LA FLÈCHE  (Sarthe)
Arrondissement et canton de La Flèche.
Région : Pays de la Loire.
 Population : 15.163 Fléchois en 2016.

 

D'une superficie de 7.421 hectares, et d'une altitude de 23 à 103 mètres,

la ville est traversée par la rivière le Loir, affluent de la Sarthe, et plusieurs ruisseaux.

 

 

Chapelle Notre-Dame-des-Vertus,

édifiée à la fin du XI° , début XII° siècle.
 

 

Construite au carrefour des voies romaines qui allaient du Mans à Angers, et de Tours à Laval,

la chapelle est la première église édifiée à La Flèche, à l'époque gallo-romaine.

Elle portera tout d'abord le nom de Saint Ouen, puis au XV° siècle, celui de Saint Barthélémy.

Dédiée à Notre-Dame-des-Vertus pour complaire au roi Louis XIII,

elle devient un lieu de pèlerinages, fréquenté par les futurs fondateurs de Ville Marie, devenu Montréal.

 

Ce petit édifice a conservé son portail roman en grès roussard et calcaire alterné.

 

Vers le milieu du XVII° siècle, les Jésuites du collège de La Flèche obtinrent l'autorisation de restaurer

la chapelle afin d'y créer un lieu de pèlerinage pour leurs élèves.

Les travaux commencés en 1644 se terminèrent en 1674.

 

C'est au cours du XVII° siècle que le porche extérieur roman,

daté de la fin du XI° siècle fut protégé par un auvent.

A la Révolution, la chapelle sera vendue comme bien national, puis plus tard, elle sera ré-ouverte au culte.

 

La chapelle est toujours entourée de son cimetière.

Pierre tombale de Jérôme Le Royer de la Dauversière (1597-1659), fondateur de la Congrégation

des religieuses hospitalières de St Joseph et principal inspirateur de l'établissement de Montréal au Canada.

 

La voûte lambrissée de la nef et du choeur est couverte d'inscriptions et de figurations du XVIII° siècle,

relatives aux litanies de la Vierge.

Porte de chêne sculptée en haut relief, représentation d'un Guerrier musulman du XV° siècle

sur la face interne de la porte d'entrée.

Cette scène évoque la menace musulmane pour l'occident, après la chute de Constantinople en 1453.

 

Dans le choeur, un grand retable à pilastres et à fronton du XVII° siècle, avec au centre, une statue de la Vierge à l'enfant. La nef et le choeur sont entourés de boiseries sculptées du XVI° siècle. Parmi les nombreux panneaux décorés de têtes de personnages et d'allégories de l'Eucharistie, une figuration de la Cène dans la nef,  et une très belle Vierge dans le choeur.

 

 

Eglise Saint Thomas, du XIX° siècle
 

 

En 1109, Hélie, seigneur de La Flèche, fonde le prieuré Saint-Thomas dont il fait don aux moines bénédictins

de l'abbaye Saint-Aubin d'Angers. C'est à cette époque que démarre la construction de l'église Saint-Thomas.

 

Avant 1970, vues aériennes et l'église Saint Thomas,

édifiée au XII° siècle, mais affectée par de nombreux remaniements au XIX° siècle.

 

L'église Saint Thomas et la Place Henri IV, autrefois, Place du Pilori.

La Place est entourée d'immeubles du XIX° siècle.

 

Les quatre piliers massifs supportant le clocher datent du XII° siècle.

Au centre de la place, statue en bronze érigée en 1857, d'Henri IV tenant en main un parchemin

avec la date de 1607, celle de l'Edit de la fondation du Collège royal. Une fontaine a été installée en 1981.

 

L'élégante flèche de son clocher s'élève à 26 mètres de haut.

 

 

Depuis le choeur, vue sur le portail occidental, la tribune et l'orgue.

Saint-Michel terrassant le Dragon, groupe sculpté en bois de chêne polychrome du XVII°

qui provient du couronnement de l'orgue de la collégiale d'Amboise.

 

La nef et les bas-côtés sont couverts de voûtes angevines

dont les arcs reposent sur des chapiteaux décorés de feuillages et têtes humaines.

 

Les chapelles Nord-Est et Sud-Est possèdent des autels en marbre du XIX° siècle,

avec des émaux, oeuvre d'Ateliers limousins des XVI° au XVII° siècles.

 

A la croisée, fonts baptismaux en marbre du XVIII° siècle,

et chapelle dédiée aux enfants de la patrie morts pour la France.

 

 

 

Chapelle du XVII° siècle, aménagée dans la 3° travée du bas-côté.

Elle est ornée d'un grand retable de marbre du XVII° siècle.

Des boiseries et des confessionnaux de même époque complètent le décor.

Sainte Barbe, statue en terre cuite de la seconde moitié du XVII°

provenant de l'ancien couvent des franciscaines de La Flèche, fermé peu avant la Révolution.

 

L'église renferme également des tableaux remarquables comme celui de Claude Vignon, "l'Assomption de la Vierge", daté de 1629, classé en 1977 et restauré en 1996 ; le "Baptême du Christ" de l'école flamande du XVII° siècle, inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques ; "le Repos de la Sainte Famille", de l'Ecole Française du XVI° siècle.

 

Les vitraux figurés ont été réalisés au XIX° siècle,

par les ateliers manceaux du Carmel, et Fialeix-Chatel.

Saint-Sébastien, statue en terre cuite polychrome, œuvre du sculpteur Charles Hoyau vers 1630.

 

Le choeur, à chevet polygonal, a des voûtes angevines à liernes.

 

L'abside est habillée de stalles Renaissance provenant de l'abbaye de La Boissière.

 

L'abside centrale est voûtée en croisées d'ogives du XV° siècle

 

Groupe sculpté : Le mariage de la Vierge.

Un nombre important de reliquaires en bois des XVII° et XVIII° siècles provenant de l'église

et des couvents de la ville ont été sauvés de la destruction, et placés dans l'église.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.ville-lafleche.fr/

Dictionnaire des églises de France, 'Normandie",

Volume IVb, Editions Robert Laffont, 1968

Panneau explicatif présenté à l'entre de l'édifice

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 8 août 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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