LA-FERTE-SAINT-BERNARD  (Sarthe)
Arrondissement de Mamers - Canton de La-Ferté-Saint-Bernard.
Région Pays de la Loire
 Population : 8.848 Fertois en 2016.

 

D'une superficie de 1.496 ha, et d'une altitude de 79 à 146 mètres,

la ville, surnommée "La Venise de l'Ouest, est traversée par la rivière l'Huisne

et le cours d'eau de la Même, un affluent de l'Huisne.

 
 

Eglise gothique Notre-Dame des Marais
 

 

Joyau du Gothique flamboyant, l'église fut édifiée sur des marais asséchés de 1450 à 1623.

Elle est remarquable tant par son architecture Gothique et Renaissance

que par ses vitraux de la fin des XV°, XVI° et XIX° siècles.

 

L'érection de la chapelle Notre-Dame au rang d'église paroissiale en 1366 entraine l'ouverture d'un chantier de reconstruction de l'édifice. Cependant, retardés par les difficultés liées à la guerre de Cent Ans, les travaux ne débutent véritablement qu'après la fin des troubles, vers 1450.

 

La place et l'église Notre-Dame, avant 1970.

La construction commence au milieu du XV° siècle et va durer jusqu’au XVII° siècle.

Elle se fait en quatre étapes successives avec la construction de la nef, puis celle du clocher,

du chœur et enfin l'édification d'une chapelle.

 

La prospérité économique et l'essor démographique favorisent l'afflux des dons royaux et seigneuriaux relayés par ceux d'une bourgeoisie montante. Néanmoins, il faut pourtant un siècle et demi pour construire une église dont les dimensions sont hors de proportion avec les besoins d'une population qui n'excède par mille habitants.

 

Les matériaux de construction proviennent essentiellement des carrières des Guillemitières

Montavi-en-Théligny et de St Bomer-en-Perche, pierre de teinte jaunâtre, favorable à la sculpture.

 

Le portail d'entrée est situé sur une ruelle étroite qui conduisait aux remparts et masquaient en partie le flanc Ouest de l'église, ce qui explique l'absence d'ornements. Seule la fenêtre surmontant la porte présente un réel intérêt avec ses cinq lancettes flamboyantes au style pur et délicat.

 

Sur la Place, une chapelle datant de 1624, en saillie, sert de sacristie.

La nef, le transept et la tour du XV° siècle qui s'élève sur le bras Nord, ont été construits de 1450 à 1500

dans le style gothique flamboyant et sur un plan relativement modeste.

La flèche qui surmonte l'ensemble remplace celle de 20 m en charpente couverte de plomb, détruite vers 1740.

 

Chevet de l'église, et décoration de la façade sud du chœur, avant 1970.

L'église a un plan allongé avec une élévation à trois niveaux soutenus par des arcs boutants

qui semble imiter les modèles des églises gothiques prestigieuses.

 

La façade méridionale est intéressante, avec ses contreforts délicatement sculptés, ses balustrades ouvragées,

ses baies de style gothique flamboyant. Chaque fenêtre est surmontée d'un balcon composé de sculptures.

Sous cette balustrade, entourés d'arabesques, des médaillons d'effigies rappelant l'époque de l'Antiquité.

 

L'église apparaît comme un vaste vaisseau des XV° et XVI° siècles, avec une triple nef.

 

Les fonts baptismaux de marbre (don d'Honorat Gomer en 1692).

 

Dans le bas-côté Sud : sept sculptures de calcaire du XVI° siècle : les quatre évangélistes et trois attributs.

 

Depuis le portail occidental, vue sur le choeur, l'orgue et la chaire à prêcher.

Chaire à prêcher, de style néo-gothique, en bois, 1876.

 

L'orgue en "nid d'hirondelle" est situé dans la troisième travée de la nef, côté nord.

 

Accroché au flanc septentrional de la nef, son cul-de-lampe est d'Evrard Baudot, (organiste et faiseur d'orgues) du début du XV° siècle. Le buffet a été exécuté d'après les cartons de Sainctot Chemin par Pierre Bert en 1536. La partie instrumentale  a été entièrement restaurée en 1840 et rénovée en 1938.

 

A gauche, peinture murale, d'un Saint évêque, du XV°-XVI° siècles, découverte en août 1975

par la Commission Régionale d'Inventaire des Pays de la Loire. Elle était dissimulée par un tableau.

 

Chapelle rayonnante Nord, autel et tabernacle de bois du XVIII° siècle.

 

 

 

Sous le clocher, seul reste de l'autel de Saint Gatien où les époux Croupet,

fondateurs vers 1375, sont représentés en prières, accompagnés de leurs enfants.

 

Autel de pierre de style néo-renaissance et trois statues de couronnement du XIX° siècle.

 

 

Retable de l'autel Saint Pierre, du XVII° et XIX° siècle.

 

L'autel est constitué de parties diverses qui forment quatre étages. 1er étage : une toile représente les pèlerins d'Emmaüs. 2° étage : à quatre petites colonnes portant des chapiteaux composites ; au centre est posée une statue de saint Pierre ; dans les niches latérales, statues de saint Fiacre et saint Crépin ; un entablement, interrompu par la partie supérieure de la niche centrale, porte un fronton coupé, dont les rampants courbes s'achèvent par un enroulement. 3° étage : une niche contient une statue de saint Roch. 4° étage : un fronton renferme une plaquette rectangulaire, surmontée d'un petit entablement portant un fronton courbe coupé.

 

Statue d'une Vierge à l'enfant, du XVIII° siècle, en terre cuite, polychrome et dorée.

 

 

La chapelle axiale et ses voûtes aux clefs pendantes.

 

 

La chapelle d'axe avec trois travées droites et un chevet à trois pans.

Autel avec tabernacle et stalles de style néogothique, en bois, du XIX° siècle.

 

Ces chapelles ont été entreprises par Jérôme Gouin (mort vers 1526), puis par Jean Texier (mort avant 1531). Les chapelles ont été bénites en 1529. La chapelle d'axe a été vitrée en 1533 et 1534. Les verrières de la chapelle pentagonale sud sont posées en 1540.

 

 

Les vitraux font également la renommée de cette église,

ils sont aux nombres de trente cinq et datent du XV°, XVI°, XVII° et XIX° siècles.

 

La voûte du choeur, terminée vers 1596.

 

Ensemble de statues placées dans des niches au-dessus des arcades :

Saints en terre cuite polychrome des XVII° ou XVIII° siècle, et 18 statues en plâtre polychrome du XIX° siècle.

Christ en croix, en bois polychrome des XVII° ou XVIII° siècle.

Stalles en bois de style néo-gothique, du XIX° siècle.

 

Pilier Nord-Est, statue d'un Saint évêque en pierre polychrome du XVIII° siècle.

Pilier Sud-Est, Statue de Saint Gilles, en terre cuite polychrome, du XVIII° siècle.

Le choeur avec ses trois travées à collatéraux et son rond-point à trois chapelles a été élevé de 1535 à 1544,

par Mathurin Delaborde, dans des proportions plus importantes que le reste de l'édifice,

et présente un style flamboyant à la Renaissance,

par la richesse de ses décorations, ses sculptures et ses vitraux.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM72000302

"La Ferte-Bernard et ses Environs", de Léopold Charles

Monographie des villes et villages, Le Livre d'Histoire, 2004

"Parcours-découverte" du Centre historique, 24 pages

Ville d'Art et d'Histoire du Perche Sarthois, 1999

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée de l'édifice

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 13 août 2018

 

 

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