BOULOIRE  (Sarthe)
Arrondissement de Mamers - Canton de Saint Calais.
Région Pays de la Loire.
 Population : 2.068 Biluriens en 2016.

 

D'une superficie de 3.071 ha, et d'une altitude de 98 à 116 mètres,

la ville est traversée par le ruisseau le Maunon, qui se jette dans la rivière la Dué.

 

Les premiers documents écrits attestent l'existence de Bouloire au XI° siècle. Les Anglais s'y installent de 1425 à 1435, pendant la guerre de Cent Ans, et c'est sans doute à cette période que le château fut reconstruit en un élégant manoir qui existe actuellement. Les châtellenies de Bouloire et de Maisoncelles sont élevées en baronnies en 1593 par lettres patentes du roi Henri IV.

 

Avant 1970, la place, le château et l'église.

Au XIX° siècle, la physionomie du village est modifiée avec la destruction d'une partie des bâtiments

de la basse-cour du château et les halles, permettant la création de la place actuelle.

 

Sous l'Ancien Régime, le village de Bouloire détenait le grenier à sel établi en 1694, c'est-là que les particuliers se procuraient cette denrée si importante à l'époque, tant pour la conservation des aliments que pour l'impôt dont il faisait l'objet : la gabelle.

 
 

Le château, des XV° et XVI° siècles
 

 

Le château est mentionné en 1040 avec son seigneur, Rahier de Bouloire.

Il semble que la forteresse ait été construite au XI° siècle par les Normands,

puis reconstruite au XII° siècle et qu'elle ait périclité.

C'est donc une forteresse d'une importance toute relative que les Anglais occupent en 1433-1434.

 

De l'imposant château à deux enceintes et quatorze tours,

il ne reste plus que le logis seigneurial de la fin du XV° siècle.

Le plan rectangulaire, le volume de la façade largement éclairée de fenêtres à croisée de pierre,

sont caractéristiques des manoirs ruraux construits dans la seconde moitié du XV° siècle,

alors que le souci de confort prend le pas sur l'impératif défensif.

 

Relevée par le camp français en 1435, elle est sans doute de nouveau ruinée puisque François l'Epervez, qui rachète la seigneurie en 1466, obtient le droit de reconstruire le château et ses fortifications. Les descriptions de cette époque mentionnent que la forteresse étaient munies de tours d'artilleries, d'un pont-levis et de deux rangées de douves. La majeure partie de cet ensemble est détruite à la fin du XVIII° siècle, du fait de la construction de la route royale du Mans à Orléans.

 

Les fenêtres à meneaux et la tour d'escalier octogonale hors d'oeuvre est un élément indissociable de l'architecture noble de l'époque, et accentue la verticalité de la composition.

La tourelle placée en encorbellement, donnant accès au dernier niveau de la tour, agrémente cette façade

dont l'essentiel du décor d'inspiration gothique

est concentré sur la porte d'entrée autour des armoiries seigneuriales.

 

 

A l'inverse, la façade arrière à l'aplomb du rempart conserve l'austérité d'une forteresse médiévale.

L'ancien puits a été conservé et mis en valeur.

 

Cette façade est conçue comme un ouvrage militaire, défendu par un chemin de ronde placé sous le toit et surtout par une tour forte en partie ruinée, qui fait écho à la tour d'escalier. Pour ne pas affaiblir la fortification, seules deux demi-croisées closes de lourdes grilles viennent éclairer au premier étage ce côté du logis.

 

 

Eglise Saint Georges et Saint Matthieu,

du XI° et remaniée au XVII° siècle.

 

 

En 1680, l’église de Bouloire et presque toute la ville ont été dévorées par un incendie.

Seuls le château, les murs de l'église, la maison du vicaire et la chapelle du cimetière sont restés debout.

 

En forme de croix latine, l'église comprend une nef, un chevet voûté en cul de four, un transept

et un clocher-porche à bulbe et terminé par une flèche.

 

Elle a été bâtie en pierre, grès, tuile et ardoise.

Elle possède des retables du XVII° siècle et un confessionnal pour lépreux.

 

Au Moyen Age, dans la plupart des villages, il y avait des lépreux. Pour ne pas contaminer tout le village, ces derniers avaient accès au confessionnal par une petite fenêtre donnant sur l'extérieur. Cela leur permettait (malgré leur maladie) de se faire pardonner de leurs péchés !

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Panneaux explicatifs présentés sur le site

(Château et église fermés lors de mon passage)

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 13 août 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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