BELLÊME  (Orne)
Arrondissement de Mortagne-au-Perche - Canton de Ceton.
Région Normandie
 Population : 1.565 Bellêmois en 2015.

 

D'une superficie de 2.845 hectares, et d'une altitude de 38 à 106 mètres,

la ville est située sur une colline qui domine la région naturelle du Perche.

 

 

Église Saint Sauveur,

des XV° et XVI° siècles, de style classique
 

 

L'ancienne chapelle Saint Sauveur bâtie aux XI° et XV° siècles,

en partie détruite par les guerres de religion, a été reconstruite à la fin du XVII° siècle.

 

    Vue aérienne avant 1970 : la ville et l'église Saint Sauveur.

 

La façade occidentale est de style classique.

 

Très architecturée, quatre contreforts soutiennent la façade. Deux colonnes ioniques encadrent le portail, daté 1662 (?), auquel on accède par quelques marches et un petit perron. La partie centrale est très ornementée : niches abritant les quatre évangélistes (de gauche à droite, St Marc et le lion, St Jean et l'aigle, St Matthieu et une figure humaine, St Luc et le taureau). Cul-de-lampe et panneaux sculptés de feuillages, oculi, têtes en médaillon, fausses fenêtres à fronton cintré. Le Christ en fonte a été installé au XIX° siècle dans la niche centrale. Au-dessus dans le fronton triangulaire, Dieu-le-Père.

 

 

Le clocher aux pilastres corinthiens est couvert d'une toiture en dôme, de plan carré, que prolonge un campanile.

Pour construire la sacristie, en 1862, on a muré la fenêtre d'axe.

 

La vaste nef lambrissée, flanquée de huit chapelles latérales,

se prolonge en un choeur terminé par une abside à cinq pans.

L'église mesure 48 mètres de long sur 15 de large.

 

Un vestibule est installé dans la base de la tour, aménagé entre quatre gros massifs en forme de piliers qui constituent la base du clocher. De chaque côté de la baie centrale, deux bénitiers en marbre noir en forme de larges coquilles et, dans le passage sud, un bénitier en pierre à demi encastré dans le mur.

 

La voûte a été repeinte lors de la restauration de l'église au XIX° siècle.

Elle est composée d'un lambris peint revêtant une charpente en carène renversée,

formée de quatre pans d'inclinaisons différentes.

 

La nef de l'église et les chapelles septentrionales et méridionales.

Fonts baptismaux du XVII° siècle, réalisé par un sculpteur du Mans, nommé Durand.

Ils sont protégés par une grille en fer forgé et constitués par une grande cuve ronde accolée

de deux cuves plus petites également rondes, à décor de guirlandes et de rubans sur les flancs.

Le tout est appuyé à un retable à trois pans

délimités par quatre colonnes corinthiennes en marbre à chapiteau doré.

Sur le panneau central, un bas-relief représente le baptême du Christ.

 

Dans chacun des panneaux latéraux, une niche, dont la console est formée de feuilles d'acanthe dorées, est surmontée de deux palmes également dorées. Des angelots ornent ces niches : ils sont des copies de ceux, sculptés en bois, qui étaient dans ces niches avant 1868 et qui ont été volées à une époque récente. L'entablement est à décors de rinceaux et à corniche denticulée dont le centre, en forme de fronton arrondi, est occupé par une sculpture symbolisant Dieu-le-Père avec les bras ouverts.

 

Depuis le portail occidental, vue sur le choeur.

 

Chaire en bois sculpté du XVIII° siècle. L’escalier est orné de motifs religieux, les panneaux

avec les évangélistes, le dossier avec la Vierge, l’abat-son avec des rinceaux et un ange au sommet.

 

La nef est flanquée de quatre chapelles au nord et d'autant au sud.

La plupart d'entre elles sont décorées avec des copies anciennes de tableaux.

Chapelle de l'Immaculée Conception après l'avoir été à saint Louis jusqu'au milieu du XIX° siècle.

Photo de droite, chapelle Saint Joseph, primitivement dédiée à St François de Paule.

Elle a été fondée en 1654 par Pierre et Anne de Meules.

 

Les six baies flamboyantes du choeur sont la partie la plus ancienne, fin XV° ou début du XVI° siècle.

Le chœur est surélevé d'une marche par rapport à la nef.

 

Les boiseries du choeur du XVIII° siècle proviennent de la Chartreuse du Val-Dieu.

 

 Au-dessus des portes donnant sur les galeries de la sacristie trônent deux toiles, également en provenance de la chartreuse et datées de 1768. L'une d'elle représente saint Antoine rendant visite à saint Paul Ermite et l'autre saint Bruno prosterné tandis qu'un autre chartreux creuse une fosse.

 

Le maître-autel est en marbre noir, bois polychrome et doré. Il est daté de 1712,

et occupe presque tout l'espace compris entre les deux portes.

 

Au fronton figure le Christ en gloire. Le coffre d'autel, en bois peint sculpté en ronde-bosse est orné

d'un agneau pascal et de deux bas-reliefs. Celui de gauche, inspiré par Léonard de Vinci,

représente la Cène, et celui de droite le lavement des pieds.

 

Le tabernacle est à cinq pans, en bois doré, et encadré par quatre colonnettes qui délimitent des niches contenant des statuettes. Le retable est construit en retrait, sous une large corniche et un dais soutenus par six colonnes de marbre noir couronnées de chapiteaux corinthiens. Le tableau central représente la transfiguration du Christ et a été exécuté en 1705 par Jacques Oudry et est installé dans l'église à la fin du mois de mars 1706.

 

Les dates gravées sur les clefs de voûte indiquent que ces chapelles méridionales

furent inaugurées successivement au cours du XVII° siècle.

 

Chapelle dédiée à sainte Catherine. Un tableau de l'Adoration des bergers,

d'après Nicolas Mignard, orne un autel classique en pierre polychrome.

 

Chapelle dédiée à Saint Louis, en 1884, ancienne chapelle Sainte Anne, en 1650.

Le vitrail aux armes de France représente Blanche de Castille

enseignant Saint Louis et entourée de trois personnages.

 

La chapelle Boucicaut, ancienne chapelle du Scapulaire et du Rosaire.

Elle abrite un autel néo-classique

et un tableau de la Sainte Famille datant de la deuxième moitié du XVIII° siècle.

 

La chapelle des âmes du Purgatoire, construite en 1890.

La statue représente Sainte Thérèse de l'enfant Jésus et de la Sainte face.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.villedebelleme.fr/

Dictionnaire des églises de France, Volume IV/B

Editions Robert Laffont, 1968

Brochure de 34 pages, "Eglise St Sauveur de Bellême"

Bellême Patrimoine, Mairie de Bellême, 2013

Panneaux explicatifs présentés à travers la ville

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 14 août 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville