CHIRY-OURSCAMP   (Oise)
Arrondissement de Compiègne - Canton de Thourotte.
Région des Hauts de France.
 Population : 1.140 Caouens en 2014.

 

D'une superficie de 1.325 hectares, et d'une altitude de 33 à 150 mètres,

la ville est arrosée par la rivière l'Oise.

 

Les deux communes de Chiry et d'Ourscamp ont fusionné en 1825 par ordonnance royale

pour former "Chiry-Ourscamp". Par arrêt du conseil d'État du 21 décembre 1999,

publié au J.O. le 28 décembre 1999, le nom "Chiry-Ourscamp" a été reconnu sous cette orthographe.

 

Vue aérienne avant 1970.

 

Situé sur la ligne de front (1914-1918), Chiry a été le premier village conquis par les Allemands sur la route de Paris. La commune a été détruite à 98 % par les batailles. Alors qu'elle disposait de la plus grande industrie de l'Oise avec sa filature, elle s'est retrouvée en queue de peloton. Sa population est passée de 2 000 à 500 habitants.

 

 

Château Mennechet, du XIX° siècle

 

 

Le château vers 1910. Il est situé au sommet de la colline du Montconseil.

Simple façade richement ornée, le château a été conçu vers 1880

pour y recevoir les nombreuses collections d'art d'Alphonse Mennechet de Barival.

 

Collectionneur d'art, né le 28 septembre 1812 à Saint-Quentin (Aisne,) gendre de l'expert des Musées Nationaux, Charles Paillet (l'un des fondateurs de l'Hôtel des Ventes de la rue Drouot à Paris), Alphonse Mennechet, riche propriétaire avait conservé des peintures, des sculptures et faïences qu'il entreposait dans ces petits manoirs. Le désir de voir sa collection mise en valeur dans un musée motive la construction de ce château.

 

La tour, dite "Folie Mennechet".

 

La tour, le château et les deux manoirs, avant 1915.

 

Afin d'honorer la mort de sa femme, Mennechet de Barival dirigea la construction de la tour

qu'il souhaita en pierre de taille.

 

Tous les corps de métiers furent représentés pour édifier cette tour de type mauresque de 42 mètres. 237 marches menaient en haut du monument, elle toisait ainsi la ferme de l'Attiche (aujourd'hui détruite), qui était, jusqu'alors, le point culminant de la région. L'architecte aimait s'y retirer pour se recueillir seul et se rapprocher un peu plus de sa défunte âme sœur. Cette tour a été détruite par les allemands lors de la Première Guerre mondiale.

 

Les deux manoirs.

 

La rue des Noyers et les deux manoirs, avant 1915.

 

Deux charmants manoirs construis en pierre de taille et pourvus de tourelles au toit ardoisé constituaient le premier élément du grand ensemble du montconseil. Le tympan de la porte d'entrée était enrichi d'un cartouche armorié : d'azur à la bande blanche accompagnée de deux étoiles. De ces bâtisses richement décorées se dégageait un raffinement typique du XIX° siècle : salon aux plafonds étoilés sur fond bleu, boiseries marquetées, mobilier digne des plus grandes collections. Ces bâtiments ont été démolis pendant ou juste après la Première Guerre mondiale.

 

Les ruines imposantes du château-Musée en 2017.

 

Le château-galerie est largement éclairé par de nombreuses et hautes ouvertures.

Long de 60 m, large de 9 m et haut de 40 m du sol au sommet, ce château est de style Henri II

et percé de 33 ouvertures par façade groupées quatre par quatre.

Les 96 colonnes comptées présentes sur les façades et les pignons, sont striées et annelées.

Leur style diffère suivant le niveau auquel elles appartiennent.

Déjà fortement chargée, la bâtisse est agrémentée de majestueux frontons ornés

de têtes monstrueuses ou princières masquant une partie des grands toits aujourd'hui disparus.

Les pierres des différents bâtiments, venaient, pour la plupart, de carrières des environs

possédées par Mennechet. La main-d’œuvre provenait elle des villages environnants.

 

Inachevé lors du décès de son initiateur en 1903, le château ne fut jamais terminé par son héritier Louis-Hugues Mennechet qui ne souhaitait pas payer l'impôt sur les fenêtres d'un musée dont la collection avait été léguée à la ville de Saint Quentin.

 

Touché par les bombardements français durant la guerre de position (1914-1917), puis lors des batailles de 1918, le château ne fut jamais restauré, les droits et les dommages de guerre ayant été vendus à la ville de Pont-Sainte-Maxence.

 

Dépôt de munitions durant la Seconde Guerre mondiale, le château échappa aux bombardements de 1944 qui embrasa la mairie. Laissé à l'abandon depuis, le château, en partie ruiné, domine de sa hauteur le village de Chiry.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://chiry-ourscamp.fr/

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée du site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 12 septembre 2017 

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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