SERICOURT  (Pas-de-Calais)

Région des Hauts-de-France.

Arrondissement d'Arras - Canton Saint Pol-sur-Ternoise.
 Population : 54 Séricourtois en 2017.

 

D'une superficie de 245 hectares, et d'une altitude de 79 à 145 mètres,

la village est traversé par le ruisseau des Ayres.

 

 

Les jardins de Séricourt,

labellisés « Jardin Remarquable ».
 

 

Niché au coeur du Ternois, ce parc a été dessiné en 1985 par Yves Gosse de Gorre,

pour abriter une collection de plantes vivaces et de roses anciennes.

Depuis, il n’a cessé de s’agrandir pour occuper aujourd’hui une superficie d’environ 4,5 hectares.

 

Yves Gosse de Gorre est diplômé de l'École supérieure du jardin et du paysage d'Anderlecht, en Belgique.

Il s'installe à Séricourt en 1979, et imagine sa première pépinière en 1983.

Il s'inspire de différents thèmes pour ses jardins (comme le jardin de la guerre et le jardin de la paix).

 

 

Dans une dépendance, une très belle exposition "La galerie des arbres".

 

Les fontaines.

 

Ce jardin d'ombre et de lumière refuse toute symétrie et manifeste aucune rupture avec la forêt alentour.

Caché comme son entrée il est comme une porte dérobée dans un mur de verdure.

 

On avance par des chemins aux massifs élaborés, de surprise en émerveillement, de découverte en étonnement !

 

En suivant une allée serpentant parmi les hortensias, on arrive alors jusqu'à un lieu magique

où des vagues de gazon figurent la mer s'écrasant sur des rochers de chèvrefeuilles.

Le mouvement est, là encore, parfaitement évoqué et l'art paysager est à son comble.

 

Les différents jardins uniques et contemporains se caractérisent par une harmonie

entre jardins à la Française et jardins Anglais

où la diversité des plantes sert la création artistique.

 

Les lignes de deux allées, l'une de briques, l'autre d'ardoise, sombres sous leur berceau de feuillages,

s'autorisent des seuls songes suscités par ce lieu.

 

La dernière addition aux jardins est le jardin Renaissance, créé en 2012,

qui inclut une sculpture de Robert Arnoux.

 

 

Ces topiaires figurant des masques inspirés de ceux de l'île de Pâques, d'Afrique ou de l'Art grotesque

viennent appuyer l'ambiance des lieux mais toujours avec une douce note de poésie sous-jacente.

 

Le sol est jonché de trous évoquant ceux laissés par les bombes de la dernière grande guerre.

 

Les "guerriers" du jardin de la guerre,

inspirés des soldats de terre cuite retrouvés dans la tombe de l'Empereur Xian, en Chine.
 Ce jardin guerrier, réunissant des alignements d’ifs dorés tels des sentinelles,

affiche d’inquiétants visages façonnés à même les conifères.

 

Le champ de bataille.

 

L'allée nostalgique.

 

Petit passage par le "jardin géométrique" où diverses espèces sauvages fleuries se partagent la vedette

avec les ifs taillés qui structurent parfaitement l'ensemble, pour retourner vers la mare

où une halte s'impose avant de terminer cette visite riche en émotions et en découvertes.

 

Le bois des ombres.

 

La partie centrale du jardin, empruntant une allée pavée géométrique afin de découvrir le jardin des topiaires

ou 400 formes s'imbriquent élégamment dans le paysage empreint de douceur.

Ultime surprise, la végétation alentours est exubérante

et accentue encore l'impression d'intimité que dégage cet espace.

 

 

Le salon de jardin taillé dans les végétaux semble attendre les visiteurs

pour prendre le verre de l'amitié autour de la table accueillante.

 

Labyrinthe, pyramide, éléphants conversant sur un canapé... le jardinier peut tout faire apparaître d'un coup de cisailles. Il ne s'agit pas de magie, ou plutôt si, celle de l'art topiaire. Ce subtil savoir-faire ne date pas d'hier. Grecs et Romains le pratiquaient déjà. D'ailleurs, le mot topiaire vient du latin "topiarus" qui désignait le jardinier chargé d'exécuter des sculptures végétales. Par la suite, les topiaires ont gagné leurs lettres de noblesse dans les jardins à la française des XVII et XVIII° siècles. Aujourd'hui, elles reviennent à la mode. La raison en est simple : de telles sculptures vivantes confèrent toujours un supplément d'âme à un jardin.

 

En 1996 un jardin sur le thème du jaune : la chambre jaune est dessinée.

Elle déploie ses charmes en une somptueuse arabesque de buis (Buxus rotondifolia variegata)

entourés de taxus, fusains, gleditsia, érables, tulipiers, sureaux, catalpa pour lui servir d'écrin.

 

Troène conduit en boule : les topiaires, qui ornaient en abondance les luxueux jardins royaux,

n'en sont pas pour autant inabordables.

 

Dans ce sous-bois, se plaisent les fougères, hortas et autres plantes d'ombres.

 

En 2000, une cathédrale de roses s'appuie sur une série d'arceaux.

La large nef arquée où se mêlent roses et clématites s'agrippant aux érables et aux chênes rouges,

évoque une paix retrouvée et l'explosion de la joie.

 

La cathédrale s'ouvre sur une vaste prairie plantée d'un cercle de saules entourant trois "Faux de Verzy",

ces hêtres tortueux (Fagus sylvatica var. Tortuosa)

si rares que l'on en compte qu'un millier de sujets en forêt de Verzy, près de Reims.

 

L'allée nostalgique protégée par le hêtre pleureur vert et le catalpa, abrite des buis taillés en topiaires,

prouvant une fois de plus la maîtrise absolue du maître des lieux sur la nature.

Une sente de graviers serpente alors sous les noisetiers

protégeant de leurs ramures une collection d'Epimediums.

 

En 1990, une mare s'ajoute aux jardins :

ce cercle de l'étang est inédit dans son carré d'herbes folles.

 

La tonnelle du salon de thé extérieur, entièrement entourée d'une verdure exceptionnelle.

 

Ces jardins, nichés dans un vallon boisé, ont été imaginés comme une suite de "chambres" et d'espaces paysagers. Dans ces jardins où chaque espace a une ambiance particulière, certaines variétés sont des créations du propriétaire. Une pépinière nous permet d’ailleurs de repartir avec les variétés que nous venons de découvrir.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Dépliant 4 volets "Les jardins de Séricourt

Feuillets explicatifs  "Guide du visiteur", remis à l'accueil

Visite et photos, Chantal Guyon, le 24 août 2019

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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