LENS  (Pas-de-Calais)

Région des Hauts-de-France.

Arrondissement et Canton  de Lens.
 Population : 31.415 Lensois en 2016.

 

D'une superficie de 317 hectares, et d'une altitude de 27 à 71 mètres,

la ville est située dans la plaine d'Artois et sur les bords de la rivière Souchez.

Elle a été un des principaux centres miniers du bassin Nord-Pas-de-Calais,

avec la Compagnie des Mines de Lens.

 

Vues aériennes : le centre ville et l'église Saint Léger, avant 1970.

 

 

Lens-Musée du Louvre
 

 

Le Louvre-Lens est construit sur une friche de vingt hectares, celle de l’ancien carreau de fosse des puits 9 et 9 bis

des mines de Lens. Ce site d’extraction du charbon fut recolonisé par la nature après sa fermeture en 1960.

 

Vue aérienne : la ville et le Musée Lens-Louvre

Le 29 novembre 2004, lors d'une visite à Lens, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé

que l'ancienne cité minière avait été choisie pour recevoir l'antenne décentralisée du musée du Louvre.

 

 Le 4 décembre 2012, un nouveau bâtiment de 18 000 m² a été inauguré par le président de la République François Hollande dans un parc paysager sur les vingt hectares de l'ancien carreau de la fosse 9/9bis. Il reçoit en alternance avec le musée parisien 500 à 600 œuvres majeures ainsi que des expositions temporaires. Différents espaces pédagogiques ont été construits.

 

Du pavillon central partent deux ailes. L’une est dédiée aux collections provenant du musée du Louvre à Paris,

la Galerie du Temps, car le Louvre-Lens ne dispose pas de collections propres.

La seconde est consacrée aux expositions temporaires : deux grandes expositions d’envergure internationale

sont proposées chaque année.

S’y trouve également la Scène qui accueille conférences, projections et spectacle vivant.

 

Parmi 124 candidatures, le projet des architectes Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa de l’agence japonaise SANAA s’accorde à de nombreux égards avec le Projet Scientifique et Culturel de l’établissement. Guidé par l’idée d’une transition douce avec l’environnement, par la recherche de transparence et l’ouverture sur l’extérieur, leur projet refuse le geste ostentatoire, au profit d’une architecture accessible et discrète sans toutefois être banale.

Au contraire des grands ensembles verticaux souvent favorisés par les architectes contemporains pour les musées, SANAA a choisi de répondre à l’architecture très linéaire et horizontale héritée des mines par un bâtiment tout en longueur, sur un seul niveau.

 

Au coeur du bâtiment de verre et d’aluminium se trouve le hall d’accueil,

à l’intérieur duquel des espaces circulaires abritent le centre de ressources et de documentation,

lieu d’échanges et de découvertes.

 

La Galerie du Temps :

 

Bercée de lumière, la Galerie expose des oeuvres : de l'Antiquité, du Moyen Age et de l'époque moderne.

 

Entrée et vue sur la Galerie du temps où sont exposées 205 œuvres selon une présentation chronologique.

On chemine à travers trois grandes périodes : l’Antiquité, le Moyen Age et les Temps modernes.

Sur 120 m de long, de la naissance de l’écriture vers 3500 avant Jésus Christ jusqu’au milieu du XIX° siècle,

toutes les civilisations et techniques y sont représentées.

 

L'ancien Orient, au temps de la renaissance de l'écriture.

 

Cet ancien Orient s'organise à partir de la Mésopotamie, plaine traversée par les fleuves Tigre et Euphrate

d'où sont diffusés écritures et modèles d'organisation étatique vers l'Est (plateaux Iraniens)

et vers l'Ouest (côtes dites du Levant), Syrie et Liban actuels.

 

Girsu, aujourd'hui Tello, vers 2120 avant Jésus Christ.

Assiout, porteuse d'offrandes, Egypte, vers 1950 avant Jésus Christ.

 

La naissance de ces civilisations est marquée par l'apparition de l'écriture vers 3500 avant Jésus-Christ, lier à l'essor d'un pouvoir centralisé et au développement des premières villes et d'une architecture monumentale. C'est dans cette région du monde que naissent en effet, la civilisation dite de Sumer (Iraq), les premières cités-états.

 

L'antiquité.

 

L'antiquité commence avec l'invention de l'écriture en Orient, vers 3500 avant Jésus Christ

et s'achève en Occident avec la fin de l'Empire romain, en 476 après Jésus Christ.

Les 2° et 3° millénaires sont marqués par l'apparition des grands Empires :

l'Egypte du Moyen et Nouvel Empire, Babylone, l'Empire Assyrien, l'Empire Perse.

 

Fragment de décor du temple d'Inshushinak, Dieu protecteur de Suse : homme taureau et palmier, en terre cuite, vers 1150 J.C. avant Inshushinak, Dieu protecteur de Suse : homme taureau et palmier, en terre cuite.

 

Après les Assyriens, les Perses unifient le Proche-Orient, intégrant progressivement l'Egypte et une partie du monde grec. A la suite, les conquêtes du roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323 avant Jésus Christ) marquent une étape décisive vers l'unification de ces trois aires de civilisations.

 

Cette unité est achevée sous l'Empire romain (27 avant Jésus Christ - 476 après Jésus Christ qui crée durant les cinq premiers siècles de notre ère une civilisation commune autour de la Méditerranée liant l'Europe à l'Afrique du Nord et au Proche Orient.

 

L'Empire Assyrien.

 

L'Empire Assyrien (IX° - VII° siècles avant Jésus Christ) né au coeur de la Mésopotamie (Iraq actuel)

connut son extension maximale sous le règne du roi Assurbanipal (668-627 avant Jésus Christ) qui régna

sur un territoire qui regroupait presque tout le Proche Orient ancien annexant même l'Egypte.

 

▪ Fragment de décor du palais du roi assyrien Assurbanipal : convoi de déportés
Vers 645-640 avant Jésus Christ, Albâtre gypseux
Ninive devient la capitale de l’empire assyrien sous le règne de Sennacherib (704-681 avant J.-C.).

Son petit-fils Assurbanipal (669-627 avant Jésus Christ.)

y fait construire son palais personnel, " Palais Nord" d’où provient ce fragment.

 

▪ Fragment de décor du palais du roi assyrien Sargon II : tête d'homme barbu

appartenant au défilé des tributaires mèdes, vers 1710-1706 avant J.C., en albâtre gypseux.

 

Ce vaste Empire eut plusieurs capitales successives : Nimrud au IX° siècle, puis Ninive au VII° siècle. Cette immense puissance mit en place une administration très centralisée dont le palais du roi, véritable instrument de propagande, était le coeur. Annoncé par des taureaux ailés colossaux que gardaient l'entrée, le décor était sculpté de plaques d'albâtre, sorte de plinthe protégeant la base des murs de brique crue.

 

L'Egypte du Crépuscule.

 

L'Egypte du premier millénaire avant Jésus Christ connaît une période de trouble

et de morcellement politique. C'est une période d'occupation étrangère avec des dynasties venues de Lybie

ou du Pays de Kouch (Soudan) avant la conquête par les Assyriens, les Perses,

puis les Macédoniens d'Alexandre le Grand, en 332 avant Jésus Christ.

 

Sarcophages de la Dame de Tanetmit : enveloppe de momie, cercueils intérieur et extérieur,

en bois polychrome, toile stuquée et peinte. (Louxor, vers 1279-1213 avant  Jésus Christ).

 

Ces occupations alternent cependant avec des moments de reprise du pouvoir par des dynasties locales telle la 26° dynastie (663-525 avant Jésus Christ) dont la capitale fut Saïs dans le delta du Nil. A la même époque, on note une évolution de la pensée religieuse des Anciens Egyptiens marquée par le culte des animaux sacrés et la démocratisation de la politique de la momification qui s'étend à de nombreux particuliers.

 

L'Egypte des grands temples.

 

L'Empire Perse, fondé par le roi Cyrus (559-530 avant Jésus Christ) atteint son apogée

sous le règne de Darius 1er (522-486 avant Jésus Christ).

Son pouvoir s'étendait de l'Indus à la mer Egée et intégrait l'Anatolie, Chypre et l'Egypte.

 

Haut relief du socle d'un obélisque du Temple de Louxor :

"Babouins", en granit rose, vers 1279-1216 avant Jésus Christ.

 

Cette période est également celle des grandes constructions : Temple de Deir el-Bahari sur la rive gauche Thébaine, tombes monumentales de la Vallée des Rois, Temple d'Assouan et d'Abou-Simbel et agrandissement sans fin du Temple complexe-culturel du monde méditerranéen. Les Babouins se dressent et lèvent leurs pattes au lever du soleil. Cette attitude était interprétée par les Egyptiens comme un geste de vénération. L'obélisque qui les surmontait matérialisait un rayon solaire.

 

▪ Pharaon Psammétique II (595-589 avant Jésus Christ), en pierre.

▪ Décor d’une chapelle funéraire, scène de brasserie, vers 2500-2350 avant Jésus Christ.

▪ Coffret à troupe de serviteurs funéraires (Oushebtis), bois peint, vers 1296-1069 avant Jésus Christ.

La scène peinte représente Bakimen, scribe du trésor d'Amon, adorant Osiris et Isis.

Le coffret était destiné à conserver un ensemble de statuettes de serviteurs funéraires.

 

Troupe de serviteurs funéraires (ouchebtis), au nom de Neferibreheb, en faïence.

Placés dans la tombe, ces serviteurs nombreux, un par jour, remplacèrent le défunt pour les travaux

des champs dans le monde des morts. Ils le représentent le plus souvent dans son linceul comme Osiris.

 

L'Empire Perse.

 

Des Achéménides de Darius aux Pahlavi en passant par Abbas le Grand, les dynasties successives ont écrit une éblouissante saga. 2500 ans de fastes entre Suse, Persépolis, Ctésiphon, Tabriz, Chiraz, Ispahan…

De ce pays compliqué comme ses tapis, des familles perses, parthes, sassanides, safavides

et autres sont parties conquérir Babylone, tuer des empereurs romains, disputer Bagdad aux Ottomans,

voler aux Grands Moghols le trône du Paon et le Koh i-Noor.

 

Venus d'Iran, les Perses gouvernèrent un Empire multi-éthnique, divisé en province (les satrapies) reliées par un réseau routier performant unifié par l'usage de la monnaie et un système de poids et mesures. Ils créèrent une culture raffinée mêlée d'emprunts à l'Egypte, la Grèce, l'Assyrie ou la Babylonie.

 

▪ Fragment de décor : sphinx ailés coiffés de tiares à trois rangs de cornes, Vers 510 avant Jésus Christ.

▪ Couronne en cuivre et émail peint, d’Aqa Muhammad Shah, fondateur de la dynastie des Qajars,

vers 1788 (palais du Golestan, Téhéran).

 

L’Empire perse, fondé par le roi Cyrus (559-530 avant J.-C.) atteint son apogée sous le règne de Darius Ier (522-486 avant J.-C.). Son pouvoir s’étendait de l’Indus à la Mer Egée et intégrait l’Anatolie, Chypre et l’Égypte. Malgré l’affrontement avec les Grecs au cours des Guerres dites « médiques » (490-479 avant J.-C.), cet empire fut la plus grande puissance régionale jusqu’à sa conquête par Alexandre le Grand (336-323 avant J.-C.). Le décor du palais du roi Darius Ier, dont provient ce fragment, illustre de tels emprunts.

 

Antiquité : le monde d'Alexandre-le-Grand.

 

Né à Pella en Grèce (Macédoine), Alexandre a été couronné roi à 20 ans.

Victorieux de nombreux combats, il a acquis un immense empire allant de la Grèce à l'Inde.

Par ses succès militaires, il a aussi contribué au développement de la culture grecque

en dehors de ses frontières.

Il est mort le 13 juin 323 avant Jésus Christ à Babylone, en Mésopotamie (Irak).

 

Sarcophage à couvercle sculpté d'un visage féminin, en marbre, vers 325-300 avant Jésus Christ.

 

La naissance de la civilisation hellénistique.

 

Conscient de la diversité des peuples qui forment son empire, Alexandre va tenter de les fondre

en un seul peuple. Pour cela, tout au long de son expédition vers l'Inde, il implante des villes où il installe

des soldats qui devront y faire souche en épousant des indigènes. Lui-même, ses amis

et ses officiers épousent des perses dans une gigantesque cérémonie à Suse en 325 avant Jésus Christ.


Continuant la tradition de l'Empire perse, Alexandre laisse les peuples conquis libres de pratiquer leur religion. Mais la religion grecque est introduite au cœur de l'Asie occidentale. Alexandre montre l'exemple en sacrifiant à Mardouk dieu de la religion perse, à Amon le plus important dieu égyptien. Si les peuples gardent aussi leur administration, les postes les plus élevés sont rapidement confiés à des Grecs. Malgré la désapprobation de quelques-uns de ses amis, Alexandre se comporte comme un roi d'Orient. On se prosterne devant lui comme on le fait devant un dieu.

 

Hermaphrodite, fils d'Hermès et d'Aphrodite

devenu un être double après son union avec la nymphe Salmacis,

marbre vers 130-150 après Jésus Christ.

 (d'après Polyclès, actif à Alexandrie, Egypte, vers 175 avant Jésus Christ).

 

Alexandre a favorisé la naissance d'une nouvelle civilisation fondée sur la fusion entre les modes de vie de l’Orient et de l’Occident. Avec "l’alexandrinisme", il n’y a ni vainqueurs ni vaincus, mais plutôt un processus d’assimilation réciproque entre deux grandes cultures, basé sur un échange d’expériences et un partage de valeurs.

La brièveté de la vie d'Alexandre ne lui permet pas d'approfondir cette volonté de fondre les civilisations. Ce seront ses successeurs, les généraux grecs qui se partageront son empire, qui réaliseront cette formation d'une nouvelle civilisation. Ce sera l'époque hellénistique. Elle durera jusqu'à la conquête romaine des royaumes issus de l'empire d'Alexandre.

 

La Grèce antique.

 

Traditionnellement, la période de la Grèce antique commence avec la date des premiers Jeux olympiques

en 776 avant Jésus Christ, mais beaucoup d'historiens datent le début de cette période à 1000.

La date couramment admise pour la fin de la Grèce antique est celle de la mort d'Alexandre le Grand en -323.

La période suivante est nommée l'époque hellénistique et dure jusqu'à l'intégration du dernier royaume

héritier d'Alexandre (l'Egypte ptolémaïque ou lagide) dans la République romaine en 31 avant Jésus Christ.

 

À partir du IX° siècle avant Jésus Christ apparaissent les cités, qui deviendront des cités-états. Après l’invasion Dorienne, commence la "Grèce Antique" proprement dite (période "archaïque", puis "classique" qui correspond plus ou moins à la démocratie athénienne).


En quelques siècles, la population "grecque" passera de 700 000 à 8 ou 10 millions d’individus qui établissent des colonies dans toute la Méditerranée et même la mer Noire. Après la défaite de 404 dans la guerre du Péloponnèse, Athènes entre cependant dans une phase de déclin. La période d’occupation macédonienne définit, après la mort d’Alexandre en 323 avant Jésus Christ, l’ère hellénistique. La domination romaine couvre ensuite une période allant environ de 146 avant Jésus Christ à la proclamation de Byzance comme seconde capitale de l'Empire en 330 après Jésus Christ. Suivront ensuite la Grèce Byzantine, la Grèce médiévale, puis la Grèce ottomane, jusqu’à la guerre d’indépendance de 1821… En tant que nation démocratique, la Grèce est quasiment un pays neuf !

 

La Grèce antique - La civilisation grecque.

 

Malgré l'affrontement avec les Grecs au cours des guerres dites "médiques"

(490-470 avant Jésus Christ), cet Empire fut la plus grande puissance régionale

jusqu'à sa conquête par Alexandre le Grand (336-323 avant Jésus Christ).

 

Figures provenant du fronton d'un temple : femmes en course, marbre.

La femme vêtue d'une longue tunique (péplos). Il pourrait s'agir d'une figure d'acrotère,

c'est-à-dire, une ronde bosse couronnant l'un des angles du fronton d'un temple.

 

Parmi les grandes civilisations qui ont marqué l'histoire, la Grèce antique reste l'une des plus remarquables. La civilisation grecque a presque tout inventé, à commencer par la démocratie. C'est pourtant au rythme des guerres que vivaient les cités grecques.

 

L'Empire Romain.

 

L'Empire romain correspond à la période de l'histoire de Rome

où un seul homme détenait le pouvoir : l'Empereur.

Cette période s'étend du I° siècle au V° siècle après Jésus Christ. Mais le déclin apparaît dès le IV° siècle.

Cet Empire couvre, pendant ses premiers siècles, un territoire immense tout autour de la mer Méditerranée.

 

▪ Sarcophage : concours musical entre le Dieu et le satire Marsyas,

marbre vers 290-300 après Jésus Christ, Cossa (Italie)

▪ Relief présentant Mitha, Dieu Iranien du soleil sacrifiant le taureau, marbre (Capitole, Rome).

▪ Jupiter, roi des Dieux romains portant le foudre et accompagné de l'aigle, vers 1500, Italie.

Vénéré à Rome au Capitole, Jupiter règne sur la terre, le ciel et tous les êtres vivants.

Ses attributs sont l'aigle, et le foudre symbolisant un éclair. Il est assimilé au Dieu grec Zeus.

 

Fragment de mosaïque d'un décor de fontaine : enfants ailés (amours) jouant avec des dauphins,

marbre, calcaire, pâte de verre, vers 250 après Jésus Christ, Utique (Tunisie).

 

Avant d'être un Empire, Rome a été une monarchie (selon la tradition, de sa fondation en -753 à -509). Par la suite, Rome devint une République, de -509 à -27, date à laquelle le puissant romain Octave devient l'Empereur Auguste, et dirige seul, tout en gardant en apparence les institutions de la République. Après Auguste, de nombreux empereurs vont se succéder à la tête de l'Empire. Ils sont issus de différentes grandes familles romaines, et n'hésitent pas à renverser le pouvoir et à faire assassiner leurs concurrents pour pouvoir prendre le titre d'Empereur.

 

▪ Vase à décor de masques, vers 80-100 après Jésus Christ (Italie).

▪ Vénus et l'amour debout sur un monstre marin, marbre, vers 200-300 après Jésus Christ.

C'est un exemple de statuaire que l'on trouvait dans les jardins et les thermes.

Il reflète le goût des élites romaines pour les grands modèles de la statuaire grecque

créées entre les IV° et II° siècles avant Jésus Christ qui ont inspiré le sculpteur.

 

Fragment de peinture murale : "femme auprès d'un faon", scène de culte (Bacchus ?)

Vers 30-50 après Jésus Christ, Pompéi.

 

L'Empire romain se divise en deux en 395, pour faciliter son administration. La partie à l'Ouest prend le nom d'Empire romain d'Occident, et la partie à l'Est celui d'Empire romain d'Orient. Ce dernier, qui est généralement nommé Empire byzantin par les historiens, survit à la chute de l'Empire d'occident (en 476) jusqu'en 1453.

 

Empire Sassanide.

 

Les Sassanides sont une dynastie perse ayant régné sur le monde iranien

de 224 jusqu'à l'invasion musulmane, en 651. ...

Cette période constitue un âge d'or pour la région, tant sur le plan artistique que politique et religieux.

Les Sassanides appelaient leur empire Eranshahr, "l'Empire iranien", ou Empire des Aryens.

 

Elément de décor d'un bâtiment d'époque : lion bondissant, vers 500-600 (Iraq), en stuc.

Fondé par un seigneur de la province du Fars (Iran actuel), Ardashir, en 224, la dynastie sassanide,

du nom d'un lointain ancêtre Sassan, régna sur un vaste territoire

couvrant l'Iran et une partie de l'Iraq actuel, jusqu'à l'invasion arabe du VII° siècle.

 

L'influence culturelle des Sassanides s'étend bien au-delà des frontières de l'empire, pour atteindre l'Europe de l'Ouest, l'Afrique, la Chine et l'Inde, et jouer un rôle dans la formation de l'art médiéval européen et asiatique. Cette influence sur la civilisation islamique se manifesta dès la conquête de l'Iran par les musulmans.

 

Chrétienté d'Orient : l'Empire Byzantin.

 

C'est un empire qui a existé pendant plus d'un millénaire, appelé aussi Empire Romain d'Orient.
En 395, à la mort de l'empereur Théodose 1er, l'Empire romain est alors partagé en deux parties

entre les fils de Théodose : l'Empire romain d'Occident, qui disparaît en 476,

et l'Empire romain d'Orient qui se maintient jusqu'en 1453 (prise de Constantinople par l'Empire ottoman).

 

▪ Prince de la famille de l'Empereur d'Orient Théodose II, (408-450), en marbre, vers 440.

▪ Médaillon central d'une grande croix de procession : Christ bénissant,

en argent repoussé avec traces de dorure, vers 500-625, Antioche (Turquie actuelle).

 

L'Empire byzantin fut un empire chrétien, et plus précisément, avec le schisme de l'Église romaine de 1054 (séparation religieuse entre les chrétiens d'Orient et d'Occident), de confession orthodoxe (par opposition au catholicisme). Soumis à la pression de nombreux peuples extérieurs, les Perses Sassanides, les Bulgares, les Arabes, les Turcs Seldjoukides puis les Turcs Ottomans, sans compter les chrétiens d'Occident, l'Empire a eu une extension variable. Par deux fois, au VI° siècle avec Justinien et au XI° siècle avec Basile II, l'Empire atteint sa taille maximum. Pendant plusieurs siècles, il a possédé les Balkans, en Europe, sur lesquels il a exercé une grande influence.

 

Moyen Âge, chrétienté d'Occident : les premières églises.

 

Dans les premiers siècles du christianisme, deux empereurs Constantin et Justinien illustrent le pouvoir

grandissant de la religion sur le politique mais également l’influence du politique sur la religion.

 

Au IV° siècle, Constantin va en effet donner au christianisme une dimension sociale jusqu’à en faire le socle d’une nouvelle civilisation. Deux siècles plus tard en revanche, la relation entre le pouvoir impérial

et religieux se pose en termes de domination : le pape est-il soumis à l’empereur comme citoyen romain

ou l’empereur au pape en tant que chrétien ?

 

Sarcophage : le Christ, deux apôtres et décor végétal,

vers 500-600, Castelnau-de-Guers (Hérault).

 

La face principale de la cuve est divisée en compartiments ornés de pampre, qui font référence au vin et au sang du Christ, ou abritant des personnages se tenant debout sous des rideaux écartés. Au centre, le Christ tient un rouleau fermé dans la main gauche et fait un signe de bénédiction de la main droite. Il est encadré par saint Pierre et saint Paul.

 

La Méditerranée des cités.

 

Dans le bassin Méditerranéen après les civilisations palatiales du 2° millénaire qui disparaissent

avec les premières formes d'écritures, un autre modèle d'organisation politique, celui de la cité-état

se diffuse depuis la Phénicie (Liban) pour gagner l'Afrique

avec la fondation de Carthage (Tunisie), puis toute la Méditerranée.

 

▪ Vase funéraire : scène de l'exposition du mort (prothésis),

aigle, décors aux silhouettes noires, Dipycon (Athènes), vers 730 avant Jésus Christ.

▪ Poids en forme d'osselet, dédicace au Dieu Apollon et signature du fondeur,

vers 550-525 Avant Jésus Christ, Milet, Grèce (Turquie actuelle).

 

La cité-état devient le modèle prépondérant de la Grèce de l'époque archaïque (900-500 avant Jésus Christ) et dans l'Italie pré-romaine, notamment dans la région peuplée par les Etrustes (Toscane actuelle). Ce morcellement politique qui accompagne la révolution de l'invention et de la diffusion de l'alphabet a sans doute favorisé les nouvelles conditions de la production artistique à l'origine des styles propres à chaque cité.

 

Aux origines des civilisations Méditerranéennes.

 

Les civilisations qui naissent en Méditerranée Orientale au III° millénaires sont des cultures "préhistoriques"

qui ignorent l'écriture. Les îles constituent la voie de diffusion des technologies venues d'Orient

et développent des cultures originales :

civilisation des Cyclades (1700-2200 avant Jésus Christ) ou des Vounous à Chypre.

 

Vers 1500 avant Jésus Christ apparaissent en Crète d'abord, puis en Grèce des civilisations palatiales qui connaissent l'écriture au service d'un pouvoir centralisé. Mycènes, une cité de Grèce continentale est au coeur de la 1° civilisation connue de la langue Grecque. Cette civilisation mycénienne (1600-1100 avant Jésus Christ) développe un artisanat de luxe diffusé de la Sardaigne à la Syrie actuelle.

 

Tête d'ange :

fragment d'un décor de

la Basilique de Torcello représentant le

Jugement dernier,

en mosaïque, vers 1200-1300, Venise.

 

L'Italie doit à sa situation géographique d'être au coeur des échanges méditerranéens entre Byzance, l'Islam et la Chrétienté occidentale. La péninsule est divisée aux XI° et XII° siècles entre principauté Lombarde et territoires dominés par la Papauté, les Byzantins, les Arabes, puis les Normands. Le travail de l'ivoire d'éléphant importé d'Afrique par le relais de marchands musulmans atteste l'existence d'un répertoire puissant à des sources variées. Longtemps placée sous l'influence d'un gouverneur byzantin qui siégeait à Ravennes.

 

Aux origines de la civilisation de l'Islam.

 

Après la mort de Mahomet en 632, les Arabes partent à la conquête de nouveaux territoires.

Ils atteignent les califats (VII° - XXI° siècles) l'Atlantique et d'Indus.

Les Umayyades (661-750) installent leur capitale à Damas.

Les Abbassides (750-1258) fondent en 762 Bagdad.

Deux autres califats rivaux émergent en Tunisie et en Egypte, puis en Espagne.

Les Fatimides (909-1171) fondent Le Caire en 969.

 

▪ Frise à décor d'animaux : lièvre et chien, en pin d'Alep, vers 700-900 (Egypte).

▪ Plaque de revêtement à décor de lampe, céramique à décor de lustre métallique, vers 1250-1300 (Iran).

 

Dans les territoires où vivent majoritairement jusqu'au X° siècle de nombreux musulmans, l'art islamique puise dans le répertoire et les techniques de l'Antiquité, même si dès le IX° siècle, la production d'objets de luxe est à l'origine d'innovations, notamment le domaine de la céramique.

 

Moyen Age : l'Europe gothique.

 

L'art gothique naît en France vers 1150 et se développe jusqu'au XVI° siècle.

Il voit le jour d'une nouvelle conception de la lumière, vue comme témoignage de la présence divine sur terre,

que l'abbé Suger fut l'un des premiers à traduire en architecture à Saint Denis, vers 1140.

 

▪ Triptyque "Scènes de la vie de la Vierge", en ivoire d'éléphant,

avec traces de dorure et de polychromie, vers 1315-1335. Transportable,

les deux volets latéraux se repliant, il est utilisé pour la dévotion privée.

▪ Retable de l'église Saint Martin : la Vierge et l'enfant entre douze apôtres,

en pierre calcaire, vers 1400-1425, Nolay, duché de Bourgogne.

 

Les nouveaux ordres monastiques cisterciens au XII° siècle, jouent un grand rôle dans sa diffusion. La révolution architecturale s'accompagne d'une mutation des arts figurés, marquée par une attention à la nature et un nouveau regard porté sur l'Antiquité. Malgré un vocabulaire commun, il connaît des évolutions géographiques et dans le temps.

 

▪ "Gisant de Blanche de Champagne" morte en 1283, duchesse de Bretagne, provenant de l'abbaye d'Hennebont.

(cuivre sur âme de bois de noyer, vers 1306 (Limoges).

▪ "Vierge à l'enfant provenant d'une léproserie", en pierre calcaire polychrome,

vers 1350-1375, Nevers, duché de Bourgogne.

 

Les temps modernes :

 

Ils débutent avec la Renaissance, au XV° siècle et s'achèvent avec le temps des révolutions,

ouvert en France par la révolution de 1789, période qui se prolonge dans la première moitié du XIX° siècle.

 

La Renaissance, XV° - XVI° siècles.

 

Elle fut la période de bouleversements culturels et intellectuels :

découverte de nouveaux mondes, essor de la pensée humaniste et des sciences exactes,

questionnement religieux aboutissant à la réforme protestante, fascination pour le modèle antique, etc...

 

Le terme de Renaissance apparaît parfaitement explicite exprimant à la fois un retour aux sources, un recommencement et une régénération. Des éléments tangibles permettent d'ailleurs de définir cette période foisonnante et mouvante : son origine italienne, la contamination dès la fin du XV° siècle de la France, de l'Espagne et de l'Europe du Nord, le questionnement religieux et le rôle essentiel des scientifiques, l'apport évident, aussi bien par le commerce que pour les sciences, des grandes découvertes, l'accélération de l'urbanisme. Ces complexes mutations constituent l'essence même de la Renaissance, une période faite de fascination pour le modèle antique autant que de progrès techniques, artistiques et philosophiques.

 

▪ Fragment de décor d'une chapelle du Saint Sépulcre : le Père éternel bénissant entouré d'anges.

Pierre calcaire, traces de polychromie. D'inspiration gothique, cette représentation de Dieu

portant la tiare des papes est mise en scène dans une couronne de chérubins en forme

de mandorle, motif conventionnel en forme d'amande.

▪ Dossier de stalle tenant un écu aux armes de l'abbaye de Saint Claude (Jura). (En bois de noyer)

▪ "Saint Jacques de la Marche" (1391-1476), huile sur bois, 1477, Carlo Crivelli, Venise.

Ce Saint, peint de manière réaliste un an après sa mort, tire son nom de la région  des Marches en Italie.

Franciscain, il fut un grand orateur qui convertit les foules dans toute l'Europe.

▪ "Vierge et l'enfant entouré de cinq anges", Tempéra sur bois, vers 1470,

(Alessandro di Mariano Filipepi, dit Sandro Botticelli, Florence).

▪ "Déesse romaine Minerve en armes", huile sur bois, vers 1490.

(Baccio della Porta, dit Fra Bartolomeo, Florence).

Déesse romaine de la sagesse et de la guerre. Minerve jouit d'une grande popularité durant la Renaissance.

Sa posture est ici caractéristique des sculptures antiques : la déesse est délicatement hanchée,

sa jambe droite soutenant tout le poids de son corps, tandis que la gauche est au repos.

 

▪ "Portrait d'un homme tenant une lettre", en l'an 1521, à l'âge de 32 ans.

Huile sur bois, Jan Van Scorel,(Schoorl, Pays-Bas).

Le peintre emprunte aux portraits vénitiens le cadrage du modèle et la position de trois-quarts du corps.

Il s'en distingue toutefois par l'intensité du regard qui fixe le spectateur,

selon une formule utilisée par les peintres flamands

▪ "La Vierge et l'enfant entourés d'anges musiciens", huile sur bois, vers 1500, maître du feuillage en broderie,

(actif à Bruxelles vers 1500). Les anges jouent un air composé par Walter Frye, actif vers 1470 à la cour

de Bourgogne, et dont la partition mis en valeur devant une tenture ornée de brocarts,

dont le traitement donne son nom de convention à l'artiste ayant peint le panneau.

▪ "Déjanize, femme d'Hercule, enlevée par le centaure Nessus", bronze, vers 1620,

d'après Jean Bologne, dit Giambologne ou Jean de Bologne.

 

▪ "Suzanne au bain", huile sur toile, 1550, Jacopo Robusti, dit Le Tintoret (1518-1594, Venise).

▪ "Portrait de Doňa Isabel de Requesens" (1509-1522), vice reine de Naples, dit autrefois,

portrait de Jeanne d'Aragon. Bois transposé sur toile au XVIII° siècle.

Vers 1518, Raffaello Santi ou Sanzio, dit Raphaël (1483-1520).

▪ Relief provenant de l'église Saint Eustache à Paris : la mise au tombeau du Christ, en marbre, vers 1540-1560.

 

▪ Panneau de revêtement mural à décor floral, provenant du mausolée du sultan ottoman Selim II (155-1574),

céramique à décor peint sous glaçure, vers 1577, (Istambul).

▪ Panneau de revêtement mural : hommes au bord d'un ruisseau,

céramique à décor de lignes noires de de glaçures colorées, 1700-1800 (Iran).

▪ Plateau de table à décor floral, mosaïque de marbre et pierres dures, 1668 (Florence).

 

Art de la Cour.

 

Au cours de la Renaissance, les arts décoratifs, ont eux aussi bénéficié du renouveau de théories esthétiques

et, durant les XVI° et XVII° siècles, la taille des pierres dures, les arts du meuble ou du métal

connaissent un engouement sans précédent, surtout auprès des gouvernants.

 

Un art de cour se développe alors en Europe, ces objets précieux constituant une preuve de puissance politique et devenant souvent une monnaie d'échange ou des cadeaux diplomatiques. Ils intègrent bien sûr les cabinets de curiosités princiers, ces rassemblements d'oeuvres et d'objets, ayant en commun leur rareté ou leur beauté, que les monarques aiment posséder afin de prouver leur raffinement et leur opulence.

 

▪ "Le roi Ixion trompé par Junon qu'il voulait séduire", huile sur toile, vers 1615, Pierre-Paul Rubens (1577-1640).

Le roi Ixion tente de séduire Junon, la femme de Jupiter. Rubens représente avec sexualité le moment où Jupiter confond Ixion en créant une image de sa femme faite de fumées.

▪ "Hendrickje Stoffenls" (1626-1663), compagne de l'artiste, coiffée d'un bout de velours,

huile sur toile, vers 1654, Rembrandt (1606-1669).

A la mort de son épouse Saskia (1612-1642), Rembrandt entretien une relation avec Hendrickje Stoffenls

jusqu'à la mort de celle-ci. L'harmonie dorée du portrait rappelle celle des peintres vénitiens

et caractérise les oeuvres de la maturité du maître.

▪ "Le jeune mendiant", huile sur toile, vers 1645-1660, Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682).

Oeuvre de jeunesse du peintre,

le tableau de sa première représentation connue d'enfants pauvres dans les rues de Séville.

▪ "Sainte Marie Madeleine renonçant aux vanités du monde", huile sur toile, Charles Lebrun (1619-1690.

Disposé au-dessus d'un autel, le tableau faisant force au cénotaphe du coeur du cardinal Pierre de Bérulle

qui vouait une grande dévotion pour la Sainte Marie Madeleine.

 

Temps modernes : Classicisme français.

 

▪ "Jules Hardouin Mansart", architecte du roi de France Louis XIV (1643-1775),

par Hyacinthe Rigaud (1659-1743), le premier peintre du roi.

Mansart participe aux principales entreprises royales : le château de Versailles et l'Hôtel des Invalides à Paris.

▪ "Louis XIV, roi de France à cheval et costume romain",

bronze, vers 1759-1763, d'après Edme Bouchardon (1698-1762).

▪ "Portrait de Juliette Blait de Villeneuse" (1802-1840), huile sur toile, 1824, Jacques-Louis David (1708-1825).

C'est la nièce de Julie Clary, épouse de Joseph Bonaparte, frère de l'Empereur Napoléon 1er

et ancien roi d'Espagne, qui tient à Bruxelles un salon fréquenté par le milieu Napoléonien

exilé après la chute de l'Empire, en 1815.

 

Les temps modernes : Temps des Lumières.

 

Durant la seconde moitié du XVIII° siècle,

l'esprit des Lumières réévalue les préjugés, qu'ils soient religieux, politiques ou artistiques.

 

▪ Portraits "Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau" (1749-1791),

élu du tiers-Etats aux Etats généraux de 1789, et de l'écrivain et philosophe

"Jean-Jacques Rousseau" (1718-1778), en terre cuite et piédouche en marbre, 1779,

par Jean-Antoine Houdon (1741-1828).

▪ Portrait du peintre "Joseph Vernet", (1714-1789), huile sur toile, 1778, Elisabeth Vigée Le Brun (1755-1842).

L'artiste, célèbre pour ses paysages et ses marines est représenté dans son atelier.

Il a encouragé la jeune Elisabeth Vigée Le Brun à travailler d'après nature

et soutient plus tard son admission à l'Académie en 1783.

▪ "Séléné, déesse grecque de la lune, contemplant le berger Endymion endormi",

dit le "Songe d'amour du guerrier". Huile sur toile, vers 1750-1820,  de Jean-Henri Fragonard.

Liée à la déesse Artémis, avec laquelle elle est parfois confondue, Séléné s'éprend du berger Endymion. Afin de préserver la beauté de son amant, elle le plonge dans un sommeil éternel et vient le visiter toutes les nuits.

 

La génération d'écrivains et de philosophes à laquelle appartient Jean-Jacques Rousseau ouvre la voie aux journalistes, orateurs et hommes politiques qui, comme Mirabeau, font vaciller en France ce qui devient bientôt l'Ancien Régime. La confrontation des idées et des opinions se fait aussi dans les milieux artistiques.

 

Table offerte par le prince-électeur Frédéric-Auguste III de Saxe (1763-1827) au baron de Breteuil,

dite table de Teschen.

Joachim-Christian Neuber (1736-1808), baron de Breteuil, a joué un rôle  diplomatique important dans les négociations du traité de Teschen (1779)

qui met fin à une guerre dans laquelle étaient engagées l'Autriche, la Prusse et la Saxe.

 

Aux côtés d'une nouvelle esthétique en plein essor, la référence aux modèles antiques perdure et est revivifiée par la découverte des sites antiques de Pompéi et Herculanum. Les décors de jardins font alors explicitement références aux sculptures antiques.

 

"Diane, déesse romaine de la chasse, accompagnée d'une biche", en bronze, vers 1700-1800.

C'est au jardin des Tuileries que fut exposée cette Diane en bronze, qui copie un modèle attribué

au sculpteur grec Léocharès, natif d'Athènes, (360-320 avant Jésus Christ).

 

▪ "Portrait du compositeur Luigi Cherubini, béni par la muse de la poésie lyrique Erasto"

 (1760-1842), en 1840, Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867).

▪ "Paysage idéal avec scène de danse antique, dit danses virgiliennes",

huile sur toile, vers 1855-1860, Jean-Baptiste-Camille Corot (1786-1875).

▪ "Napoléon Bonaparte franchissant les Alpes, au col du grand Saint Bernard en 1800",

huile sur toile, 1848, Paul Delaroche (1797-1856).

 

Après son retour d'Egypte et le coup d'Etat du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), qui le fait 1° Consul, Bonaparte prend à Lyon la tête d'une armée de réserve pour faire face à l'avancée des troupes autrichiennes dans le Nord de l'Italie.

 

"Le génie de la chasse triomphant d'un cerf à dix cors", dit l'Hallali du cerf,

bronze, salon 1836, fondu en 1838, Jean-Baptiste Debay, dit Debay fils (1802-1862).

 

Le mouvement romantique développe une esthétique fondée sur la sensibilité et l'expression. L'homme et la nature y apparaissent comme de nouveaux thèmes créateurs. La sculpture allie ici l'étude des mouvements et torsions anatomiques à une expression violente crédible.

 

Vues d'ensemble de l'espace destiné aux "temps modernes".

 

Exposition "Paysages Générés", d'Hicham Berrada".

 

Consacrée à Hicham Berrada, l'exposition est une occasion pour le Louvre-Lens

de présenter le travail d'un artiste contemporain attaché au territoire du Bassin minier.

 

Véritable théâtre alchimique, "Présages" est le fruit d'une performance dans laquelle l'artiste associe dans un bécher différents produits chimiques. Il fait émerger un univers mis en mouvement par différentes manipulations. Ces transformations de la matière sont filmées et simultanément projetées à l'écran.

 

Le travail d'Hicham Berrada se déploie dans le pavillon de verre qui devient comme un aquarium

dans lequel les oeuvres "s'inter-contaminent" et où l'humain vient évoluer, faisant ainsi partie de l'expérience.

 

Installation vidéo à 360° avec 5 vidéoprojecteurs synchronisés dans une architecture circulaire.

Vidéo couleur issue de performance (bécher, produits chimiques, caméra et projection en direct.

 

Les paysages qui en résultent semblent à la fois étranges et familiers. On peut y reconnaître tour à tour des architectures, des végétaux ou des montagnes rocheuses. Ils constituent des supports à l'imaginaire, ouverts à l'interprétation de chacun.

 

Neuf aquariums, eau, électro-conductivité contrôlée, métaux aux couples galvaniques différents.

 

La kéromancie est une pratique divinatoire existant depuis l'Antiquité qui consiste à interpréter des formes prises par de la cire chaude jetée dans de l'eau. Hicham Berrada reprend cette pratique en manipulant différents paramètres, par exemple la composition de la cire, la température et le PH de l'eau, afin d'avoir un contrôle sur les formes créées.

 

L'artiste les fige ensuite en les fondant dans le bronze, le laiton, l'étain et l'argent. Ces métaux s'agrègent pour créer des formes qui vont continuer à évoluer. Installées dans des aquariums, les sculptures subissent une corrosion accélérée sous les effets combinés de l'eau et de l'interaction des métaux entre eux.

 

 Hicham Berrada.

 

L'artiste-laborantin,  associe : intuition et connaissance, science et poésie.

 

Hicham Berrada, né en 1986 à Casablanca (Maroc), est un artiste franco-marocain spécialisé en art contemporain et installations. Créateur de tableaux chimiques constamment en évolution, sa démarche s'apparente à celle d'un peintre. Ses expositions mêlent art et recherche scientifique.

 

Hicham Berrada, a présenté ses œuvres au MAMU à Bogotá, au Palais de Tokyo, au Fresnoy (2017), au Moderna Muse et, au Cenquatre (2016) et à la Biennale de Lyon (2015), présente à l’abbaye de Maubuisson, du 8 octobre 2017 au 24 juin 2018, "74 803 jours" sa nouvelle exposition personnelle.

 

L'artiste a noué un lien particulier avec la région Hauts-de-France, d'abord lors de ses études supérieures d'art au Fresnoy-Studio national des arts contemporains à Tourcoing. Plus récemment, il a pu développer son travail dans le cadre de la résidence d'artiste de la Pinault Collection, installée dans l'ancien presbytère d'une cité minière voisine du musée. Il a trouvé dans le paysage minier un écho à l'exhumation des matériaux des sous-sols qu'il utilise dans son travail.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.rougemont.fr/

"La galerie du temps", guide du visiteur, remis à l'accueil

Feuillets de visite "Hicham Berrada, Paysages générés"

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 26 août 2019 

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville