TRACY-LE-MONT   (Oise)
Arrondissement Compiègne - Canton de Compiègne.
Région des Hauts-de-France
 Population : 1.729 Traçotins en 2015.

 

D'une superficie de 1.857 hectares, et d'une altitude de 39 à 149  mètres,

Tracy-le-Mont est un village mémoire 14/18.

 

Vues aériennes avant 1970 du village et de l'église Saint Brice, du XVI° sqiècle.

 

 

La Nécropole Nationale

 

 

Cette nécropole nationale réunit les dépouilles de 3.196 soldats morts pour la France

lors des différentes opérations militaires de la Première Guerre Mondiale

qui se sont déroulées dans l'Oise, principalement celle de 1918.

 

Deux ossuaires conservent les restes de 1.313 combattants identifiés ou inconnus.

Créée en 1920 pour y regrouper les corps de soldats inhumés dans des cimetières provisoires du secteur, notamment celui du plateau de Touvent.

 

Un bilan meurtrier.

 

Il faut rappeler le nombre incroyable de morts lors de cette guerre :

 

France : 1,4 million

Allemagne : 2,04 millions

Angleterre : 850.000

Etats-Unis : 1,7 million

Empire Russe : 1,5 million

Autriche-Hongrie : 1,5 million

 

En Europe, on compte environ 6,5 millions d'invalides, dont 300.000 mutilés à 100 % (aveugles, amputés, blessés de la face...). Les broyés de la guerre, les "Gueules cassées", les gazés, gardent la vie mais affronteront de nouveaux cauchemars.

 

La bataille de Quennevières.

 

Dimanche 6 juin 1915, l'assaut général est ordonné par le général Nivelle. Dans un premier temps, l'effet de surprise joue et favorise les attaquants. Mais les mitrailleurs allemands se ressaisissent vite et infligent de nombreuses pertes dans les rangs français.

 

Refusant de rester sur une demi-victoire, l'état major français lance une nouvelle attaque le 16 juin. Averti, l'ennemi allemand s'impose dans un violent et meurtrier combat. Ce carnage coûte la vie à 7.834 Français et à 4.000 Allemands. Le front, lui ne bouge pas.

 

C'est la série de combats acharnés et effroyablement meurtriers qui se sont déroulés en juin 1915 pour la possession de quelques arpents de terre, près de Compiègne.

 

La bataille du plateau de Touvent, 7 - 16 juin 1915.

 

La 1° vague du 6 juin 1915 devant Quennevières.

(Carte postale non datée, collection Didier Guénaff - https://www.google.fr/).

 

La bataille du Matz : 9 - 13 juin 1918

 

 

Au printemps 1918, le rapport de force est favorable aux Allemands qui peuvent à la faveur du traité de Brest-Litovsk, concentrer tous leurs moyens sur le front occidental.

 

Au matin du 9 juin 1918, après une préparation d'artillerie aussi brève qu'intense, les XVIII° et VII° armées allemandes s'élancent en direction de Compiègne et d'Estrées-Saint-Denis. Les hommes de la 3° armée française déjà durement éprouvés par les offensives du printemps subissent le choc. De violents combats se déroulent devant Courcelles, Thiescourt ou sur les collines du Mont-Renaud et du Piémont. Sur les pentes de cette dernière, à l'ouest de Lassigny, les hommes de la 1° division de cuirassier à pieds repoussent ainsi treize assauts. Cependant, sous la pression ennemie, ils sont contraints d'abandonner leurs positions. A Ressons-sur-Matz, les hommes du 295° régiment d'infanterie sont débordés. Au soir du 9 juin, le centre du dispositif français est enfoncé. Une poche de neuf km se forme dans les lignes françaises. Le 10, l'ennemi atteint la vallée de l'Aronde, Méry-la-Bataille et Maretz-sur-Matz tombent à leur tour. La situation est des plus dramatiques.

 

Pour autant, le 11, le général Mangin reçoit l'ordre d'attaquer le flanc droit de l'armée allemande en direction de la vallée du Matz. L'ennemi est surpris par cette manœuvre. Les Français avancent si vite qu'ils progressent bientôt sans appui. L'artillerie se déploie moins vite que les fantassins privés des chars lourds Schneider et Saint-Chamond. Cette contre-offensive permet de reprendre les positions perdues la veille puis de repousser les Allemands au-delà du Matz. Le 13, le mouvement s'enraye. La bataille du Matz se solde par un échec allemand tandis que la 3° armée française paie un lourd tribut pour la défense de l'accès à Paris. Elle compte 40.000 hommes hors de combat, tués ou blessés ou disparus. Le nouveau front se stabilise à 10 km de Compiègne. Les combats se poursuivent jusqu'au mois d'août, date à laquelle le département est entièrement libéré. C'est en forêt de Rethondes à Compiègne qu'est signé l'armistice du 11 novembre 1918.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.google.fr/

Panneaux explicatifs présentés sur le site

Visite et photos, Chantal Guyon, le 15 septembre 2017 

 

 

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