deuxième étage des douves.

 

Les cuisines furent aménagées dès le XV° siècle au premier étage des sous-sols,

dans les salles voûtées du château. Les figures des clés de voûtes, en particulier l’agneau mystique,

laissent supposer une destination différente à l’époque précédente.

 

 

La cuisine comprend encore : four à pain, deux grandes cheminées garnies d’un tournebroche et d’un chaudron,

billots et tables à découpe, ainsi que la souillarde directement connectée aux douves.

 

Les installations encore en usage aujourd’hui datent du XIX° siècle et témoignent de l’ingéniosité des artisans de l’époque : le monte-charge, entièrement mécanique sert à envoyer vers la salle à manger les plats encore chauds. Le bois est utilisé comme combustible pour le grand fourneau de fonte et le calorifère, véritable ancêtre du chauffage central.

 

Le château Renaissance.

 

Forteresse médiévale transformée en demeure de plaisance,

c'est l'un des plus beaux exemples de l'architecture de la première Renaissance.

 

Cette vaste résidence aux allures de palais, reçut en leur temps les visites

d'Henri IV en 1598 et de Louis XIII en 1619.

 

Depuis sa base au niveau des douves, le château ne comprend pas moins de six étages, chacun destiné à une fonction propre. Ainsi successivement, les caves, les cuisines, les pièces de réception, les chambres à coucher, les pièces de service et les greniers.

 

Ce quadrilatère est ouvert, à l'Ouest, face au portail.

 

Le Lude fut acquis par Joseph Julien Duvelaer, membre de la compagnie des Indes, qui entreprit une restauration complète du château avant de le léguer à sa nièce, la marquise de la Vieuville. À la veille de la Révolution, celle-ci fit construire l’aile orientale vers le Loir dont la façade sobre et dépouillée est un pur exemple du classicisme du XVIII° siècle.

 

 

Détail de la tour sud-est du château, de style Renaissance.

 

Pendant la révolution, le château est mis sous séquestre mais la marquise de la Vieuville réussit à en conserver la propriété. À la mort de la marquise de la Vieuville, le Lude entra par succession dans la famille de Talhouët à qui l’on doit notamment les transformations de la façade Nord-Est, dite façade "Louis XVI" donnant sur l’éperon, et de nombreuses restaurations tout au long du XIX° siècle ainsi que des travaux d’embellissement jusqu’à l’aube de la Première Guerre mondiale.

 

Le côté Ouest et la cour d'honneur,

aux plaques de marbre qui illustre parfaitement la "Renaissance Française" du XVII° siècle.

 

Le Lude restera dans la famille de Talhouët jusqu’au décès de René de Talhouët, en 1948, qui aura conservé son mandat de maire du Lude pendant 56 ans. À partir de ce moment, son petit fils, René de Nicolaÿ en devient l’héritier, et c’est sous l’impulsion de sa veuve, la comtesse de Nicolaÿ, qu’est créé en 1958 l’un des premiers son et lumière qui fera la réputation du Lude jusqu’à sa dernière représentation en 1995. À la tête du domaine depuis 1980, Barbara de Nicolaÿ et son mari poursuivent la restauration de ce monument historique privé.

 

La façade François 1er, du XVI° siècle, s'ouvre sur une terrasse

et offre un exemple d'application de la Renaissance italienne sur un château féodal.

 

 Les tours sont transformées avec l’ouverture de fenêtres à meneaux richement sculptées,

et les façades peuplées de médaillons, de bustes, de pilastres et autres arabesques.

 

La façade néo-gothique et le pont de l'Eperon.

 

L'aile XVIII° siècle, orientée vers le Loir.

 

Le vestibule et l'escalier d'honneur de style Renaissance et la galerie.

 

La salle à manger, avec tapisserie des Flandres du XVII° siècle et cheminée ornée d'une salamandre,

et le grand salon ovale Louis XVI.

 

La bibliothèque, située dans l'aile du XVI° siècle, avec tapisserie des Gobelins, du XVII° siècle.

 et le salon de musique.

 

Les jardins sont classés "Jardin remarquable",  par le Ministère de la Culture.

 

Le jardin bas, et le jardin de la source et son pavillon d'inspiration chinoise.

Vus de la terrasse, le Loir et le parc agricole.

 

Les jardins de l'Eperon et la roseraie.

 

Entre le château et le cours du Loir, les jardins sont aménagés dès le XVII° siècle. Des espaces sont disposés en terrasses et une élégante balustrade de pierre domine la vallée. Un potager a été établi le long de la rivière, tandis qu’un jardin de broderies occupe les parties hautes.

 

L'orangerie.

 

L'orangerie et le bassin du potager.

 

Le grenier à blé et les écuries.

 

 

Cet édifice du XVI° siècle comprend les écuries, la sellerie, la collection de calèches et le grenier à blé.

 

Le grenier à blé de 350 m² et sa magnifique charpente.

 

Dans les anciennes écuries, est installée la collection des calèches.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.lelude.com/

Dépliant 3 volets "Château du Lude", remis à l'accueil

Feuillet "circuit découverte du Lude", O.T. du Lude

Brochure de 36 pages "Château du Lude", M.G. Editions, achetée à la boutique

Photos interdites à l'intérieur du château, aussi

les vues présentées ont été scannées à partir de C.P.A.

provenant de collections privées en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 8 août 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville