PIERREFONDS   (Oise)
Arrondissement de Compiègne - Canton de Compiègne.
Région des Hauts-de-France.
 Population : 1.840 Pétrifontains en 2015.

 

Etymologie : le nom du village provient probablement du latin petra (pierre) et fons (fontaine),

soit fontaines de pierre.

 

 

L'ancienne station thermale

et la ville.

 

 

Le château et la découverte des sources au XIX° siècle

assurent à Pierrefonds un développement et une notoriété rapide.

 

Le lac, la ville et le château.

Au pied du château, entre le lac alimenté par le ru de Berne et la forêt de Compiègne,

la bourgade de Pierrefonds est très fréquentée par les touristes.

Les maisons typiques du XIX° siècle bordent les rues pavées qui entourent la place de l'Hôtel de ville.

 

L'ancienne station thermale et ses eaux.

 

Avant 1915, le lac et l'hôtel des Bains.

L'établissement thermal est un grand bâtiment longiligne, qui s'étend en bordure du lac.

 

En 1846, Monsieur Deflubé remarque en divers points de son parc une odeur sulfureuse et plusieurs filets d'une eau blanchissant à l'air et recouvrant de souffre les végétaux. Des échantillons d'eau sont alors prélevés et analysés, et leur étude vient confirmer deux types de sources : l'une sulfureuse calcique, l'autre ferrugineuse.

 

Les eaux sont reconnues curatives des maladies des organes respiratoires, des douleurs articulaires et des maladies de la peau.

 

Monsieur Deflubé transforme alors sa propriété en établissement thermal. Les eaux y sont administrées sous différentes formes : en boisson, en bains et douches, et en inhalations respiratoires.

 

 Ü  La source avant 1920.

 

L'Hôtel des Bains était principalement composé de salles de soins et de respiration,

de salles de jeux, de repos et de lecture, d'un casino, d'un restaurant.

 

L'établissement thermal connaît un succès croissant, favorisé par la construction de la gare,

jusqu'au début du XX° siècle. Sa fréquentation décline à l'approche de la première guerre mondiale,

pendant laquelle il est transformé en hôpital militaire.

 

L'abbé Quentin achètera en 1947 la propriété des Bains.
Menacé d’expropriation en 1954 par la mairie de Pierrefonds pour aménager des structures d’accueil,

l’abbé Quentin se battra pour sauvegarder ce patrimoine thermal en ruine.
Le site des Bains (le marais, l’hôtel actuellement le chalet du lac, les sources thermales comprises)

occupe alors une superficie de 20 hectares.

Début des années 1990, l’Institut décide de regrouper toutes les structures sur un même site, celui du Prieuré.
La partie « Hôtel des bains » est donc vendue.

 

L'établissement thermal ayant été détruit en 1945, le parc n'abrite plus que les bâtiments

de l'ancien hôtel des thermes et du casino.

Les bâtiments de l'ancien hôtel servent actuellement de salles de réception.

 

La ville.

 

La place, l'hôtel de ville et le château.

 

Le château de Jonval.

 

Le château est édifié par la famille du Général Defailly (1810-1892), aide de camp de Napoléon III.

Il a également été bâti sur les ruines d’un château médiéval.
Créé dans un style composite Gothico-renaissance, il a été terminé en 1905.

Il avait également des jardins à l’italienne de plus de 13000 m² et une chapelle.

 

Vues prises depuis le château.

 

La guerre de 14-18 mit un terme à cette époque glorieuse et, tout comme le village, le château ne se relèvera pas de cette « Grande Guerre » durant laquelle il accueillit l’Etat-major basé à Pierrefonds. Il ne subit que peu de dégâts durant cette période. Le château fut ensuite acheté en 1935 par François Ferrand, professeur honoraire à l’école dentaire de Paris et riche industriel ayant fait fortune grâce à l’invention d’un dentifrice à la bioxyne.

Durant la seconde guerre mondiale, il fut à nouveau réquisitionné et investi par les forces militaires. Epargné durant la première guerre mondiale, il le fut beaucoup moins durant la seconde et les dégâts furent importants. Par la volonté et la motivation d’une association : « la cité joyeuse », le château fut néanmoins sauvé et accueillit pendant plus de 50 ans, familles, scolaires et colonies de vacances.

Face à des coûts de fonctionnement importants et des remises aux normes devenues nécessaires, la structure sera mise en vente. En 2009, l’ensemble est acheté par une famille de concepteurs de parcs et de jardins d’origine russe.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.cirkwi.com/fr/
http://www.mairie-pierrefonds.fr/
http://www.abcsalles.com/
Photos des thermes : photo P. poschadel, 2013/https://commons.wikimedia.org/

Visite et photos, Chantal Guyon, le 11 septembre 2018

 

 

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